↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Captain Beyond


Captain Beyond


(00/07/1972 - Capricorn - Hard Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Dancing Madly Backwards (On A Sea Of Air) / 2- Armworth / 3- Myopic Void / 4- Mesmerization Eclipse / 5- Raging River Of Fear / 6- Thousand Days of Yesterdays (Intro) / 7- Frozen Over / 8- Thousand Days Of Yesterdays (Time Since Come And Gone) / 9- I Can't Feel Nothin' (Part 1) / 10- As The Moon Speaks (To The Waves Of The Sea) / 11- Astral Lady / 12- As The Moon Speaks (Return) / 13- I Can't Feel Nothin' (Part 2)
Note de /5
Vous aussi, notez cet album ! (0 vote)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
"L'exclusion de Rod Evans de Deep Purple n'a pas seulement accouché d'amertume"
François, le 24/07/2022
( mots)

Alors que le bassiste Nick Simper avait fondé Warhorse et que le trio Paice/Lord/Blackmore transformait définitivement Deep Purple en une légende vivante du hard-rock, le dernier membre du Mark I, le chanteur Rod Evans s’envole en Californie pour fonder Captain Beyond. Il rassemble autour de lui le guitariste Larry Reinhardt (surnommé Rhino) et le bassiste Lee Dorman, tous deux anciens membres de l’excellent groupe psychédélique Iron Butterfly, ainsi que Bobby Caldwell à la batterie qui avait entre autre joué pour Johnny Winter. La formation prend ainsi des allures de super-groupe ; la qualité de ce premier album rend légitime cette qualification.


A force de mettre en avant des œuvres disparues et d’en vanter les mérites, on court le risque de lasser le lecteur qui n’écoutera plus les sirènes du chroniqueur-archéologue parfois trop enthousiaste. Mais faites-moi confiance quand je vous dis que le premier album de Captain Beyond est un véritable chef-d’œuvre, qu’il côtoie les étoiles du rock comme le super-héros interstellaire en couverture flotte au milieu des astres.


Une des hypothèses les plus probables pour expliquer cet insuccès est la signature chez le label sudiste Capricorn quand leur musique est davantage inscrite dans un registre hard-rock britannique aux velléités progressives. Certes, l’épitaphe "Dedicated to the memory of Duane Allman" est émouvante et souligne des liens humains avec le père du southern-rock décédé en 1971, mais l’estime pour le guitariste virtuose ne transparait pas dans les choix esthétiques du groupe.


En tout cas, ce ne peut être pour des raisons musicales puisqu’au risque de se répéter, nous maintenons qu’il s’agit là d’un album phare de la décennie. Nous avons parlé de rock progressif mais nous ne voudrions pas tromper le lecteur sur la marchandise. L’approche progressive de cet album réside moins dans ses choix esthétiques que dans la construction de l’album qui, bien que relativement court (35 minutes), jouit d’une construction assez complexe et très bien pensée. En effet, les pistes sont souvent réduites (six pièces sur treize ne dépassent pas les deux minutes) au profit d’un agencement sous la forme d’un medley, avec des thèmes qui reviennent et des transitions très fines. L’économie interne de l’œuvre est ainsi très travaillée et celle-ci se savoure d’une traite, sans anicroche : la trilogie en ouverture de la seconde face, "Thousand Days of Yesterday (intro)/Frozen Over/Thousand Days of Yesterday" illustre bien la volonté de penser l’œuvre dans son ensemble. En outre, les titres d’inspiration space-rock, comme le bluesy "Myopic Void" ou "As The Moon Speaks (To The Waves Of The Sea)", permettent ce genre d’articulations. C’est sans aucun doute l’un des grands atouts de cet ouvrage.


Mais le coup de maître de Captain Beyond, c’est cet incroyable sens du riff tant le moindre plan est d’une intelligence hors-pair, si bien qu’on se demande comment tel ou tel passage n’avait pas été inventé plus tôt. Tout commence par le chaloupé "Dancing Madly Backwards (On a Sea of Air)" aux airs de Jethro Tull sans flûte et sa transition beaucoup plus brutales, véloce, avec des élans guitaristiques hallucinés, un plan revisité de façon plus bluesy sur "Armoworth" comme transition très maline. Ensuite, le robuste "Mesmerisation Eclipse" et ses variations tonales précèdent avec classe le proto-stoner "Raging River of Fear", entre l’héritage d’Hendrix et la préfiguration de toute une scène à venir. Ces deux titres, pourtant assez courts, continuent de capter l’attention de l’auditeur en modulant leur structure, le second vers quelque chose de latin-jazz par exemple. La seconde face, souvent plus planante et plus psychédélique, propose des riffs de bonne qualité mais un peu moins impressionnants, si ce n’est la seconde moitié jouissive de "I Can Feel Nothing (Part1)".


Il y a peu de chance que le télescope James Webb n’aperçoive parmi les galaxies le Captain Beyond en train de léviter, mais il est certain que le mélomane avide d’étoiles perdues scrutera avec soin cet objet musical désormais bien identifié et qu’il en tirera les conclusions adéquates.


A écouter : "Dancing Madly Backwards (On a Sea of Air)", "Mesmerisation Eclipse", "I Can Feel Nothing (Part1)", "Raging River of Fear"

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine

Pure Reason Revolution


Above Cirrus


"

La résurrection inespérée de Pure Reason Revolution, survenue en plein premier confinement, a maintenant laissé place à la perspective d’un groupe de nouveau pérenne, en témoigne cet Above Cirrus paru moins de deux ans après son grand frère - autant dire qu’on n’en espérait pas tant, et surtout pas aussi vite.

"
À lire également