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Critique d'album

Warhorse


Red Sea


(00/06/1972 - Vertigo - hard rock 70's - Genre : Hard / Métal)
Produit par Ian Kimmet

1- Red Sea / 2- Back in Time / 3- Confident But Wrong / 4- Feeling Better / 5- Sybilla / 6- Mouthpiece / 7- I (Who Have Nothing) / 8- Ritual / 9- Bad Time / 10- She Was My Friend (Demo) / 11- Gypsy Dancer (Demo) / 12- House Of Dolls / 13- Standing Right Behind You
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un chant du cygne plus qu'honorable pour Warhorse"
François, le 23/07/2022
( mots)

Bassiste de Deep Purple à la fin des années 1960, Nick Simper continua son bonhomme de chemin auprès de Masha Hunt puis de Warhorse, groupe de hard-rock au premier album très honorable signé chez Vertigo. Ironiquement, il gagne avec ses camarades les studios De Lane Lea en 1972 après une tournée, ceux-là même où furent enregistré les albums In Rock et Fireball de ses prestigieux ex-compagnons du Pourpre profond. C’est de ces sessions que sort Red Sea, second opus de Warhorse en forme de baptême pour leur nouveau guitariste Pete Parks (en remplacement de Ged Peck).


Le premier opus s’inscrivait dans cette période de transition où les restes de la période psychédélique n’étaient toujours pas complètement digérés, laissant en groupe le loisir de s’introduire dans les espaces infinis ouverts par le hard-rock voire, très sporadiquement, par le progressif. Deep Purple régnait en maître sur le Heavy à tendance prog’ (sans être aussi ancré dans ce dernier genre qu’Uriah Heep par exemple), et Warhorse devait trouver son chemin.


Ainsi, "Red Sea" ouvre le bal sur un hard-rock très dansant, avec ses grosses guitares et ses orgues analogiques tels celles de Deep Purple, mais marque son originalité malgré sa courte durée, avec des transitions et des constructions mélodiques qui lorgnent vers des musiques plus alambiquées. La solennité des ambiances hispanisantes de "I (Who Have Nothing)" en fait un slow progressif heepien merveilleux, sans parler de la façon d’amener un "I Love You" mémorable en guise de fin de refrain.


Cette pente progressive est également prise sur les huit minutes de "Back in Time", à la fois très lourd et assez complexe (avec des expérimentations à la guitare et un final plus cavalier), ou encore "Mouthpiece", véritable titre heavy-prog’ aux élans jazzy avec de belles démonstrations instrumentales assez typiques de l’amour du jam au début des 1970’s (ici, la batterie est particulièrement mise en avant). Cela reste bien velléitaire, mais la volonté de se montrer un peu plus audacieux est bien là.


Bien sûr, on trouvera aussi des choses plus immédiates ... Ainsi vont "Confident but Wrong", qui semble regarder vers Creedence Clearwater Revival (jusqu’à la façon de chanter) avec certes des claviers et un (très bon) solo de guitare plutôt bavard, "Feeling Better", slow soul pouvant parfois évoquer Atomic Rooster et "Sybilla", très conventionnel. Warhorse demeure une formation parmi tant d’autres ayant participé à l’esthétique du rock des seventies en empruntant les multiples possibilités qui étaient alors offertes – n’attendez donc rien de très original.


Si le groupe se sépare en 1974, il avait en fait commencé à péricliter dès l’année 1972, entre des départs et des recrutements prestigieux (notamment chez Rick Wakeman qui débauche des ex-Warhorse pour entamer sa carrière solo). Red Sea fut donc le second et dernier acte d’une formation issue des rejetons du Mark I de Deep Purple.


A écouter : "Red Sea", "Mouth Piece", "I (Who Have Nothing)"

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