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Critique d'album

Alice Cooper


The Last temptation


(12/07/1994 - Epic - - Genre : Hard / Métal)
Produit par Don Flemming

1- Sideshow / 2- Nothing's Free / 3- Lost in America / 4- Bad Place Alone / 5- You're My Temptation / 6- Stolen Prayer / 7- Unholy War / 8- Lullaby / 9- It's Me / 10- Cleansed By Fire
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Quand Alice Cooper renoue avec l'album-concept"
François, le 10/05/2021
( mots)

Depuis quelques albums déjà, Vincent Furnier est le seul pivot du phénomène musical incarné par son avatar, Alice Cooper. Les membres changent régulièrement, Stef Burns étant ici le seul musicien présent sur l’opus précédent, tandis que les invités se multiplient. Même si, contrairement aux deux albums précédents, aucun monstre sacré du rock n’a été convié sur The Last Temptation (quoique, Chris Cornell de Soundgarden y a participé), on remarque tout de même la présence d’une future figure montante du Metal progressif américain aux claviers, Derek Sherinian (qui rejoint Dream Theater quelques mois plus tard). 


Esthétiquement parlant, Alice Cooper a connu de nombreux virages (et visages) depuis le milieu des années 1970, surfant sur les modes avec plus ou moins de bonheur, même si sa dernière incarnation, dans un registre hard-rock ricain typique du tournant les années 1980 avec quelques touches FM, lui avait permis un retour en grâce. Ici, des titres comme "Bad Place Alone" (notamment sur certaines sonorités), le très bon "You’re my Tempation" (dans une veine Scorpions), témoignent encore de ce genre. Néanmoins, en ces temps où le grunge faisait la pluie et le beau temps du rock, Alice Cooper avait senti la nécessité de ne pas se laisser scléroser dans un style qui déclinait lentement ; il décida de se renouveler en renouant avec le passé. 


En effet, The Last Temptation est un concept album en écho à Welcome to My Nightmare. On retrouve ainsi un vieux compagnon comme protagoniste, Steven, qui se voit offrir la possibilité d’atteindre l’immortalité. Etrangement, et la présence de Sherinian influence peut-être notre jugement, la pochette possède des traits communs avec celles de Metropolis part. 2, un autre album-concept emblématique de la décennie. Le souci du détail est poussé jusqu’à la rédaction d’une bande-dessinée pour accompagner l’album. 


Ainsi, Alice Cooper renoue avec son interprétation théâtrale. The Last Tempation commence donc sur "Sideshow", aux airs de Spirit, dont les orchestrations apportent un côté music-hall et certains plans mélodiques renvoient au style 1970’s de l’artiste (riffs très classiques et directs). Le tout est assez dense et dramaturgique, avec un travail sur des détails -  la musique de carrousel au final – qui permet l’immersion. A l’autre bout, "Cleaned By Fire" est réellement pensé comme une conclusion, très cinématographique dans son approche (le chant expressif, les chœurs, l’alliance claviers/guitare sur la montée), parfois déconcertante (le saxophone en improvisation libre). En outre, certains titres servent au développement musical du récit, comme "Stolen Prayer" qui offre une respiration dans l’économie interne de l’œuvre, quand d’autres sont assez convenus tout en possédant des aspects donnant corps au concept (les grandiloquences et variations de "Lullaby"). A ce titre, un bel exemple nous vient du chant narré et des chœurs d’"Unholy War", qui lui apportent une atmosphère inquiétante. Sur ce titre, on notera le refrain qui préfigure certains traits du revival rock balbutiant. 


Du reste, l’album est marqué par un hard-rock très classique, moins US/FM, mais bien composé, notamment "Nothing’s Free" ou le très accrocheur "Lost in America". Par bonheur, Alice Cooper est toujours inspiré pour composer des morceaux taillés pour la scène (et éventuellement pour MTV). 


The Last Temptation est un bon album mais il n’a pas la splendeur de Welcome to My Nightmare dans le traitement de son concept qui est beaucoup moins fouillé et incarné musicalement. Il ne possède pas de titres véritablement renversants, bien que l’ensemble soit généralement solide. Alice Cooper pourra néanmoins les éprouver sur scène lors des Monsters of Rock ou des tournées qu’il mène dans la seconde moitié des 1990’s (même s’il n’y eut pas de tournée spécifique pour l’album), sa seule activité artistique durant six années de silence discographique. 

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