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No-Man : l'autre groupe de Steven Wilson


Nicolas, le 15/05/2008

Biographie : 1ère partie

Les origines


Revenons quelques années en arrière. Steven Wilson naît le 3 Novembre 1967 et passe son enfance dans la banlieue de Londres. A l'âge de six ans, ses parents lui font prendre des cours de guitare, mais Steven se désintéresse assez vite de cet instrument qu'il juge alors rébarbatif. Quelques années plus tard, le jeune enfant présente une véritable révélation musicale grâce à 2 vinyles passés en boucle par ses parents au domicile familial : The Dark Side Of The Moon de Pink Floyd, et Love To Love You Baby de Donna Summer. Ces albums vont littéralement imbiber son être, et il reconnaîtra par la suite que toute son inspiration musicale a découlé directement de ces deux disques, le premier en le passionnant pour le rock progressif - passion qui va trouver une concrétisation avec Porcupine Tree, et le second lui donnant le goût des rythmes pop et du groove qu'il va exprimer pleinement sur les premiers titres de No-Man.

Bref, ni une ni deux, Steven se remet à la guitare en autodidacte dès l'âge de 11 ans. Très jeune, il commence à s'intéresser à tout ce qui touche aux instruments de musique et aux sonorités. Il acquiert très vite une véritable passion pour l'enregistrement, s'amusant à produire des sonorités diverses avec sa guitare et la frottant par le biais de différents objets, le tout dûment sauvegardé sur un enregistreur cassette multicanal, appareil offert par un père ingénieur électronicien et féru de technologie. La chambre de l'adolescent se transforme rapidement en véritable studio de production que Wilson nomme le No-Man's Land, et se charge progressivement en matériel d'enregistrement et en instruments électroniques en tous genres. Cet endroit est toujours en activité aujourd'hui, et Wilson y produit encore ses travaux.

Les débuts


Dans ses années lycée, Steven Wilson s'adonne à sa passion musicale et prend part à la formation de deux groupes, Altamont et Karma, mais ces deux projets ne se concrétisent pas sérieusement (il en reprendra ultérieurement quelques morceaux pour les premiers titres de Porcupine Tree). Délaissant un temps la musique en groupe, il réalise en dilettante quelques morceaux en solo, et se consacre surtout à la production. En 1986, il est ainsi amené à produire une compilation de rock progressif nommée Exposure, et en profite pour y glisser une de ses compositions sous le nom à rallonge d'un groupe fictif - une habitude avec Wilson (qui adore les pseudonymes) : No-Man Is An Island (Except The Isle Of Man). L'année suivante, il rencontre Tim Bowness, un chanteur anglais qui évolue au sein de Plenty (Manchester), groupe dont l'un des titres se retrouve sur le volume 2 de Exposure. Les deux hommes sympathisent et Wilson propose à Bowness de chanter sur un nouveau titre de No-Man Is An Island, "Faith's Last Doubt", toujours pour cette deuxième compilation. Enthousiasmé, Bowness abandonne ses précédents projets (Plenty donc, mais aussi After The Stranger et Still) et déménage à Londres pour rejoindre Wilson. Devant le succès de cette première collaboration, le duo s'officialise et se lance dans un projet plus concret, rejoints par le violoniste Ben Coleman et Stuart Blagden, mais ce dernier abandonne la projet après l'enregistrement de leurs premières démos. Ramenés à trois, les membres du groupe modifient le nom de leur formation en No-Man.

Sous l'influence de Wilson, qui souhaite explorer le côté pop de ses penchants musicaux, No-Man passe d'un registre psychédélique-progressif à une tonalité pop-dance qui caractérise le style initial des deux premiers albums. Le premier, Loveblows And Lovecries : A Confession, paraît en 1993 après une longue phase parsemée de démos et d'EP en tous genres, période couronnée en 1992 par une tournée en première partie d'Ultravox. Le côté électro et remuant des titres qui se trouvent sur ce disque assure une certaine renommée au groupe. Mais très vite Bowness et Wilson émettent des réserves sur la tournure que prend le groupe et l'engouement qui se crée autour d'eux et qui est alors perçu comme une forme de contrainte. A choisir entre succès facile et musique plus atypique et expérimentale, les deux leaders décident d'emprunter la seconde voie. Moins d'un an plus tard sort donc Flowermouth, considéré par beaucoup comme le meilleur album de No-Man, beaucoup moins formaté, très varié et alternant titres orientés pop-électroniques, ambiances plus acoustiques, sonorités atmosphériques et trip-hop. Pour la première fois, le groupe s'adjoint de nombreux musiciens invités, parmi lesquels Robert Fripp (King Crimson) ou Lisa Gerrard (Dead Can Dance), une habitude qui sera répétée sur chaque réalisation future. Malgré le relatif succès de ce disque, le label de No-Man (One Little India) les lâche car craignant la tournure expérimentale que prend la musique du groupe. Comme un mal n'arrive jamais seul, Coleman quitte l'esquif et laisse Bowness et Wilson réduits à deux.

En savoir plus sur No-Man
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Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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