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No-Man : l'autre groupe de Steven Wilson


Nicolas, le 15/05/2008

Biographie : 2ième partie

La phase de maturité


Abandonné par sa maison de disque, le groupe n'a désormais plus aucune contrainte d'ordre commerciale s'exerçant sur sa musique, et les deux compères en profitent pour pousser leurs compositions vers des formes moins conventionnelles qui satisfont plus leur curiosité et leur goût d'innovation. Cependant, avant de donner suite à la discographie de No-Man, Bowness et Wilson entreprennent quelques projets dans leur coin. Le premier réalise en 1994 un disque intitulé Flames avec le claviériste Richard Barbieri, ancien membre du groupe Japan qui intégrera plus tard Porcupine Tree. Le second décide justement de donner corps à ce même Porcupine Tree, groupe qui ressemble encore majoritairement à un projet solo à cette époque, en réalisant Up The Downstairs en 1993. Résolument orienté vers un rock psychédélique et progressif, le premier disque de cet autre groupe-pseudonyme de Wilson , une compilation de titres de jeunesse, avait vu le jour deux années auparavant sous le nom de On The Sunday Of Life.

Le troisième album de No-Man, Wild Opera, voit le jour en 1996 et adopte une tonalité électronique très poussée dans ses arrangements, tout en marquant un apaisement assez net des chansons, beaucoup plus douces et planantes qu'auparavant. Ce LP est encore largement dans la mouvance Trip Hop qui bat alors son plein dans la capitale anglaise. On sent néanmoins que l'ascendance de Bowness sur l'orientation et les ambiances de No-Man devient de plus en plus marquée, alors qu'est sorti quelques mois auparavant The Sky Moves Sideways de Porcupine Tree, grâce auquel Wilson a pu asseoir durablement son statut de maître du rock progressif contemporain, et dans lequel ce dernier s'est énormément investi. L'aspect très (trop) expérimental de Wild Opera déroute néanmoins nombre de fans, et cet album reste pour beaucoup le moins réussi de No-Man.

Par la suite, Steven Wilson connaît une véritable phase d'hyperactivité en réalisant coup sur coup trois albums de Porcupine Tree (Signify, Stupid Dream et Lightbulb Sun), dirigeant la musique de son groupe fétiche vers une vision beaucoup plus collective et instrumentale, recrutant des musiciens et commençant à donner des concerts. Bien que le succès ascensionnel de Porcupine Tree l'accapare de plus en plus, il trouve pourtant l'énergie et le temps de développer deux autres side-projects parallèles, IEM (1996) et Bass Communion (1998). De son côté, Tim Bowness participe également à plusieurs projets comme Samuel Smiles et Henry Fool, plutôt orientés art-rock et ambient. Ce n'est donc qu'en 2001 que le successeur de Wild Opera finit par pointer le bout de son nez. Returning Jesus tranche une fois de plus avec son prédécesseur en abandonnant l'électronique pour se tourner vers une musique plus acoustique, douce et atmosphérique. L'album, qui initialement devait être bien plus long, a été largement amputé par les deux auteurs pour lui donner plus de cohésion et de force. Bowness avait notamment composé une pièce pop-symphonique d'une vingtaine de minutes, finalement abandonnée après mures réflexions car ne satisfaisant pas vraiment les deux hommes. Quelques chutes de cet album sont néanmoins rendues disponibles en 2003 sur le maxi All That You Are.

Et maintenant ?


En 2003 toujours, soit peu de temps après la sortie de In Absentia, album mythique sur lequel on retrouve les premières influences metal de Porcupine Tree, No-Man profite largement de l'engouement créé autour de la personne de Steven Wilson pour proposer un cinquième album, Together We're Stranger. Encore plus calme et ouaté que son prédécesseur, il ancre durablement le style du duo vers une musique désormais tranquille, portée par les compositions sensibles de Bowness et les arrangements tout en subtilité de Wilson. Le groupe décide ensuite de marquer une pause de cinq ans, période mise à profit par Bowness pour développer un album solo en 2004, et par Wilson pour ajouter un projet supplémentaire à son CV (Blackfield), tout en continuant sa carrière de musicien - avec deux albums supplémentaires pour Porcupine Tree - et de producteur - avec Opeth, entre autres groupes se bousculant au portillon pour faire appel à ses compétences dans ce domaine. Tout de même, une rétrospective de No-Man est réalisée en 2006, une anthologie même, intitulée All The Blue Changes et mêlant best-of et reprise de certains singles et raretés.

C'est maintenant à Schoolyard Ghosts de prendre le relais, fort d'une importante expérience acquise et d'une longue phase de maturation. A l'occasion de la sortie de ce sixième album, que les fans n'espéraient d'ailleurs plus, une tournée est même annoncée : un événement, puisque les dernières scènes de No-Man remontent à 1993. Les deux musiciens n'ont désormais plus rien à prouver, comme le démontre avec brio leurs discographies respectives. Reste peut-être encore à agrandir le public finalement plutôt restreint de ce groupe, dont la musique exigeante mais enchanteresse ne demande qu'à ravir le plus grand nombre...
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Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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