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Critique d'album

Violens


Amoral


(24/09/2010 - Static Recital - pop psychédélique dérangée - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- The Dawn Of Your Happiness Is Rising / 2- Full Collision / 3- Acid Reign / 4- Are You Still In The Illusion? / 5- It Couldn't Be Perceived / 6- Until It's Unlit / 7- Violent Sensation Descends / 8- Could You Stand To Know? / 9- Trance-like Turn / 10- Amoral / 11- Another Strike Restrained / 12- Generation Lost
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Une pop flashy, baroque et cérébrale de bonne facture, à essayer"
Nicolas, le 28/10/2010
( mots)

Si vous êtes un féru de presse spécialisée, vous n'avez pas pu passer à côté des Violens, les nouveaux chouchous de Magic et de leur figure tutélaire américaine, Pitchfork. Et comme les superlatifs commencent à pleuvoir sans discernement à la simple évocation de leur nom, il n'était pas forcément inutile d'aller se faire notre propre opinion sur ces New-Yorkais barés et sur leur premier album.

Quand on en vient à chercher l'origine de cette joyeuse bande de cinglés excessifs, on tombe sur un certain Jorge Elbrecht, bien connu auparavant des milieux branchouilles de la grosse pomme pour avoir officié au sein du collectif Lansig-Dreiden dès le milieu des années 2000. Las : malgré trois albums fort bien reçus et un certain succès critique, le groupe finit par se déliter au sein de la ruche bourdonnante des activités artistiques de Manhattan. Deuxième essai cette fois-ci avec une toute nouvelle formation orientée pop hype, quelques concerts européens (notamment aux Inrocks Indie Club), LA rencontre avec le groupe le plus tendance de sa génération, MGMT, qui ne jure plus que par Violens et qui offre au groupe d'ouvrir en première partie pour sa tournée américaine, les éloges enthousiastes d'un certain Grizzly Bear... bref, n'en jetez plus : si vous n'avez pas encore acheté Amoral, c'est que vous êtes le dernier des ringards, non mais.

De fait, cet album se révèle assez fascinant dans sa première approche. Mélange assez improbable de pop anglaise typée new wave (ou revival new wave, c'est tout comme) et des expérimentations bruitistes et iconoclastes des indies américains dans la droite lignée d'Animal Collective, Amoral bouscule les conventions, interpelle notre bon sens et chahute notre passivité d'auditeur. Au sein de l'univers joyeusement baroque des new-yorkais se télescopent des lignes de basse haletantes ("The Dawn Of Your Happiness Is Rising" et son motif principal trépidant et dansant au possible), des giclées de guitares imprévisibles, une avalanche de synthés chaotiques, le tout se retrouvant soigneusement enveloppé par les lignes vocales tendues d'Elbrecht qui prennent plaisir à noyer le poisson en empruntant mille détours alambiqués pour traverser chacune des douze pistes du disque. Le cheminement logique alternant couplet et refrain se voit ici totalement chamboulé par des chansons bariolées et iconoclastes, comme ce "Full Collision" qui débute comme un Phoenix sous LSD avant de se retrouver écrabouillé par ses couches synthétiques d'apocalypse. Certains titres se révèlent assez irrésistibles dans leur traitement sonore : "Acid Reign", profession de foi parfaite, développe une rythmique serrée entre boite cinglée, batterie brutale et synthés crépusculaires, tout en balançant sans ménagement d'innombrables coulées de guitare brûlantes sur une ligne mélodique complètement anarchique. D'autres morceaux sont plus conventionnels, comme par exemple "Violent Sensation Descends", petite ritournelle innocente que ne renierait pas le couple Goldwasser - VanWyngarden, "Are You Still In The Illusion?", sorte de Broken Bells gentiment assaisonné à la vodka-orange, "Trance-Like Turn", bercé par sa jolie mélancolie et ses arrangements vaporeux, ou encore "It Couldn't Be Perceived", manifeste new wave aussi orgueilleux que scintillant. Vous noterez évidemment que, jusqu'ici, tout va bien.

Sauf que Violens a deux gros défaut : celui de trop s'éparpiller et de ne pas finaliser suffisamment ses mélodies. Amoral se pose comme un patchwork qui s'abreuve à tous les râteliers mais dont on ne parvient pas vraiment à cerner l'intention. Oui, les types sont doués, oui ils sont capable de s'attaquer à n'importe quel style, mais cela ne représente en aucun cas un chèque en blanc pour abonder devant tout ce capharnaüm qui peine à dégager une véritable sympathie. Par ailleurs, que penser devant un titre comme "Until It's Unlit", parfaitement harmonisé et cohérent en apparence, mais dont le refrain complètement à l'ouest gâche le ressenti global ? Idem pour le refrain tout bonnement gâché de "Full Collision". "Could You Stand To Know", quant à elle, cache sa vacuité mélodique derrière une débauche d'effets pyrotechniques, rejoignant en cela les surcotés Klaxons dont le fond de commerce famélique tient uniquement dans ses voyantes retouches cosmétiques. La remarque s'applique également au séminal "The Dawn Of Your Happiness Is Rising", sorte de Two Door Cinema Club sous ecstasy qui finit par devenir pompeux dans son traitement excessif, comme si l'on avait besoin de souligner chaque sentiment au fluo pour que l'auditeur en déchiffre la portée. Au final, on ressort mi-figue mi-raisin de cet Amoral séduisant mais assez vain, cérébral mais pas assez viscéral, et qui donne l'impression que les Violens ont trop de choses à se / à nous prouver. Reste une richesse de textures qui vous tiendra en haleine de longues semaines durant, ce qui n'est déjà pas si mal, avant de vous apercevoir que, finalement, cet album ne vous manquera pas plus que ça lorsque vous le reposerez dans votre discothèque. Who's next ?

Violens sera en concert à La Flèche D'Or de Paris le 20 novembre.

 

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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