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Critique d'album

NYPC


The Optimist


(08/03/2010 - PIAS - Post punk - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Lost A Girl / 2- Chaos / 3- The Optimist / 4- Stone / 5- We Want To / 6- Dolls / 7- Before The Light / 8- Oh Cherie / 9- Rapture / 10- Architect Of Love
Note de 5/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Note : cet avis n'est visiblement pas celui de la majorité. A lire avec prudence"
Nicolas, le 17/05/2010
( mots)

Chères lectrices, chers lecteurs, ceci n'est pas une chronique mais un mea culpa. En effet, vous ne trouverez dans cet article aucune critique élogieuse du deuxième album des poneys fringuants, à l'inverse de tous les avis que vous aurez pu apercevoir par ailleurs dans la presse spécialisée. Excusez-nous donc de cette divergence navrante, et laissez-nous le temps d'esquisser une ébauche de décryptage.

Peut-être avez vous déjà ressenti cette sensation face à un album : vous vous êtes fait alpaguer par un bon single, énergique et dansant au possible (l'impeccable "Chaos"), l'écoute intégrale gratuite du LP sur MySpace vous a plutôt convaincu, quelques avis glanés ça et là dans la presse spécialisée vous ont conforté dans votre opinion, bref, tout vous pousse à penser que vous tenez là un filon prometteur. Dès lors, une fois l'album dûment acquis, vous n'avez plus qu'à le faire tourner sur votre platine durant quelques semaines et à vous en repaître jusqu'à plus soif. Notez que jusqu'ici, tout va bien : l'atmosphère du disque est plaisante, les chansons s'enchaînent agréablement... mais curieusement le déclic ne s'opère pas. Bizarre. Vous vous dites alors qu'il faut vous laisser un peu de temps, et vous poursuivez donc patiemment vos écoutes. Mais toujours rien. Vraiment bizarre. Peut-être que ce manque d'enthousiasme vient de vous ? Peut-être n'êtes-vous pas en forme ni maître de votre jugement ? Peut-être que ça ira mieux dans quelques semaines ? Alors l'affaire traîne fatalement pendant deux mois, d'autres CD s'alternent et parviennent assez vite à susciter plaisir ou aversion, mais concernant ce fameux album, nada. Ainsi en est-il de cet Optimist des New Young Pony Club.

Et là le chroniqueur regarde son calendrier d'un air anxieux et se retrouve bien embêté, car il va devoir publier son papier avec en arrière pensée la problématique suivante : "Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter pour vendre cette galette ?". Qu'auriez-vous fait à sa place ? Descendre l'album en flèche ? Ridicule, il ne le mérite absolument pas. Il serait vain de nier que les New Young Pony Club délivrent ici un album flatteur, truffé de bons morceaux à la verve pop affirmée et qui se gargarisent d'influences 80's parfaitement digérées. Les instrumentations typées new wave un peu sombre (sans sombrer dans le pathos morbide de Joy Division) sonnent juste, avec ce qu'il faut d'électro pour y apporter une petite touche bien dans l'air du temps. Par ailleurs, la voix suave et profonde de Tahita Bulmer est absolument délicieuse et emballe le tout avec classe, allant même jusqu'à puiser dans ses retranchements les plus obscurs pour conclure l'album sur un "Architect Of Love" forçant le respect. Et plus encore : outre les bons moments de ce disque, on trouve aussi de nombreux tubes bien sentis : "Chaos" donc, mais aussi l'introductif "Lost A Girl", particulièrement réussi, ou encore "We Want To" et sa rythmique balancée qui ferait remuer sans effort le plus ankylosé des parkinsoniens. Carton plein, donc. Sauf que non, comme vous avez pu le lire plus haut.

Une autre solution serait d'encenser le disque, ce qui reviendrait à vous parjurer sans autre forme de procès. L'exercice est facile, d'autant plus que les critiques favorables ont fleuri à droite à gauche sur papier et sur la toile. Noyé dans la masse, ce faux avis, pour peu qu'il soit tourné de façon intelligente, passera comme une lettre à la poste. Sauf que là encore, l'album ne le mérite pas. Prenez un morceau comme "Dolls" par exemple : rythme trépidant, ligne de basse tonique, noirceur assumée, tout colle à la perfection, mais force est de constater que le titre s'avère répétitif au possible, voir même limite irritant dans sa volonté affirmée de s'ancrer trois décennies plus tôt (et les quelques synthés flashys qui s'y égrènent n'y sont probablement pas étrangers). Pour "Before The Light" et "Oh Cherie", même topo : 4 cordes envoûtante, belle mélodie sombre, batterie sèche à souhait, mais il ne se passe pas grand chose. Plus généralement, on retiendra d'ailleurs que la deuxième partie de l'album est loin de posséder le même souffle que la première (si on excepte le bouquet final), et que l'ensemble du disque ne suscite en fin de compte qu'un intérêt courtois. Pas de descente en flèche forcée, pas de panégyrique faux cul, quelles possibilités vous reste-t-il donc ?

Eh bien il ne vous reste plus que deux axes. Le premier : vous passez votre tour lâchement et vous décidez de ne rien écrire sur The Optimist. Pourquoi pas ? Là encore, personne n'en saura jamais rien. Mais votre conscience vous travaille et elle vous dicte d'agir, même si vous devez pour cela en arriver à un final abscons. C'est donc la mort dans l'âme que vous vous décidez à conclure de la seule façon qui convient quand on possède un semblant de politesse : ce deuxième jet des New Young Pony Club aurait dû vous transporter de contentement, mais il n'en fût rien. Et comme tout le monde, absolument tout le monde, en a décidé autrement, vous ne pouvez que reconnaître la faiblesse de votre jugement et vous en excuser platement. Point final.

A moins que l'album ne soit tout simplement "moyen" et que la majorité soit dans le tort ? Allez savoir...

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