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Critique d'album

U2


Achtung Baby


(18/11/1991 - Island - Stadium rock - Genre : Pop Rock)
Produit par Brian Eno, Daniel Lanois

1- Zoo Station / 2- Even Better Than the Real Thing / 3- One / 4- Until the End of the World / 5- Who's Gonna Ride Your Wild Horses / 6- So Cruel / 7- The Fly / 8- Mysterious Ways / 9- Tryin' to Throw Your Arms Around the World / 10- Ultraviolet (Light My Way) / 11- Acrobat / 12- Love Is Blindness
Note de 5/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"L'antithèse de Joshua Tree ou le génie outrepassé"
Etienne, le 23/07/2015
( mots)

A l’aube d’une tournée européenne joignant le crépuscule d’une carrière historique, U2 reste ce groupe culte et universel à plus d’un titre, chacun ayant dispensé (ou dispensant encore) son avis sur un titre, un album, un raté de communication ou les irlandais eux-mêmes, déclenchant l’admiration comme le dégoût, l’indifférence comme l’exaltation, le rire narquois comme le pleur sincère. Mais peu importe, car on pourrait encore déblatérer longtemps sur la place de U2 dans le monde de la musique, sur sa popularité alternative, sur son engagement extra-musical, sur ses tournées aussi gigantesques que lucratives, qu’on en oublierait l’essentiel : sa musique. Bien sûr, la portée et la pertinence de leurs derniers efforts n’ont pas déclenché l’engouement annoncé à tort et à travers, par un Bono se glissant dans son costume adoré de prophète sibyllin annonçant à grands coups de déclarations tonitruantes des albums plus surprenants les uns que les autres, même si No Line On The Horizon est aussi intéressant qu’il est décrié et que Son Gs Of Innocence marque le retour d’une audace magistrale par moments et paresseuse par instants. On peut presque tout reprocher à U2, et quiconque chercherait à dégommer le groupe n’aurait pas à forcer son talent ni ses recherches pour trouver tout le corps nécessaire à une critique enflammée et justifiée. Mais on peut tout autant adorer les dublinois, sans retenue, sans mesure, et les trente-cinq ans passés donnent un florilège de bonnes raisons à ce fétichisme rationnel, sensationnel, émotionnel, le meilleur des arguments restant sans nul doute un album de la trempe d’Achtung Baby.


1991 c’est l’année de la révolution du rock, du moins la dernière en date (voire la dernière tout court). Alors quand U2 sort Achtung Baby en novembre, la vague grunge déferle depuis deux mois déjà et les litanies religieuses des irlandais risquent de ne plus trouver d’écho favorable auprès d’une jeunesse transpirant la distorsion et les refrains fédérateurs de la pléiade de formations émergeant de Seattle. Mais U2 a senti le vent tourner bien avant l’avènement des bandes à Cobain, Vedder et autre Cornell et, suite au semi-échec de Rattle & Hum, annoncent au terme de quatre concerts anthologiques au Point Depot de Dublin la fin du groupe. - Petit aparté sur l'album dernièrement cité: alors que U2 offrait un hommage de mélomanes passionés aux musiciens américains légendaires (Elvis, BB King), le groupe se trouva sous le feu des critiques fustigeant l'arrogance de ces jeunes stars osant une élévation au rang de ces monstres sacrés du rock d'outre-atlantique. - Retour à cette fin annoncée, pas la fin du groupe en tant que telle, même si le batteur Larry Mullen déclarera à posteriori que les tensions internes apparues pour la première fois lors de la conception de l’album ont bien failli éteindre le groupe, mais un achèvement musical, philosophique, thématique, nécessaire pour retrouver une grâce effritée par des tournées interminables qui donne à ce Achtung Baby une saveur nouvelle, étonnante, déroutante.


Des légendes participant à la légende, il faut exclure l’influence massive de Berlin sur l’album, qui a été comparé à tort à la trilogie berlinoise de Bowie. Ce dernier a vécu presque trois ans à Berlin pour accoucher de Low, Lodger et Heroes, alors que U2 y est resté trois mois et n’y a enregistré que « One » et « Mysterious Ways », le reste étant mis en boite à Dublin et mixé à Los Angeles. L’influence artistique naissante de la ville réunifiée et sa sombre ambiance hétérogène sont pourtant prépondérantes et particulièrement palpables, ne serait-ce que sur l’introduction tellurique et industrielle de « Zoo Station » ainsi que sur la pochette aux allures de kaléidoscope photographique coloré, symbolique et choquant : la livret, comportant une image du bassiste Adam Clayton nu, sera censuré dans certains pays. On est à des années-lumière de la pochette épurée et sobre d’un Joshua Tree sage et travaillé, et le talent de leur ami de longue date, le photographe Anton Corbijn, sera particulièrement profitable à l'album, au point d'être le support visuel et artistique nécessaire à tout chef d'oeuvre (voir le superbe ouvrage U2 & I). La transformation de Bono en son alter-ego "The Fly", les shootings transgenres réutilisés en partie pour le clip de "One" (la version originale, pas la Anton Corbijn), les vagabondages dans les rues désertées, la chaleur étouffante contrastant avec un look tout en cuir et en jean des dublinois, tout transparait lucidement et le groupe flirte avec une provocation stylistique au message limpide : oubliez les jeunes catholiques énervés de la banlieue dublinoise, voici le temps des rockstars décomplexées omnipotentes. Il faudra des sessions à Berlin, Dublin, Tenerife et au Maroc, alternativement en couleurs et en noir et blanc pour obtenir une quantité monstrueuse de photos, dont seulement seize seront choisis pour la pochette : un travail de titan qui aboutit à un artwork unique dans l'oeuvre de U2. Cet enchevêtrement géométrique de photographies toutes plus interpellantes les unes que les autres se veut un carphanaüm bariolé d'images comme de sens, en totale opposition au cliché solitaire si caractéristique des War, Boy ou Unforgettable Fire.


Pourtant, si l'enveloppe d'Achtung Baby est pigmentée, sa matière est ténébreuse, triste et pessimiste à souhait. Certes, l'ambiance n'est pas au beau fixe entre le groupe et les producteurs (Bono et Daniel Lanois ont bien failli en venir aux mains), The Edge vient de se séparer et Larry est quasiment désavoué quand l'évolution de son jeu se voit en totale contradiction avec la direction artistique décidée par le guitariste et Bono. L'amour est évidemment le thème prépondérant, cher à U2, mais celui-ci est traité au travers de la trahison ("So Cruel"), l'abandon ("Who's Gonna Ride Your Wild Horses"), la séparation ("One") voire la désillusion ("Love is Blindness"). Comme une refonte introspective du thème qui a guidé les interprétations enflammées de "Pride" ou de "Where The Streets Have No Name", l'humanité des émotions prenant enfin le pas sur la pudeur des sentiments. Achtung Baby se veut une palette d'émotions et de questionnements philosophiques sur la place de Dieu ("Until the End of the World") autant que le pouvoir de l'homme ("Tryin' to Throw your Arms Around the World"), introduit par "Zoo Station" ouvrant les possibilités d'un monde nouveau et conclut par "Love Is Blindness" les refermant avec aigreur et tristesse. Au delà de ces paroles en elles-même, c'est bien toute la symbolique qu'elle insinuent qui marque le pas sur les précédents opus du groupe. La sexualité y est ouvertement abordée sous les airs funky de "Mysterious Ways" et les mensonges lugubres d'"Ultraviolet (Light My Way)", assenés avec les incessants "Baby Baby Baby" du refrain, ne font que renforcer la cassure entre l'image et les mots. La texture d'Achtung Baby est aussi sombre que son apparence trompeuse. Le groupe n'a jamais été aussi sérieux dans son travail ni paradoxalement aussi libéré dans son apparence.


Néanmoins, toutes ces élucubrations laissent le principal atout d'Achtung Baby, sa musique, vierge de tout commentaire. Lancé par "The Fly", le groupe balaye son passé avec vigueur et tire un trait sur les formules homériques, épuisées à force d'un engagement (trop) prépondérant. Bien que ce premier single présente un certain nombre de similarités de construction et de lyrisme avec "Bullet The Blue Sky", les sonorités industrielles distordues brusquent l'habituelle douceur du rock des irlandais. Phaser, flanger ou encore fuzz sont autant d'effets qui donnent du corps au son extrêmement travaillé de The Edge, soutenu par une rythmique simple mais à la caisse claire claquante et à la basse ronflante. On pourrait croire que le groupe s'adonne aux perversions d'un mixage abondant aux multiples couches de guitare, mais il n'est en est que poudre aux yeux, enfin aux oreilles. La complexité des sonorités ne provient que d'un seul et même instrument et ce sur la quasi totalité du morceau, à l'exception d'un fin stridente et explosive où les larsens et les bends d'un Edge déchainé perçent le voile grave des vocalises de Bono alors en pleine énonciation d'une excuse teintée d'apocalypse stellaire :"The universe exploded 'cause of one man's lie / There's a lot of things if i could i'd rearrange". Et c'est principalement au travers de l'évolution drastique du chant de ce dernier que la fracture Achtung Baby est la plus visible: finies les envolées mélodiques à gradation chevaleresque ("With or Without you"), terminées les cavalcades rythmiques nappées d'une virilité gutturale classieuse ("Bad", par ailleurs l'un des meilleurs morceaux du groupe), il est temps de dispenser avec parcimonie chaque syllable, les parlant, les soupirant, les soufflant, les hurlant, les raclant, bref, en déclinant toute la panoplie de l'interprète et oubliant enfin celle du chanteur. "The Fly" alterne couplets sussurés et refrains en voix de tête sopranesque (technique que Bono développera énormément à partir de cet album) et oublie les paroles braillées avec force et colère de Rattle & Hum ("God Part II" notamment), s'adonnant même aux joies du vocoder par moments. Si ce premier single est décortiqué de la sorte c'est qu'il a été la porte d'entrée d'Achtung Baby à toute une cohorte de fans peu préparée à un tel changement, et qu'il se veut un excellent représentant de la complexité de l'album.


Pourtant la révolution sonore de U2 ne ternit pas son efficacité, sa magie mélodique si caractéristique, la présentant sous d'autres formes, plus en subtilité. La batterie, racée, cogne dur et les lignes de basse n'ont jamais autant groové que sur cet album, offrant avec fluidité le liant chaleureux vital aux morceaux froids d'Achtung Baby. "Mysterious Ways" voit les accords rondement malaxés à la wah-wah soutenues par une ligne de basse coulante, au point que les récentes interprétations live du titre laissent Adam et Larry tenir seuls la baraque. Les delays de la guitare de The Edge sur le refrain de "Zoo Station" ou l'intro de "Tryin' to Throw Your Arms around The World" sont comme la balise figée au milieu d'un océan démonté, le point fixe indispensable pour rappeler que U2 reste fidèle à sa signature sonore même s'il entame une modernisation drastique, comme sur "Even Better Than The Real Thing" où le guitariste se plait à ne distiller que quelques notes, quelques accords résonnants comme un orchestre à eux seuls tant le travail sonore accompli par Brian Eno et Daniel Lanois à la production est prodigieux. Bono propose lui aussi quelques petits bijoux de chant, usant de sa voix fatiguée pour monter succintemment vers des fréquences insolentes, là où toute sa puissance appuie des fins de phrasés mélancoliques comme sur le pont d' "Who's Gonna Ride Your Wild Horses ?", dont sa seule présence justifie la pertinence de la chanson sur l'album. Sa voix de tête lançant le refrain de "So Cruel" plonge l'auditeur dans une chanson osant le kitsch sur la forme et le drame sur le fond, où les claviers dressent le décor noir d'un amour meurtri. Ces mêmes claviers conclueront funestement l'album dans ce "Love Is Blindness" plombant, se terminant dans une furie de distorsion au solo oppressant finissant par retomber dans une inquiétante orchestration funèbre, comme pour définitivement clore la page de cet amour défunt. D'une cohérence folle et sans temps mort, la musicalité d'Achtung Baby passe par chacun mais surtout par un groupe qui trouve dans "Acrobat" ou "Until The End of the World" le moyen d'exprimer fougue et entrain, revenant au credo rock des débuts tout en aposant le sceau du renouveau artistique, conservant la pleine consistance sonore délivrée depuis le début de cet album. Tous ces éléments novateurs aboutissent pourtant à ce marquage mélodique instantané (s'il en est la marque de fabrique des irlandais) chaque refrain imprégnant sournoisement l'esprit au point d'enclencher le fredonnement intempestif du morceau dès la première écoute : "It's alright, it's alright, it's alright, she moves in mysterious ways", "you're the real thing, yeah the real thing", "who's gonna ride your wild horses ?" ou encore "baby, baby, baby, light my way", "The Fly" faisant étonnament exception sur ce point. Mais c'est sur "One" que U2 outrepasse son génie créatif, offrant à chaque particule lyrique une dimension presque charnelle où le poids des mots s'ajoutant à l'atmosphère désenchantée de Berlin émeut avec une rare simplicité.


La chanson à elle seule mériterait un dossier complet tant la puissance émotionelle s'en dégageant résulte d'un concours de cironstances troublant. Le groupe est au bord de l'implosion avant que ne surgisse du studio les premiers accords de "One". The Edge et Bono commencent de s'approprier quasi exclusivement le processus de composition des morceaux et Larry vit très mal sa mise à l'écart, le guitariste lui demandant même suivant un énième plantage du batteur: "Qu'est-ce que tu pourrais faire de moins ?". Réunis à Berlin dans le Hansa Ton Studio, acienne salle de bal nazie aux allures baroques, il émane de cette endroit une ambiance particulière, chargée, lourde, mais stimulante. Les quatre compères s'y réunissent et la magie de "One" opère. Basée sur une progression très classique de quatre accords en do, chacun se lance, comme happé par l'aura solaire de ce titre en devenir : 25 minutes plus tard, 90% de la substance de ce qu'allait être le tube était là, éxécutée par quatre hommes troublés, redevenus le temps d'un titre quatre copains chantant leurs maux en prenant leur pied. "One" venait de sauver U2 d'une séparation presque inéluctable, redécouvrant le plaisir d'une interprétation sobre, travaillée, sincère. Les paroles de Bono ne sont pas franchement les plus abouties de l'album, mais sa manière de chanter est ahurissante de fragilité pour ce chanteur qui a toujours affiché une voix forte, hargneuse, vigoureuse, comme la carapace protégeant les plaies d'un homme torturé. Dans "One", les failles sont perceptibles, les blessures mises à nu : "We're one, but we were not the same" s'applique à tout à chacun, au groupe avant tout, comme si tous avaient abattu leurs cartes, pour mieux oublier, pour mieux se pardonner ("Have you come here for forgiveness ?"). Les irlandais atteignent un sommet d'interprétation plus que de composition car "One" est certainement la chanson la plus simple de l'album. Passée à la postérité, elle sera allègrement massacrée par tout un cortège de formations, le groupe allant même jusqu'à interprêter à nouveau le titre en 2006 avec Mary J.Blidge. On excluera la version de Damian Rice présente sur l'album AHK-toong BAY-bi Covered qui se veut la seule à se démarquer suffisamment, le bonhomme ayant un univers bien assez singulier. L'âme de la chanson ne survivra pas non plus à l'interprétation live, même durant le ZooTV Tour, où la voix décrochante de la version studio devient chancelante et l'orchestration de plus en plus pompeuse au fil du temps. "One" a capté un instant de la vie d'un groupe à la fin programmée, un instant de magie éphèmère dans sa majestuosité, ce qui fait de ce titre, à bien des égards, le plus grand morceau de U2. Peut-être même l'une des dix meilleures chansons du siècle dernier.


Réduire Achtung Baby à "One" est pourtant une ignominie équivalente à réduire Dark Side of the Moon à "Money", Born to Run à "Born to Run" et Let It Be... à "Let It Be". L'accueil critique de l'album s'est voulu plus qu'enthousiaste, saluant la prise de risques réussie et une originalité détonnante, appuyée par des couches d'effets en tout genre et des singularités sonores fascinantes. Achtung Baby est une oeuvre complète plus qu'un simple album et à l'instar d'un Wish You Were Here ou d'un The Rise And Fall Of Ziggy Stardust, il s'émancipe en proposant un concept complexe, teinté de revendications sociales, d'insurrections politiques, de mégalomanie explicite, de tortueuses élucubrations philosophiques. Le puzzle était pourtant complet après The Joshua Tree, U2 n'avait plus besoin de prouver quoi que ce soit, mais ils l'ont fait quand même, et leur consécration n'en fut que plus ultime. Les irlandais peineront d'ailleurs à réaliser à nouveau ce coup de génie. Ils n'y arriveront même jamais, passant pourtant proche de l'exploit avec All That You Can't Leave Behind sorti en 2000.


Alors oui, les détracteurs acharnés trouveront encore de quoi dire avec Achtung Baby, ovni du rock tant aucun autre effort de U2 et d’autres n’y ressemblera jamais (même Zooropa se démarquera par son côté intimiste, bien moins grandiloquent). Album du courage tant par sa direction artistique que par les embûches jalonnant sa création, les irlandais le porteront aux nues avec une tournée pharaonique au concept multimédia révolutionnaire, teinté du réveil de l’ex-bloc communiste (des trabans à la peinture psychédélique seront suspendues au dessus de la scène). Zoo TV Tour restera la tournée de tous les excès pour U2, jouant la carte de l’autodérision à fond, passant coup de fil à la Maison Blanche comme commande de pizzas pour un stade entier. U2 était alors au sommet de son art, magnifiant chaque titre par une interprétation intense et sincère jouissant d’un spectacle grandiose et fun. Le plus grand groupe de rock du monde, leur plus grand album, la plus extravagante tournée jamais conçue. De 1991 à 1993, ils étaient les maitres du monde et ça, personne ne pourra leur enlever.


Chansons conseillées: "One", "Who's Gonne Ride Your Wild Horses" et "Even Better Than The Real Thing"

Filmé à la perfection, le moment de grâce étant bien sûr le pont où la voix éraillée d'un Bono au firmament de l'interprétation s'oppose au visage froid, bouche close, d'un Bono aux antipodes du jeune homme en colère qui descendait dans la fosse de Wembley en 1985.

Une version live particulièrement réussie :

 

Commentaires
Etienne, le 07/08/2016 à 22:45
Salut Onurb ! Ha ha, "Gone", certainement le meilleur morceau de Pop, le seul qui a d'ailleurs survécu au PopMart Tour puisque joué à de nombreuses reprises lors de l'Elevation Tour. "Gone" un morceau compliqué qui est né d'une volonté de défiance à l'égard de ceux qui considéraient U2 comme un groupe de vendus au show-business, plus star que rockstar. Et puis la mort a frappé l'entourage du groupe et le morceau très hard rock est devenu plus tortueux, plus sombre, évoquant le caractère éphémère de la gloire et son lien à la mort plutôt que la satisfaction d'avoir réussi à accomplir son but. C'est certainement le morceau de l'album où Bono chante le mieux, sa voix écorchée résonne dans un amas de distorsion apocalyptique avec ce côté prophétique caractéristique du bonhomme. En résumé, l'excellent morceau inconnu de l'album injustement oublié de U2. @+ Onurb
Onurb Spol, le 07/08/2016 à 19:16
Salut Etienne superbe album qui a vraiment marqué un tournant dans l'évolution du groupe et démontré sa capacité à rebattre les cartes avec brio. Et que penses tu du morceau GONE dans l'album POP ? A bientôt.
Demetrius, le 06/08/2015 à 21:41
Résumer Achtung Baby à One est évidemment idiot, pour autant, One s'inscrit parmi les les plus grands morceaux de la musique moderne. Comment, pourquoi ? C'est le grand mystère des chefs d’œuvre.
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