↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Thom Yorke


The Eraser


(00/07/2006 - XL Recordings - Electro - Genre : Autres)
Produit par

1- The Eraser / 2- Analyse / 3- Clock / 4- The Clock / 5- Black Swan / 6- Skip Divided / 7- Atoms for Peace / 8- And It Rained All Night / 9- Harrowdown Hill / 10- Cymbal Rush
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (37 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
"Un album electro dépouillé marqué par la voix de Radiohead. Magnifique."
Florent, le 17/02/2007
( mots)

Eté 2006. Le fan de Radiohead attend en vain, depuis 2004, la sortie d'un nouvel album du combo d'Oxford. Pourtant, Thom Yorke, leader et génie du groupe, surprend son monde et permet de combler un certain manque en sortant un album solo, le bien nommé The Eraser (l'effaceur).

Une nouvelle fois assisté du producteur Nigel Godrich ( Radiohead , Air , Beck ...), notre cher Thom sort ici un album tout electro dépouillé et très personnel, conçu de A à Z en studio et à domicile, à l'aide du 6ème membre de Radiohead .

Bien évidemment, l'humeur est assez froide, en témoigne la pochette, certes magnifique, mais à vous faire passer l'envie de sourire béatement en regardant les petits oiseaux au printemps. Une sorte de prédicateur flotte au gré d'un océan gris dans un monde en ruine. Cela fait plusieurs années que notre bonhomme torturé nous fait partager son spleen, sa mélancolie et ses souffrances. Cet album n'en déroge pas.

La base de The Eraser est electro. Les guitares et les instruments de base sont laissés de côté au profit de la console et de l'ordinateur. Sur diverses couches parfaitement travaillées et appliquées les unes sur les autres, Yorke apporte, avec sa voix magnifique, la grâce, la beauté qui est en lui. Et force est d'avouer que le résultat est magistral.

En témoigne le somptueux "Cymbal rush", qui clôt l'album, mais constitue très certainement le moment phare de ces quarante et quelques minutes touchant le plus profond de l'âme. Il faut plusieurs écoutes afin de pouvoir s'imprégner des délicatesses soniques, et de la construction habile des mélodies electro-pop de l'album.

Une fois passée la période ou l'auditeur s'habitue au rythme et aux beats electro, la voix prend le dessus. Cette voix qui finalement demeure au centre de tout, même si Yorke avoue avoir eu le besoin d'exhorter des mélodies, des beats - "qui le hantaient", dixit-, qu'il avait en tête depuis fort longtemps.

Du magique "The Clock" à la rythmique afro au surprenant "Skip divided" et son ambiance de service de réanimation, Thom Yorke nous ballade entre ciel et terre. L'auditeur se laisse porter sans souci par la voix, toujours impressionnante et quasi inégalable. Certains morceaux sont assez accessibles, comme le très mélancolique "Analyse" ou bien le Radioheadien "And it rained all night" (on imagine parfaitement ce morceau repris avec guitare, bass et batterie).

Que dire de plus? Le résultat de ce travail individuel est plus que plaisant. Cet album n'est certainement pas un album phare de l'histoire du rock, ne nous méprenons pas. Mais que fait Thom yorke, crierons les sceptiques ? Il crée, il cherche, il avance ; et cet effaceur est tout bonnement de très bonne facture. Simplement un album electro fait par un génie à la voix hallucinante. Un album qui fait décoller très haut et très loin. Ca tombe bien, le fan de Radiohead en a bien besoin. Et les autres aussi.

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine

Pearl Jam


Gigaton


"

Si tout le monde connaît l’adage “qui aime bien châtie bien”, il semblerait que certains fans aient du mal à laisser leur formation fétiche se faire vertement critiquer, quand bien même elle n’aurait à l’évidence pas réellement cherché à se surpasser. Qu’on ne s’y trompe pas : Pearl Jam est un grand groupe, l’un des meilleurs à avoir émergé durant la décennie 90, une formation techniquement solide, artistiquement intègre et qui peut de surcroît compter sur un chanteur d’exception, mais un groupe qui a eu un peu trop tendance à vivre sur ses acquis durant les vingt dernières années. D’aucuns auront pu se contenter des corrects Lightning BoltBackspacerRiot Act et autre PJ (on peut même y ajouter un ou deux disques au passage) tandis que d’autres auront conspué le quintette de Seattle pour son évidente paresse. Rétrospectivement, et à l’écoute de ce Gigaton assez inespéré, ces derniers n’avaient pas tort, même si l’horizon Ten - Vs - Vitalogy paraît encore bien loin.

"
À lire également