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Critique d'album

The Verve


Forth


(25/08/2008 - Parlophone - Britpop psychédélique - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Sit And Wonder / 2- Love Is Noise / 3- Rather Be / 4- Judas / 5- Numbness / 6- I See Houses / 7- Noise Epic / 8- Valium Skies / 9- Columbo / 10- Appalachian Springs
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Après onze années d'absence, The Verve opère un judicieux retour aux sources."
Nicolas, le 13/09/2008
( mots)

Le retour de The Verve, après onze longues années d'absence, constitue un événement aussi réjouissant qu'anecdotique. Réjouissant, car personne n'a décemment pu oublier l'album Urban Hymns, avec ses hits FM téléguidés et sa force lyrique hors du commun, catapultant à l'époque la formation de Richard Ashcroft et de ses comparses comme l'un des groupes de britpop les plus appréciés outre Manche. Anecdotique également, car on a du mal à espérer quelque chose de réellement décisif de la part de ces quatre anglais fraîchement rabibochés, à l'heure où les groupes british ayant connu leur heure de gloire dans les années 90 peinent à survivre à ce nouveau millénaire. D'autant que les albums solo d'Ashcroft qui ont suivi la dernière livraison du groupe (en 1997) sont loin d'avoir marqué durablement les esprits du grand public.

Avec cette quatrième réalisation (Forth, the fourth), la page britpop Oasis-like est définitivement tournée et The Verve revient à ses premières amours : un style musical clairement psychédélique qui, par moments, se pare de quelques atours progressifs. Finis les hits faciles, les mélodies sur orbite et les guitares volontaires. Terminé, le temps du formatage radio et des chansons accrocheuses dès le premier coup d'oreille. Le single "Love Is Noise" constitue déjà un nouveau son de cloche, avec sa production hyper léchée regorgeant de bidouillages électro et de cris répétés avec une constance hypnotique. Au milieu de cette complexité sonore, la voix d'Ashcroft déroule un air lancinant d'une voix grave très nuancée, moins mise en avant que par le passé. On est à mille lieues de la force immédiate d'un "Lucky Man" ou d'un "Bitter Sweet Symphony". Pourtant, le charme est bien présent, même si on pourrait reprocher au titre une grandiloquence un peu racoleuse dans les arrangements.

Tout le problème pour aborder cet album pourrait d'ailleurs être résumé dans cette constatation : il est impossible de l'apprécier si l'on est incapable d'oublier son prédécesseur. Car parmi tous ceux qui ont omis de jeter une oreille aux deux premières réalisations du groupe, beaucoup seront en droit de se demander s'il n'y a pas erreur sur la marchandise. Et si Urban Hymns avait en son temps le potentiel pour conquérir les foules, nul doute que Forth sera impitoyablement abandonné par bon nombres de "fans" pensant connaitre le groupe, mais qui, déroutés par cette orientation anti-commerciale, n'auront pas la patience d'en retirer toute la substantifique mœlle.

Grossière erreur, car cet album est bigrement bon, et c'est sur la durée que la différence se fait sentir. A l'image de sa pochette nimbée de nuages dorés au sein d'un ciel serein, du haut de ses dix chansons éthérées dépassant pour la plupart les 6 minutes, Forth est d'abord un appel au calme et à la méditation. Au sein de cet univers placide, certains titres se détachent assez nettement. Comme "Sit And Wonder", introduction puissante portée par des synthés particulièrement travaillés, et annonçant un "Love Is Noise" qui se cale très bien en début d'album. Les 3 morceaux suivants sont moins remarquables, mais ils contribuent à asseoir le rythme onirique de l'ensemble. Puis les notes tintantes introduisant "I See Houses" induisent une sorte de réveil. Le titre se démarque grâce à un grand refrain rehaussé par les variations de la voix de Richard Ashcroft, moins pleine qu'avant, plus variée, tantôt douce, tantôt rêche et railleuse, mais toujours aussi époustouflante. Une merveille pour les oreilles qui précède le gros morceau de l'album, "Noise Epic", dépassant les 8 minutes et dont le final oppressant lâche la bride à ses guitares et réalise la rencontre improbable mais réussie entre Noel Gallagher et Steven Wilson. Puis c'est à "Valium Skies" (tout un programme) de nous libérer du cauchemar précédent. La chanson y parvient aisément en associant un air rappelant les hymnes urbains d'antan, mais agrémentée d'arrangements anxiolytiques réalisant un lien parfait avec les premières réalisations du groupe. Enfin, "Columbo" et "Appalachian Song" marqueront moins durablement les esprits, quoiqu'elles soient loin d'être ennuyeuses, cela s'entend.

Vous l'aurez compris : avec Forth, The Verve va combler à nouveau tous les adeptes de pop psychédélique, de rock athmosphérique et de saillies progressives. Adeptes de la première heure, foncez tête baissée sur ce disque, il n'y a pas à réfléchir. Quant aux autres, essayez un peu d'oublier "Bitter Sweet Symphony" et laissez vous le temps de plonger la tête dans les nuages.

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