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Critique d'album

The Horrors


V


(22/09/2017 - - Punk / New Wave / Gothique - Genre : Rock)
Produit par

Note de 4.5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Retour en grande pompe pour The Horrors avec ce qui pourrait bien être le meilleur album de cette fin 2017."
Arthur, le 28/09/2017
( mots)



Comment décrire The Horrors autrement que comme un OVNI sur la scène musicale actuelle. En seulement quatre (et aujourd’hui cinq) albums, ils ne se sont jamais répétés. On pourrait presque parler d’une série musicale d’anthologie. Partis d’une influence tantôt Lo-Fi, tantôt psychobilly jusqu’à la pop innocente en passant par le shoegazing ou le New Wave Revival, The Horrors est un groupe qui se renouvèle, se réinvente en tirant toujours des leçons du disque précédent. On pourrait clairement les ranger dans la catégorie des rares groupes contemporains qui ont une réelle identité musicale, un style unique, inimitable.


De ce fait, chaque album est attendu de pied ferme par des fans toujours plus curieux, à l’image de leur groupe fétiche.


Or, en 2014 parait dans les bacs le bien nommé Luminous qui a tendance à éblouir un peu trop. Un style innocent presque niais, un Faris Badwan à la voix nasillarde (malgré son échappée belle au sein de Cat's Eye) s’essayant à un style qui ne lui convient pas. Quelques bonnes idées, certes. Une électro psyché intéressante, quelques titres accrocheurs mais trop anecdotiques.  Un album qui, s’il est décevant par la forme comparé à la discographie du groupe, ne s’avère pas complètement raté sur le fond  et contient quelques bonne idées. Résumons cet essai comme un cliffhanger, une annonce ou plutôt un indice comme quoi la bande à Badwan poursuit son virage électronique. Et, en cela, cet album sonnait plutôt comme une bonne nouvelle. A la condition de nous régaler pour la suite.


Ainsi, cet été est parvenu à nos oreilles comme sorti de nulle part le single « Machine », la consécration. Instrumentalement parlant, on jurerait du Depeche Mode période Black Celebration avec un zeste d’indus bien dark à la Nine Inch Nails. Un Faris qui s’éclate vocalement. Intense, puissant, accompagné d’un clip glaçant aux formes vivantes étranges, aux animations robotiques saccadées (fruit du travail du responsable de l'artwork Erik Ferguson), sombre et coloré à la fois, The Horrors nous expédient en plein cœur du computer, dans la matrice. L’excitation est à son comble.


Le 22 Septembre 2017, après deux autres extraits plutôt intéressants chacun dans leur style (« Something to Remember Me By » et « Weighed Down » par ordre chronologique) sort V, le justement intitulé cinquième album du combo de Southend-on-Sea. Album qui laisse sans voix. Ont-ils fait mieux ? Peuvent-ils faire mieux ? Le feront-ils ? Tant de questions et seulement 10 chansons.


Le voyage commence par « Hologram », un beat à la limite du hip-hop, des basses synthétiques apaisées  par des nappes New Wave et bientôt une guitare shoegaze, un trip électronique au travers duquel on navigue lentement, on se laisse frénétiquement emporté par une vague froide à grand renfort d’effets en tous genres. Et surtout une question : « Are We Holograms ?». Le thème est posé, nous aurons affaire à une réflexion sur l’évolution technologique et l’isolement  social. Tout un programme donc.


Le titre se conclut sur une envolée psychédélique s’enchainant à la perfection avec le second titre de l’album dont l’intro est non sans rappeler celle de la « Strawberry Letter » des Brothers Johnson. Tout cela avant de balancer un riff de guitare funky assommant : bienvenue dans  « Press Enter to Exit ». Un paradoxe mêlant à merveille influences 60’s et tendances rock indé actuelles. On ne pouvait rêver meilleur départ pour un album si énigmatique.


Car s’il y a un point fort indiscutable sur V, c’est la diversité de ce qui nous est proposé. Il y en a presque pour tous les goûts. Chaque membre du groupe se donne à fond dans ce qu’il fait et ça fait du bien.


Des morceaux puissants comme « Machine » à la candeur de « Something to Remember Me By » en passant par « World Below » et son peps indéniable faisant écho par moments à The Smashing Pumpkins voire à Babylon Zoo,  V fait le job et nous propose une tracklist aux petits oignons tant sur le fond que sur la forme. De quoi ravir les amateurs de Synth-Pop autant que ceux d’Indus, de rock indé voire même d’électro-pop.


Autre pépite notable : « Gathering », comme sorti tout droit de Ziggy Stardust avec sa guitare acoustique et son solo à la Pink Floyd. On plane par-dessus les nuages, loin de l’uniformisation, loin de la technologie. Une bouffée d’air frais au milieu de cette galette couleur ébène.


Malgré tout, certains titres restent, sans être inutiles, trop longs et un peu fades. Le plus bel exemple se trouve dans « Point of No Reply » qui sonne vide au milieu de l’album et nous sert un refrain réchauffé et beaucoup trop téléphoné. Dommage.


Il en va de même pour le concept de l’album qui aurait pu être poussé beaucoup plus loin mais qui se retrouve trop souvent abandonné au profit de morceaux qui, s’ils n’en demeurent pas moins bons, auraient mieux leur place sur l’album suivant. Dommage, encore une fois.


Cela dit, planent sur cet album le fantôme de David Bowie et l’ombre du dernier [g]Nick Cave[/g]. Le 21ème sera électronique ou ne sera pas. The Horrors reste un groupe qui ose, expérimente, recherche de nouvelles sonorités en mariant les anciennes et, pour cela, il mérite largement sa place au sein des artistes les plus intéressants de notre époque. Ceux qu’il faudra suivre de très près. Ceux que l’on pourrait d’ores et déjà  considérer comme les nouveaux Joy Division.


V marque donc le retour d’un groupe qui fait du bien à la scène musicale des années 2010. Un groupe qui arrive encore à surprendre son public. Fait assez rare pour être apprécié. De quoi nous mettre l’eau à la bouche pour la tournée à venir qui, si elle est à la hauteur de l’album fraichement sorti, sera incontestablement un des événements rock incontournables de cette fin 2017.  


De quoi nous faire lentement mais sûrement patienter jusqu’au prochain venu des Horrors qui, espérons le, sera encore plus accompli. Affaire à suivre donc.

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