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Critique d'album

The Dead Weather


Dodge & Burn


(15/09/2015 - Third Man Record - The supergroupe de la mort - Genre : Rock)
Produit par Jack White

1- I Feel Love ( Every Million Miles) / 2- Buzzkill(er) / 3- Let Me Through / 4- Three Dollar Hat / 5- Lose The Right / 6- Rough Detective / 7- Open Up / 8- Be Still / 9- Mile Markers / 10- Cop and Go / 11- Too Bad / 12- Impossible Winner
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"The Dead Weather signe la BO d'un road trip musical malsain. 3eme album, celui de la maturité ? Non celui de tous les vices !"
Stéphane, le 28/09/2015
( mots)

The Dead Weather est un supergroupe hors du commun. La règle pour ces groupes consiste en une durée de vie limitée dans le temps. Pourtant, le club météo de Jack White remet le couvert sans jamais réellement dépareiller de son prédécesseur. On en est aujourd'hui au troisième "super" album de ce "super" groupe. Dodge and Burn est un condensé de sueur et d'énergie, jamais la voix d'Alisson Mosshart n'a été aussi sexy.


The Dead Weather avait déja cultivé un côté stoner dans ses précédents albums, ici, il est exacerbé. "I Feel Love", le premier single, laissait déjà présager ce virage. Une bonne "reverb à ressort", une fuzz type "big muff", et un noise killer pour étouffer le son sans laisser vivre un seul larsen, Dean Fertita est en place. Le troisième guitariste des reines de l'âge de pierre maîtrise son sujet niveau "gros son". La basse de Jack Lawrence vient alourdir l'ensemble de la plus belle manière, discrète, simple et efficace. Le bassiste est parfait dans les low tempo, on imagine chacune de ses notes retenant une Alisson Mosshart au bord d'un ravin, mais gare au moment où cette dernière repartira, entraînée par une basse aussi rapide qu'une "kalashnikov" en mode rafale. Et Jack White ? Est-il encore nécessaire de commenter son rôle dans l'histoire ? Derrière ses fûts de batterie, le chef d'orchestre est impérial. Forçant l'égo jusqu'à jouer en "flat", être vu même si on est batteur, tel est le crédo du bonhomme. Il est préférable d'oublier ses (mauvais) côtés pour se recentrer sur la rythmique, qui est entraînante, chirurgicale, et extraordinairement musicale. L'entâme de cet album est prometteuse, avec un single comme "I Feel Love", on laisse Dodge and Burn dans l'auto-radio et on est attentif à la suite.


La suite s'inscrit dans la droite lignée de ce à quoi nous a habitués el senor White, à 2 exceptions près un conte britannique où le flegme d'un espion de sa majesté auait tout à fait sa place, "Impossible Winner". Jolie envolée soul où le chant de Mosshart vient appuyer des lignes de piano/cordes épiques. Le deuxième ovni "Three Dollar Hat" est rock, mais sans l'être... Comment dire ? vous voyez Eminem ? Kraftwerk ? Imaginez qu'il s'agisse d'un double featuring, et bien voilà.... sauf que... sauf que ce n'est pas un featuring. C'est bel et bien le batteur du groupe qui reprend du service derrière le micro sur un mix électro-rock-rappé. Comme si cela n'était pas suffisant, un rebond intéressant transforme cet ovni en morceau curieusement intéressant : vers le milieu, les guitare, basse et batterie refont surface et, comme si elle reprenait le dessus sur White, Mosshart s'empare du micro pour rappeler que le lead chant de ce groupe, c'est elle. Après tout, maintenant que Jack White a confirmé ses qualités de batteur, autant lui laisser ce rôle, la voix de la belle brune est tellement à tomber sur cet album.


De temps en temps comme ils l'ont fait auparavant, les deux leaders de ce groupe se rencontreront le temps de partager des couplets - refrains comme c'est le cas sur "Rough Detective", morceau qui sent bon le sable chaud, les gros cubes, un titre qui aurait pu accompagner la série Sons of Anarchy si Dodge and Burn était sorti quelques années plus tôt.


La petite perle de cet album s'appelle "Let Me Through", les échos de la voix de Mosshart sont maîtrisés à la perfection. Ce titre pourrait être la rencontre d'une Nancy Sinatra avec un Ty Segall, sauf qu'il s'agit de The Dead Weather. Mosshart pose sa voix en réponse à la guitare très minimaliste d'un Dean Fertita orfèvre en OctaFuzz (effet qui combine une saturation et une modulation des notes pour donner l'impression d'une basse et d'une guitare qui jouent en simultané). La basse de Lawrence est omniprésente et fait régner une ambiance des plus malsaines pour notre plus grand plaisir.


"Loving is a wild thing


If you stand in my way"


Le résultat final de cet album est bon, offre des ouvertures pas forcément attendues. Ces ovnis musicaux se révèlent, en fait, être des points forts pour un album qui ne devait pas être une suite logique des deux derniers, dont le reproche principal était leur trop grande ressemblance. Chacun des titres de Dodge and Burn donne, sur le plan de la production, un résultat homogène, ce qui n'était pas le cas sur Horehound et Sea Of Cowards. Malgré la malédiction qui semble peser sur nombre de supergroupes, The Dead Weather continue à faire ce qu'il sait faire, et le fait de mieux en mieux. Un regret tout de même, 43 minutes c'est court.... surtout quand on sait qu'il y avait la matière pour un double album. Bref Jack, la prochaîne fois si tu as 25 bons morceaux, tu enregistres tout et tu sors un double album, c'est quand même pas compliqué... A bientôt.

Note de 3/5
Une écoute suffit à asseoir la hargne sulfureuse et ravageuse de ce nouvel opus : sans se hisser au niveau de ses prédecesseurs, Dodge & Burn reste un témoignage jubilatoire du supergroupe le plus pimp de la décennie.
Note de 2/5
Un album difficile au premier abord, alternant les réussites ("Too Bad"), toutes proportions gardées, et les échecs cuisants ("Let Me Through", "Three Dollar Hat" ou l’insupportable "Mile Markers"). Rien de révolutionnaire à se mettre sous la dent non plus niveau son et on est juste content d’entendre Jack White dans un groupe. Un échec, à relativiser peut-être après plusieurs écoutes, si vous avez la foi d’aller jusque là.
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