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Critique d'album

The Cribs


Ignore The Ignorant


(04/09/2009 - 101 Distribution - Rock indie - Genre : Rock)
Produit par

1- We Were Aborted / 2- Cheat On Me / 3- We Share The Same Skies / 4- City Of Bugs / 5- Hari Kari / 6- Last Year's Snow / 7- Emasculate Me / 8- Ignore The Ignorant / 9- Save Your Secrets / 10- Nothing / 11- Victim Of Mass Production / 12- Stick To Yr Guns
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Plus de guitares, plus d'inspiration... Les Cribs disent " Merci Johnny ! ""
Elise, le 07/11/2009
( mots)

Au départ, c'était une histoire de famille. Papa-Maman, tous fiers (ou méga flippés) ont vu leurs trois adorables rejetons quitter leur bourgade du Nord anglais pour la grande ville de Leeds. Là, les trois frères se nomment The Cribs et écument les salles de concerts, comme Kaiser Chiefs en son temps, mais avec un succès moindre. Malgré tout, le Sud et la capitale du rock finissent par les accueillir, et de première partie de The Libertines en support de Death Cab For Cutie, deux albums voient le jour. Vient la rencontre avec les Franz Ferdinand, et Alex Kapranos se lance dans la production de leur troisième opus Men's Needs, Women's Needs, Whatever. Succès honorable en Grande-Bretagne, mais peu d'écho ailleurs. The Cribs a du mal à se détacher d'une image d'énième groupe à guitare sans grande originalité, et pour cause.

Mais aujourd'hui, les choses ont changé. Car depuis début 2008, les trois garçons ont accueilli un nouveau membre, et pas n'importe qui. Johnny Marr, ancien guitariste des Smiths, et plus récemment de Modest Mouse, a décidé de venir à la rescousse du petit groupe de Wakefield. Le pourquoi restera une énigme, mais les Cribs n'en demandaient sûrement pas tant. C'est donc avec un atout de taille que le groupe enregistre Ignore The Ignorant, quatrième album aux airs de dernière chance, à une époque où le foisonnement de nouveaux groupes Outre-Manche tend à limiter à deux opus les groupes au succès mitigé. 

Et on dit "Merci Johnny" ! Parce qu'à défaut de révolutionner le son de The Cribs, le guitariste lui apporte indéniablement une virtuosité et une inspiration qui lui manquaient. On le sent dès les premières notes de "We Were Aborted", où les riffs ravageurs attaquent avec précision l'auditeur. Voilà un vrai hymne aux "groupes à guitare", chant presque crié, mais maîtrisé, dans la pure tradition anglaise, soutien impeccable des cordes et batterie déchaînée, l'ensemble est diablement efficace. On attend alors le meilleur de Ignore The Ignorant.

Mais à vrai dire, on peut à la fois être ravi ou déçu à l'écoute de l'album. Tout dépend si l'on peut accepter que The Cribs, contrairement à des formations comme Kaiser Chiefs, Hard-Fi , Franz Ferdinand, ou The Kooks, ne soit pas une machine à tube. Sur Ignore The Ignorant, pas de refrains qu'on fredonnera toute la journée après une seule écoute, pas de mélodies qui restent en tête, ou de rythmes immédiatement imparables. Non pas que l'album soit mauvais, loin de là, mais parce que le son de The Cribs est trop chargé, trop typé, trop travaillé pour permettre d'en retenir toutes les subtilités en une seule écoute. On ne distingue pas chaque titre dès le départ, tout semble se mêler, être lié, ou diront les plus réticents, se ressembler et se répéter pour ne plus faire qu'un gros bordel. Un point de vue compréhensible, mais qui résulte peut être d'une écoute trop courte. Ignore The Ignorant demande du temps et un peu d'abnégation pour être appréhendé honnêtement. Et dans des temps de surcharge côté nouveautés, le temps est une denrée rare. The Cribs fait alors les frais de la pénurie.

Ainsi, si le single "Cheat On Me" n'est pas le morceau le plus réussi de l'album, on retiendra la patte très smithienne apposée sur "We Share The Same Sky", les belles envolées de Johnny sur "Hari Kari" et son refrain très 90's, et le plaisir de voir les quatre garçons se poser pour le superbe "The City Of Bugs", pause inattendue et vrai moment de grâce dans toute cette agitation frénétique. De même, le plus calme "Last Year's Snow", ou "Ignore The Ignorant" montrent que Ryan Jarman sait aussi poser sa voix sur la durée, de manière très agréable. Il ne faut pas non plus en abuser, comme le montre le raté "Save Your Secrets".

Mais ce que les Cribs aiment, ce sont ces moments de petites folies, de guitares déchaînées où ils semblent déjà imaginer les fans sautillants du premier rang. "Emasculate Me" et "Victim Of Mass Production" semblent complètement écrits pour la circonstance, tant le rythme est dansant, et "Nothing", vrai moment de défoulement pour Johnny Marr, devrait avoir un bon effet sur les foules. L'album se clôt malgré tout en douceur sur "Stick to Your Guns", même si douceur qualifie seulement la gravité du chant et la lenteur du tempo, les guitares étant toujours en mode saturation. 

A l'écoute, on comprend que le succès ne soit pas forcément facile à atteindre pour The Cribs. Pour autant, on ne souhaiterait pas les voir lisser leur production et simplifier leurs airs pour rentrer dans le moule. Ignore The ignorant s'adresse à ceux qui aiment prendre le temps de décortiquer un album en apparence bordélique. Parce qu'il y a des bazars très bien rangés. Les bordéliques comprendront.

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Critique d'album

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