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Critique d'album

Slipknot


We Are Not Your Kind


(09/08/2019 - - Neo metal alternatif - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Insert Coin / 2- Unsainted / 3- Birth of the Cruel / 4- Death Because of Death / 5- Nero Forte / 6- Critical Darling / 7- Liar's Funeral / 8- Red Flag / 9- What's Next / 10- Spiders / 11- Orphan / 12- My Pain / 13- Not Long for This World / 14- Solway Firth
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Expérimental et brutal, l'album le plus complet du groupe"
Guillaume, le 23/09/2019
( mots)

Du haut de ses vingt années passées au sommet, Slipknot nous renvoie à un temps où le rock affolait encore les chiffres de ventes et où même des groupes qui proposaient une musique extrême comme eux ou Korn trouvaient très légitimement leur place sur les ondes radio aux Etats-Unis ou en Europe.


Les temps ont changé, et le rock a très franchement battu en retraite côté médias. Mais les fans d’hier n’ont pas oublié, leurs rangs ont même grossi et le succès de Slipknot ne se dément pas. La preuve, le gang masqué célèbre son retour en grande pompe, album n°1 au Billboard et tournée mondiale dans la foulée. D’ailleurs le clip d’"Unsainted" a fait des millions de vues dans les premiers jours après sa mise en ligne, les fans sont là.


Deuxième album sans leur batteur emblématique Joey Jordison, mais le groupe avait su rassurer sur 5. The Gray Chapter (2014 - Roadrunner Records) avec le recrutement du fils Weinberg derrière les fûts qui avait su adopter le style Jordison, on y avait vu que de feu.


Aujourd’hui comme hier rage et misanthropie restent intacts, le disque oscille entre atmosphères sordides et défouloirs. Toujours au sommet quand il s’agit de bastonner, Slipknot nous assène quelques grosses gifles comme ils savent le faire. "Unsainted", "Nero Forte" et "Red Flag", "Critical Darling", "Orphan", autant de morceaux redoutables avec des couplets metal entre rap, talkover et screams et des refrains clairs taillés pour les grands événements. Rien à jeter. Tout est mené tambour battant, à coup de riffs serrées et de batterie ultra précise. Bref le fan en a pour son pognon, il va pouvoir balancer la tête fort et sauter dans tous les sens au concert.


On remarque une présence plus marquée des rythmes tribaux, avec la meilleure utilisation de l’historique Shawn Crahan aux percussions en renfort de la batterie. "Unsainted", "Birth Of The Cruel" ou "Nero Forte", les trois premiers vrais morceaux fixent cette évolution. Ces rythmes ne sortent peut être pas au hasard d’un chapeau - ou de derrière un masque - Corey Taylor vient en gros de consacrer deux ans à Stone Sour chez qui on retrouve Johnny Show (ex bassiste de Cavalera Conspiracy) et surtout Roy Mayorga (ex batteur de Soulfly), ce qui donne forcément des idées en matière de section rythmique.  


Mais au delà de l’efficacité des morceaux, l’album s’avère à la fois cohérent et audacieux. On retrouve un peu la même impression ressentie à l’époque de la sortie d’Iowa (2001 - Roadrunner Records), la bonne surprise de découvrir un groupe capable d’exceller aussi hors de sa zone de confort. Que ce soit les surprenantes percussions électroniques type TR-808 dans "My Pain", les pianos égrainés et l’asymétrie dans "Spiders" ou encore l’interlude "Death Because Of Death" et son titre repris en boucle comme un mantra, ces prises de risque n’en rendent l’album que plus intéressant car ces choix sont pertinents. Pas de dépaysement néanmoins, les thématiques angoissantes nous rassureraient presque par leur présence, belle inversion. Dans ce contexte, un peu de « douceur » dans ce monde de brutes avec "A Liar’s Funeral", une ballade à la mode Slipknot, funèbre et malsaine avec en guise de refrain "Liar" hurlé et la colère qui libère enfin exprimée.


On termine, "Solway Firth" fait écho à l’intro "Insert Coin", un chant d’abord vaporeux plante le décor macabre de ces fameux tueurs, et le massacre commence. La rythmique indus, la guitare jouant une alarme, le blast beat sonnant comme des couteaux acérés. Jusqu’au bout Slipknot nous angoisse, le morceau ne fait aucune concession, hors de question de calmer le jeu, la dernière phrase tombe comme une sentence résumant en quelque sorte la philosophie du groupe : "Je ne souris plus depuis des années"


A la prod, du très lourd avec les deux Gregs, tout d’abord Greg Fidelman qui a accroché à son palmarès des productions comme le premier System Of A Down, Holy Wood de Marylin Manson, le premier Audioslave et j'en passe. De son côté Greg Gordon est passé par Metallica, Triggerfinger et Slayer, là aussi entre autres. Pour le Knot les deux avaient déjà travaillé sur 5. The Gray Chapter. 


Le reste de l’équipe Paul Fig et Sara Killion ont un CV plus restreint mais où figurent déjà Alice In Chains, Stone Sour, Deftones, Ghost, Black Sabbath.


Résultat, un son énorme mais plus policé, totalement en accord avec la direction artistique, We Are Not Your Kind (2019 - Roadrunner Records) s’impose comme l’album le plus complet du groupe, expérimental sans que cela empiète sur la brutalité, ce disque va vous battre la couenne sans répit pendant une heure, de quoi aborder l’automne gonflé à bloc, mais un peu déprimé aussi, on ne ressort jamais vraiment serein d’un passage chez Slipknot. 

Commentaires
Etienne, le 30/09/2019 à 22:52
D'un groupe encore convalescent menés par deux divas sans garde-fou, on aurait pu craindre le pire. Et pourtant, ça déboîte de la gencive en veux-tu en voilà... Taylor chante comme s'il avait une horde de clébards affamés à ses trousses, la prod' est fabuleuse (ces ambiances sont d'un morbide...) et chaque interlude apporte une "respiration" salvatrice. Un peu comme si on sortait la tête de la machine à laver avant l'essorage. Et puis mince, quel batteur. Jordisson peut continuer de passer ses dimanches aux champignons. Chapeau, enfin non: Masque, les gars.
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