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Critique d'album

Reignwolf


Hear me out


(01/03/2019 - - Blues Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par Reignwolf

1- Black and Red / 2- Alligator / 3- Over and Over / 4- Wanna don't Wanna / 5- Ritual / 6- Keeper / 7- Son of a gun / 8- I want you / 9- Fools Gold / 10- Wolf River
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un premier effort prometteur malgré des influences très (trop ?) marquées"
Maxime L, le 16/09/2019
( mots)

Ce qu'il y a de bien dans la scène blues-rock-stoner-alternatif c'est qu'à défaut d'être originale (par définition elle ne peut l'être complètement), elle est particulièrement foisonnante. Le spectre est en plus suffisamment large pour qu'on ne soit pas à l'abri de tomber sur une bonne surprise au détour d'une conversation, d'une playlist impromptue ou simplement par le fruit du hasard.


Le revival de cette scène est assez simple à analyser : le rock, en manque de héros, d'idoles, et de personnages forts se rapproche de son passé glorieux et, bénéficie également de la mode dit du "vintage", surfant opportunément et habilement sur ce retour en grâce (tout est relatif) du rock à guitares et des sonorités seventies. 


L'autre explication selon moi, tient dans le fait que ce genre musical est plutôt accessible et non plus seulement réservé à un public rock averti. 


Il y a eu les White Stripes, les Black Keys, les Queens of the Stone Age, Band of Skulls, Royal Blood, Greta Van Fleet,  Graveyard, Rival Sons et j'en passe. Tous appartiennent, ou ont appartenu de près ou de loin à cette scène, certains s'en sont extirpé avec succès, d'autres ont dangereusement flirté (voir allègrement dépassé pour les 2 gugusses de l' Ohio) la limite de l'acceptable et de la mélodie facile. Difficile donc de s'y retrouver au sein de cette galaxie de groupes, qui disons le tout net ont tendance parfois à se ressembler.


Et puis il arrive occasionnellement qu'une tête sorte du buisson, peut être un peu furtivement, mais avec suffisamment d'atouts pour qu'on la remarque. C'est un peu le sentiment que procure l'écoute de ce Hear me out, premier album de Reignwolf.


Le groupe est avant tout celui de Jordan Cook, Canadien d'origine mais ayant migré vers...Seattle, tiens tiens.... 


Cook est une  sorte de Rémy Bricka bluesy et badass : chanteur-guitariste multi-instrumentiste, qui avait pour habitude jusque là de se produire seul avec ses instruments (grosse caisse incluse), et qui à l'aide du batteur Joseph Bradley et de Stacey James Kardash à la basse va monter ReignWolf et nous proposer donc ces 10 titres pêchus et efficaces dont il est question aujourd'hui.


Le moins que l'on puisse dire, c'est que le groupe a pris son temps pour sortir ce premier album, puisque la formation remonte officiellement à 2012. Ils ont entre-temps, excusez du peu, tourné pour Black Sabbath, sans aucun album à promouvoir, (seulement 2 singles paru en 2013 et 2016).  Force est de constater qu'ils n'ont par contre pas trop bossé sur l'originalité du nom de groupe, ou sur celle de la pochette. Un jour, il faudra en finir avec la symbolique des loups dans le rock/métal.....


Toujours est il que ce premier effort est tout à fait intéressant, en dépit de certains défauts qu'on attribuera facilement aux imperfections classiques du premier album.


Hear me out s'ouvre sur "Black and Red",son riff White Stripien et sa batterie aux sonorités très Seventies, Nous sommes en terrain connu, les repères sont facilement identifiables, et c'est une jolie entrée en matière que nous proposent les Canadiens. Impression renforcée avec "Alligator", sorte de rejeton hybride des Queens of the stone age (le riff d'intro très rond notamment, et les claviers au dernier plan sur l'outro) et de Royal Blood pour le gros refrain et les breaks. 


Mais c'est véritablement avec "Over and Over" que le groupe frappe fort, tant ce titre vous rentre dans la tête instantanément à la première écoute. C'est un début de piste à explorer pour ReignWolf, car ce morceau est sans aucun doute le plus réussi de l'album, mais il est surtout celui qui se démarque le plus des influences pré-citées. Le chant notamment, très écorché, au point de se demander si c'est la même voix que sur le reste du disque. "Over and Over" est une vraie petite bombe, entre la grosse basse rebondissante et la boucle indus presque surannée mais foutrement efficace. Il est là le loup qui sort du bois, assurément !


Le reste de l'album oscille entre l'excellent sur une bonne partie des titres, citons pêle-mêle "Wanna don't wanna" où l'on retrouve un chant agressif très intéressant, "Ritual" , "Fools gold" et ses relents de Band of Skulls (la voix d'Emma Richardson en moins). 


C'est en définitive le défaut majeur de ce premier album : la multiplicité des références et des influences, parfois presque "perturbantes". 


C'est particulièrement le cas sur "Ritual" où l'on jurerait entendre Alex Turner des Arctic Monkeys. Un Alex Turner peut-être plus épais et sous stéroides, mais la ressemblance est troublante malgré l'efficacité de la chanson. 


"Keeper" de son côté sonne comme si Turner chantait sur la guitare d'Hanni El-Khatib. La "filiation" avec Turner est présente sur plusieurs morceaux, parfois jusque dans la façon de faire sonner les instruments, où l'on croirait entendre les Arctic Monkeys (période Josh Homme aux manettes). L'influence du grand rouquin est palpable également sur la façon qu'à Jordan Cook a chanter en voix de tête sur certaines parties et qui évoquent clairement les Queens Of the Stone Age. Les connaisseurs des Californiens iront peut-être même jusqu'à dire que la mélodie de "Wolf River" est bien calquée sur "This Lullaby" (titre de Lullabies For Paralyse.).


L'ensemble reste cohérent donc, les références étant à la fois bonnes et homogènes, mais on est en droit d'attendre un peu plus de personnalité pour un groupe qui a malgré tout pas mal roulé sa bosse sur les routes. Fort heureusement, tout cela n'empêche pas de passer un excellent moment (mais court !) en compagnie de ce disque. C'est d'ailleurs le reproche qu'on a souvent fait à Royal Blood, par exemple, malgré leurs évidentes qualités : ne pas suffisamment se démarquer.  A noter qu'il sera possible de les découvrir rapidement sur scène à Paris, puisqu'ils se produiront à la Maroquinerie le 22 octobre prochain.


En attendant donc un second album, qui on l’espère dépassera cette fois la demi-heure, mais qui sera surtout émancipé de ces illustres influences.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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