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Critique d'album

Razorlight


Olympus Sleeping


(26/10/2018 - - - Genre : Rock)
Produit par

1- Adam Green Skit / 2- Got to Let the Good Times Back into Your Life / 3- Razorchild / 4- Brighton Pier / 5- Good Night / 6- Carry Yourself / 7- Japanrock / 8- Midsummer Girl / 9- Iceman / 10- Sorry? / 11- Olympus Sleeping / 12- No Answers / 13- City of Women
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Razorlight revient et n'a pas pris une ride..."
Clément, le 30/10/2018
( mots)

Vous souvenez-vous de Razorlight ? Ce groupe de rock anglais qui a marqué toute une génération de collégiens et de lycéens entre 2006 et 2008 avec la machine à tubes qu'était son album éponyme ? 10 ans plus tard ils sont de retour et ça n'a pas pris une ride... et c'est bien son principal défaut. Vous pouvez regarder notre avis en vidéo ci-dessous ou vous reporter à son résumé écrit.


 


 


Allons directement à l'essentiel : Olympus Sleeping n'est pas un mauvais album. C'est même un plutôt bon disque qui s'écoute facilement et simplement, et dans lequel on retrouve toute l'énergie qui avait fait le succès du groupe en 2006. De là à dire que ce soit une bonne chose il n'y a qu'un pas que nous hésiterons à franchir. Mais pour le comprendre, ça vaut le coup de revenir un peu en arrière.


Lorsque Johnny Borrell et ses acolytes sortent leur 2ème album éponyme en 2006, le succès est fulgurant. Le disque est un véritable concentré de tubes qui propulsera le groupe au sommet des charts aux quatre coins du globe, devenant par la même l'un des groupes les plus emblématiques de toute une génération. 2 ans plus tard le groupe dévoile son 3ème album, Slipway Fires, où le groupe délaisse son énergie, sa fougue et la guitare électrique pour se consacrer davantage au piano et explorer des morceaux plus "posés". Seul problème : ce n'est pas du tout ce que les fans attendaient. S'ensuit une dégringolade du groupe qui laisse sa place à la nouvelle égérie pop de la jeunesse : The Kooks.


En bref, Slipway Fires n'est pas un bon souvenir pour Razorlight et ça se sent. Olympus Sleeping va clairement puiser davantage du côté de ses grands succès avec des morceaux qui rappellent tout de même beaucoup leurs "belles" années. Si vous avez été un(e) grand(e) fan du groupe, vous serez ravi(e) de découvrir "Carry Yourself" qui vous rappellera très fortement l'ambiance de "In The Morning" (et qui risque de tourner en boucle chez certains d'entre vous) ainsi que les innombrables autres exemples que contiennent le disque : "Iceman"/"America", "Brighton Pier"/"Back To The Start" etc.


L'ennui c'est que même si Slipway Fires n'a pas fait l'unanimité, il restait annonciateur d'une volonté du groupe d'explorer autre chose et d'aller toucher des émotions différentes chez ses auditeurs. Et lorsque l'on voit l'excellente mais très confidentielle discographie solo de leur figure de proue, à savoir Johnny Borrell, on ne peut s'empêcher d'avoir un arrière-goût légèrement amer. Et si Razorlight avait tenté quelque chose de nouveau ? Et s'ils avaient poursuivi dans la voie de Slipway Fires (ce qui n'aurait pas été pour me déplaire) ?


Donc oui, Olympus Sleeping est un bon album pour tout nostalgique de Razorlight qui se respecte. Et si c'est votre cas, vous auriez raison de ne pas vous priver. Mais se pose alors la question de la pertinence artistique. A-t-on réellement envie de voir la même recette réchauffée ? A vous de voir.

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