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Critique d'album

Radio Moscow


The Great Escape of Leslie Magnafuzz


(17/10/2011 - Alive Naturalsound - Blues-rock psychédélique - Genre : Rock)
Produit par

1- Little Eyes / 2- No Time / 3- Speed Freak / 4- Creepin' / 5- Turtle Back Rider / 6- Densaflorativa / 7- I Don't Need Nobody / 8- Misleading Me / 9- Summer of 1942 / 10- Insideout / 11- Deep Down Below / 12- Open Your Eyes
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"La machine Parker Griggs commence à se gripper"
Nicolas, le 07/12/2011
( mots)

Il n'est nullement question de faire un procès d'intention à Parker Griggs, du genre "se contenter de recopier les travaux (forcés) des ancêtres du rock ne mène à rien". Cette critique facile ne fait que raviver l'inutile querelle entre anciens et modernes. Et alors ? Si Griggs adule les late 60's, s'il ne jure que par l'analogique mono médié par une antique Stratocaster et deux pédales antédiluviennes (fuzz et wah wah), et s'il y a un public prêt à le suivre, où est le problème ? Donc ne nous trompons pas de combat. Que ceux qui pensent que les Page, Clapton et Hendrix ont déjà amplement retourné le style en question aillent voir ailleurs s'ils y sont, et que les autres tentent une fois de plus de se laisser emporter par les volutes psychédéliques et la grande évasion de Leslie Magnafuzz, de Radio Moscow bien sûr. Sauf que cette fois...

Sauf que cette fois, la mayonnaise a un peu plus de mal à prendre. On ne va pas forcément jeter la pierre à Parker Griggs : ce diable de musicien s'est déjà fendu de deux productions studio délectables qui ont de plus réussi à ne pas donner dans la redondance stérile. Entre garage-blues et psyché hendrixien, Radio Moscow et Brain Cycles avaient déjà largement balayé le spectre des manifestes rock de la fin des années 60. Difficile de ne pas se répéter soi-même, et plutôt que de livrer un clone de ses précédents albums, Griggs a essayé d'explorer encore plus avant sa religion en versant dans la surenchère d'effets sonores et en se livrant même avec d'avantage d'énergie que d'habitude. Mais malheureusement, ça ne fonctionne pas aussi bien. Les riffs semblent souvent flous et noyés dans le chaos fuzzigène. Emportée par son élan, la batterie apparaît parfois approximative (comble du comble atteint sur "No Time") et écrase souvent les chansons sous le poids excessif de ses cymbales. Plus gênante est cette sensation de redondance d'un morceau à l'autre, avec des lignes mélodiques vocales qui s'articulent souvent autour des mêmes notes. On peine parfois à s'y retrouver entre "Little Eyes", "No Time" et "Speed Freak'" qui exploitent jusqu'à l'overdose des variations sur le même thème.  Ainsi, ce que l'on craignait a fini par subvenir : Parker Griggs commence à radoter, et qui plus est au sein du même disque. Damned. Alors bien sûr, l'animal aux commandes n'a jamais été un mélodiste hors pair, mais il est certain que la faiblesse de ce créneau ressort ici d'autant plus cruellement que le chaos instrumental environnant ne laisse que peu de bouées de rattrapage à l'auditeur en perdition.

Pour autant, on aurait tort de bouder ce troisième effort de Radio Moscow. La paire Griggs - Anderson a encore pas mal de choses à dire, et souvent avec la manière. On apprécie notamment quelques morceaux moins rentre-dedans qui permettent d'aérer l'ensemble (le blues tranquille de "Creepin'", l'instrumental country "Densaflorativa" ou le passage obligé au bottleneck de "Deep Down Below") quand certains titres exposent encore des atours parfaitement recommandables ("Turtle Back Rider" qui transpire le Hendrix par tous les pores, "Summer Of 1942", "Open Your Eyes"). Mais on aurait clairement souhaité plus d'audace, plus d'imagination dans ces récitations véhémentes et parfois emportées par un excès d'enthousiasme. Et puis tant qu'à faire, si un ingé son passait dans les parages pour disperser un peu ce capaharnaüm sonique, il est certain qu'on y gagnerait au change. Ceci étant dit, les limites de Radio Moscow se retrouvent ici étalées au grand jour, et il n'est pas certain que Parker Griggs ait le discernement nécessaire pour les contourner. The Great Escape Of Leslie Magnafuzz pose plus de problèmes qu'il ne trouve de solutions à la mise en forme sans cesse renouvelée de ce sacro-saint revival psyché préhistorique. A partir de là, on peut commencer à s'inquiéter.

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