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Critique d'album

Bill Ryder-Jones


If...


(14/11/2011 - Double Six / Domino - Crossover - Genre : Chanson / Folk)
Produit par

1- If… / 2- The Reader (Malbork) / 3- Leaning (Star Of Sweden) / 4- By The Church Of Apollonia / 5- Le Grand Desordre / 6- Enlace / 7- Intersect / 8- The Flowers #3 (Lotus) / 9- Give Me A Name / 10- Some Absolute End (The End)
Note de 5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Ni Classique, ni Rock; un OVNI musical..."
Claude, le 05/12/2011
( mots)

Doit-on considérer comme surprenant le fait que l'ancien guitariste de The Coral s'associe avec le Liverpool Symphonic Orchestra pour son premier album solo ? Oui si on prend en compte la carrière du groupe et le fait qu'on estimait que c'était un des meilleurs instrumentistes de sa génération ; non si on se rappelle ses arrangements à cordes sur leur dernier opus, Roots & Echoes et aussi que, depuis son départ, il avait réalisé quelques bandes sons pour divers courts-métrages. Si on pouvait dresser un parallèle au niveau de la démarche, ce serait avec Johnny Greenwood de Radiohead dans une commune volonté de pousser plus loin les frontières musicales, de développer des techniques différentes et des nouveaux concepts. Ajoutons enfin que Ryder-Jones lui-même cite comme influence la bande-son de A Single Man de Abel Koreniowski, qu'il dit avoir souhaité, avec If..., mettre en musique le roman post-moderne de Italo Calvino Si par une nuit un voyageur pour comprendre alors pourquoi ce disque est agencé de la manière suivante.

Il est, en effet, pratiquement exempt de guitare comme si l'artiste avait voulu disparaître derrière son album. Ajoutons des vocaux parcimonieux, si murmurés qu'ils en deviennent non pas inaudibles mais plus impressionnistes qu'autre chose, et l'on aura la sensation qu'ils font corps avec les arrangements comme si leur vocation était d'être noyés parmi les orchestrations. Si on ajoute la qualité abstraite que peuvent avoir les instrumentaux comme vecteurs d'images on comprendra la logique inhérente à s'acoquiner avec la musique classique pour aborder une telle "mise en scène", un peu comme Francis Lai ou Ennio Morricone le faisaient si bien. Peu de six cordes donc, hormis sur "le Grand Desordre" et ses délicats arpèges acoustiques, presque pastoraux, évoquant Bert Jansch et Nick Drake, "Some Absolute End (The End)" sur un registre panoramique qui n'est pas sans rappeler Calexico ou "Enlace" qui, partant sur un piano frappant deux notes, s'engouffre dans un rock orchestral avec un coda de guitare à la Santana dont on peut juger d'ailleurs qu'il dépare de l'ensemble.

Primauté sera donné au classique donc avec ses cordes imposantes, ses violons donnant une touche mélodramatique aux compositions ("If..."), ou touches plus "modernes" avec un "The Reader (Malbork)" désincarné tant il est désencombré de tout enjolivement. De la même manière "contemporaine", "Leaning (Star Of Sweden)" se singularisera par un duo entre piano et violon d'où surgira le phrasé indistinct de Ryder-Jones comme pour accentuer ce qu'une mélopée peut avoir de séraphique ou d'immatériel. Les images qui se conjuguent alors sont parfois hiératiques : "Give Me A Name" rappelle Mogwai, "Enlace" accélère un peu ce tempo mais, le plus souvent, elles véhiculent sensations de désolation comme dans ce terrible et sombre panorama qui est dressé sur "By The Church Of Apollonia" : un rythme majestueux, des percussions sépulcrales sur lesquels viennent s'entrechoquer des vocaux féminins qui font comme explorer des territoires déjà jalonnés par Nick Cave ou Warren Ellis.

On pouvait craindre que cette entreprise ne soit quelque peu artificielle mais comme on l'a vu elle s'inscrivait dans une démarche tout à fait naturelle par rapport au sujet abordé. Il y a même une logique artistique et purement technique si on considère la façon dont Ryder-Jones a su évoluer. Ses premiers efforts en solo, des bandes-sons étaient si minimalistes qu'ils en devenaient trop discrets. Ici, l'artiste a su faire preuve d'inventivité dans cette musique d'un film qui ne sera jamais réalisé. Il est parvenu à, précautionneusement, s'effacer derrière ses compositions. On aurait pu, également, se retrouver avec un album pompeux et esthétisant ; il est, certes, habile, intellectuel et abrupt à aborder mais il n'a rien de la condescendance qu'on associe à la Grande Musique. Bien au contraire, il acquiert à chaque écoute une grâce et une élégance qui ne peuvent que nous atteindre, nous toucher et nous émouvoir !

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