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Critique d'album

Queens of the Stone Age


Era Vulgaris (Tour Edition)


(21/01/2008 - Interscope - Stoner rock - Genre : Rock)
Produit par Josh Homme, Chris Goss

1- Turnin' on the Screw / 2- Sick, Sick, Sick / 3- I'm Designer / 4- Into the Hollow / 5- Misfit Love / 6- Battery Acid / 7- Make It Wit Chu / 8- 3's & 7's / 9- Suture Up Your Future / 10- River in the Road / 11- Run, Pig, Run / 12- The Fun Machine Took a Shit and Died / 13- Make It Wit Chu (Acoustic) / 14- Era Vulgaris (Richard File Remix) / 15- I'm Designer (Unkle Remix) / 1- Monsters in the Parasol / 2- Misfit Love / 3- If Only / 4- I Think I Lost My Headache / 5- Into the Hollow / 6- Go With the Flow / 7- Regular John / 8- Avon / 9- Song for the Dead
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"L'occasion ou jamais de suivre QOTSA dans ses nouvelles aventures."
Maxime, le 17/03/2008
( mots)

Comme toutes les occasions sont bonnes pour en remettre une louche sur les Queens of the Stone Age, profitons de leur récent passage en France pour évoquer cette nouvelle version d’Era Vulgaris, et par ricochet les faces B et autres inédits entourant la publication de ce cinquième opus dans un nouveau package. La chose n’est pas inédite en soi puisque dès Songs For The Deaf, le groupe a décliné ses différents albums en de multiples moutures agrémentées de plusieurs titres live. Mais avant de se pencher plus avant sur l’objet, opérons un retour en arrière de neuf mois pour rappeler ici qu’une version import d’Era Vulgaris est sortie avec en bonus tracks en lieu et place de "The Fun Machine Took A S*** ! And Died" deux autres morceaux des plus affriolants. "Running Joke" se charge d’être le "Mosquito Song" du QOTSA cru 2007, un titre mélancolique et pesant porté par des guitares acoustiques dressant le froid constat d’une vie ratée, noyé dans l’écho en fin de piste. Superbe. Outtake plus célèbre et jouée à Paris fin février, "Era Vulgaris" a été écrite avec un Trent Reznor faisant une apparition timide au micro. Le résultat sonne en effet comme une rencontre entre Nine Inch Nails et Queens of the Stone Age, le rythme guerrier et l’ambiance oppressante de l’un se mariant avec les riffs crocheteux et enroués de l’autre. Se jouant des rouages de la machine, la mélodie tente de percer la lumière du jour. Ce morceau synthétise à lui seul les louanges comme les reproches que l’on a pu adresser à l’album auquel il donne son titre : stoner-garage encrassé et virtuose contre binaire maladif et vain, à chacun de choisir son camp.

"The Fun Machine Took A S*** ! And Died" qui ouvre la section inédite du premier CD de ce Tour Edition creuse un peu plus le débat. Certes, le titre provient en réalité de la période Lullablies To Paralyze (où il était distribué sur vinyle dans une version différente lors de la tournée anglaise), mais il épouse davantage l’ambiance de son successeur avec sa construction schizophrénique, chaotique, tel un I-Pod en mode shuffle directement branché sur l’esprit d’Homme en plein trip. Suit une version acoustique de "Make It Wit Chu", laquelle, privée de sa rythmique laid-back, perd quelque peu son pouvoir de séduction. "No One Knows" s’était mieux sorti d’un pareil exercice. Vient l’heure des inévitables remix. Verdict : Richard File n’apporte rien à "Era Vulgaris", Unkle transforme "I’m Designer" en cocotte acid house prête à imploser à tout instant et efface un peu le souvenir d’un "No One Knows" estropié ; puisant dans le même matériau initial, le remix figurant sur le maxi "Sick, Sick, Sick" s’en sort moins bien. Le second CD propose quant à lui un live riche de neuf titres provenant d’un set donné à Amsterdam, avec une version débridée de "Regular John" frôlant les 11 minutes. De quoi regretter un peu plus que le récent concert du gang du géant rouquin ne s’attarde pas davantage sur les anciens titres de son répertoire comme ce fut le cas quelques jours plus tard au Luxembourg ("Regular John", "Avon", "You Would Know", "Mexicola" balancés d’entrée de jeu devant un millier d’âmes chanceuses).

Enchaînons à présent sur les faces B garnissant les singles issus d’Era Vulgaris. Se révélant tous être des covers, ces titres permettent de montrer combien les influences des Queens of the Stone Age couvrent un spectre hétéroclite. Sur "Sick, Sick, Sick", on trouvera un "Goin’ Out West" emprunté à Tom Waits, western poussiéreux sur lequel Homme se déchaîne dans une bacchanale communicative même si on aurait adoré savoir ce que Mark Lanegan en aurait fait. On reste dans l’univers des singers/songwriters avec "Christian Brothers", initialement interprété par Elliott Smith, qui offre un contraste apaisant à la noirceur éruptive d’Era Vulgaris. Dernier single en date, "Make It Wit Chu" contient "Needle In The Camel’s Eye" de Brian Eno, peut-être la face B la plus jouissive du lot, euphorique, solaire, jovialement déglinguée. "White Wedding", chopé à Billy Idol, trotte dans les mêmes paysages que "Goin’ Out West" sans faire mieux que celui-ci. Il y a finalement peu à laisser dans ces dégrossissages qu’on aurait cru autrement plus casse-gueules et principalement motivés par l’envie d’épater la galerie en étalant sa culture. Reste une reprise du légendaire "Smokestack Lightning" de Howlin’ Wolf (réinterprété entre autres par The Rolling Stones, The Yardbirds, The Who, The Grateful Dead, Soundgarden… excusez du peu) se déployant sur neuf minutes et enregistrée avec Bobby Gillespie (Primal Scream). On bave depuis plusieurs mois en attendant son hypothétique publication.

Pour achever ce panorama, signalons enfin la parution d’Era Vulgaris en vinyle par les bons soins d’Ipecac (qui avait déjà sorti une sublime version de Songs For The Deaf en deux 33 tours rouge transparent) sous la forme de trois 45 tours. Le tout forme un joli package dépliant mais s’avère très exaspérant à l’écoute puisqu’il faut se lever toutes les dix minutes pour changer de face. Le bonheur d’écouter Queens of the Stone Age avec l’inimitable son vinyle aura raison de ces considérations casanières.

Qu’on soit un fan complétiste acharné ou un simple curieux, cette nouvelle version d’Era Vulgaris reste une indispensable occasion de mettre la main sur l’un des meilleurs albums de 2007. Le moment ou jamais de se faire plaisir.

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Nov. 2017
7
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