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Critique d'album

Pixies


EP-1


(06/09/2013 - Autoprod. - Rock alternatif - Genre : Rock)
Produit par

1- Andro Queen / 2- Another Toe In the Ocean / 3- Indie Cindy / 4- What Goes Boom
Note de 3/5
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Note de 1.5/5 pour cet album
"Catastrophe : les Pixies sont de retour"
Nicolas, le 16/09/2013
( mots)

On l’avait senti venir à des kilomètres. Cela fait des années que Black Francis cherche à extirper ses Pixies de leurs lucratives tournées nostalgiques et à enregistrer le successeur de Trompe Le Monde. Les rumeurs sont toujours allées bon train à ce propos, et si nous ne connaissons pas encore le fin mot de l’histoire, il apparaît évident que de nombreuses tentatives de marchandages ont été avancées par le chauve bedonnant, notamment à l’égard de son ennemie intime Kim Deal. Si la cool girl s’est toujours faite discrète à ce sujet en interview, on percevait en coulisse sa farouche opposition à une telle folie, une folie à même de détruire complètement l’aura du légendaire carré de Boston. De là à déduire que Deal a été poussée par la portière de la voiture en marche, il n’y a qu’un pas assez simple à franchir, d’autant qu’il n’a certainement pas fallu la pousser très fort. Symbole de ce désaccord Black-Deal, le testament de la bassiste, le passable single "Bagboy", probablement enregistré il ya plusieurs années, a été offert gratuitement en téléchargement par le lutin en chef, ultime pied de nez à celle qu’il a toujours considérée comme une empêcheuse de tourner en rond. Et maintenant ? Maintenant que la Kim d’origine est partie, place à une nouvelle Kim, miss Shattuck, frontwoman des obscurs The Muffs. Psychanalytiquement, ce choix mimétique en dit long sur la rancoeur d’un Black qui a désormais les coudées franches pour faire tout ce qu’il veut.

Et c’est bien là le problème. On ne va pas revenir en long et en large sur le culte immense voué aux Pixies , on vous laissera relire nos chroniques de leurs albums légendaires, mais on peut tout de même rappeler ceci : les Lutins du Massachussets, à qui l’on doit - et ce n’est pas rien - pratiquement toutes les bases de l’alternatif 90’s, puisaient leur talent dans une alchimie robuste liant quatre forts tempéraments, et si la carrière solo de Frank Black s’est retrouvée catapultée qualitativement à des années lumières des quatre albums mythiques du quatuor, c’est en grande partie parce qu’il n’y avait plus personne pour le contrarier. Ni le nerveux et imprévisible Joey Santiago, ni le goguenard David Lovering, et encore moins la chiantissime et tire-au-flanc Kim Deal. La musique des Pixies, cette folie furieuse s’échappant en de délicieux torrents spasmodiques sur fond de socle mélodique inattaquable, résultait tout autant des talents de ses membres que des frustrations nées de leur collaboration. Si Black Francis s’est très vite auto-érigé comme le seul maître à penser du groupe, Bossa Nova et Trompe Le Monde étaient parvenus à faire illusion (et quelle illusion) car la cocotte minute était justement sur le point d’exploser. Que pourrait-on alors penser de Pixies apaisés, aux ordres, et de surcroît avec vingt piges de plus au compteur ? Pas grand chose de bon.

Pas grand chose, car il persiste encore de rares moments appréciables dans cet EP, telles des fulgurances vite évanouies de leur oeuvre passée. Oui, le refrain de "Indie Cindy" assure un minimum, oui, on penserait de prime abord (mais vraiment de prime abord) à une chute de Trompe Le Monde en découvrant le musculeux "What Goes Boom", oui, on sent encore des traces personnelles marquées comme les paroles espagnoles déclamées dans "Andro Queen" ou le côté légèrement à l’ouest des textes de "Another Toe In The Ocean". Mais que retenir d’autre si ce n’est que l’on peine ici à reconnaître les Pixies fougueux et barés de leur jeunesse ? Où est passé le Black hurleur et chaotique ? Qu’est devenue la guitare de Santiago, ici tellement sage et bien trop avare en bouillonnements brutaux et larsens détructurés ? Où sont passées ces lignes de basse magnétiques et sensuelles ? Il n’y a rien ici qui peine à se hisser simplement au niveau d’un album solo moyen de Frank Black . Pire, "Andro Queen" se révèle pour le moins pathétique et sans le moindre intérêt, tandis que "Another Toe In The Ocean" déballe les pires poncifs de l’alternative rock sans même leur rendre un hommage correct. Seul Lovering assure encore une certaine cadence à des morceaux bien mous et sans surprise. Ils sont loin, les Pixies d’antan. Gageons pas ailleurs que Black boira la coupe jusqu’à la lie et qu’il proposera, dans les prochaines semaines, un album studio complet avec sa nouvelle escouade asservie à son bon vouloir. Nous, en tout cas, on est fin prêt à dégainer les flingues, et promis, on ne fera pas de cadeau.

 

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