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Critique d'album

Other Lives


Rituals


(05/05/2015 - - Chamber Pop - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Fair Weather / 2- Pattern / 3- Reconfiguration / 4- Easy Way Out / 5- Beat Primal / 6- New Fog / 7- 2 Pyramids / 8- Need A Line / 9- English Summer / 10- Untitled / 11- No Trouble / 12- For The Last / 13- It's Not Magic / 14- Ritual
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Dense, belle, aérienne. La pop comme elle doit toujours l'être."
Kevin, le 05/05/2015
( mots)

Le propre de la surprise est de ne pas la voir venir. Other Lives avait jusqu'ici tout du bon second couteau. Deux premiers albums crescendo, intéressants à plus d'un titre mais bien trop inégaux pour s'installer dans la longueur. Mais deux albums qui ont eu le mérite de poser les bases d'une musique à mi-chemin entre une folk poussiéreuse et une pop céleste, comme un cow-boy qui se prend pour un chaman. Et voilà qu'en plein cœur du printemps, les gus de l'Oklahoma envoient une ogive de douceur, de beauté spatiale, un rituel qui pourrait sans mal devenir l'un de ces classiques discrets, ces albums à la valeur sûre vers lesquels on revient toujours avec un bonheur intact.


Il faut bien reconnaître qu'avec Rituals Other Lives a frappé un grand coup. En quatorze titres, ils se paient le luxe de déconstruire puis remodeler l'idéal de la pop aérienne. Ici, pas de légèreté à deux balles, leur musique est dense, solide, cadrée et extrêmement bien cadencée. La légèreté tient comme un funambule sur son fil, grâce à un sens costaud de l'équilibre. Ne jamais trop en faire, toujours être au bon endroit. Et ça tient. Parce que leur musique prend l'air, laisse la place à des silences et à des temps neutres, elle vagabonde et prend des courants d'air, elle flâne selon les segments de mélodies ciselées comme des diamants purs. Mais quoi qu'il arrive, elle se place au bon endroit et reste parfaitement pondérée. Les premières écoutes laissent entendre un son qui semble être fait de peu et qui s'architecture simplement autour de la voix traînante de Jesse Tabish. Mais en réalité, il fourmille d'arrangements subtils qui ne débordent jamais de leurs rôles et pléthore d'instruments viennent pimper des ambiances à la fraîche. Quelques touches de piano, un coda qui s'arrache, un violon qui s'envole et toute une mélodie se bouleverse. Le funambule fait un demi-tour voluptueux dans une formidable faille dramatique, mais pour lui ce n'est qu'un pas pesé au millimètre tout au sommet du vide.


Tout est donc régi par un sens de l'équilibre impondérable et par l'idée de toujours apporter un sentiment concret et tangible. On sent que les types maîtrisent leur sujet, et à la manière d'un compositeur classique, ils filent leurs mélodies avec précaution et une certaine forme de magie qui fait basculer l'ordinaire dans une forme d'irréel. Dès les premiers échos de "Fair Weather" au scintillant "No Trouble", on est étourdis par la somme des éléments compilés, sans que jamais rien ne semble indigeste, sans que jamais un ne se dissipe et aille bouffer la place du voisin. Tout tient sur un fil. Il faut tout la science du rythme de "Beat Primal" pour calmer les ardeurs ou toute la poésie délicate de "English Summer" pour serrer les coeurs. Et forcément, compter sur l'importance phénoménale dans toute cette douceur de la batterie, véritable métronome et organe pulsateur, à la manière du gourou en la matière, l'homme-fût Bryan Devendorf de The National. Elle commande tout, s’affale comme la marée sur les refrains du vaudou "For the Last" et elle dicte sa loi sur les morceaux plus enlevés, comme le jouissif "Easy Way Out" ou le très folk "Need a Line". Et puis ils s'amusent même à titiller, toujours avec parcimonie, des sons plus électros, dans les crépitements de "Pattern" ou les orchestrations touffues  de "2 Pyramids". Rituals est fort de son hétérogénéité, mais ils ont si bien su cultiver leur identité que le tout est d'une cohérence sans faute. Leur son est plus reconnaissable que jamais, sans doute car ils n'ont jamais été aussi ouverts sur le monde qui les entoure, aussi intégrés dans leur environnement, aussi sûrs d'eux-même.


Rituals, outre être un très bon album, est aussi l'avènement d'un songwriter et de ses potos. Si leur second opus Tamer Animals, en 2011, avait déjà rencontré le succès, l'album demeurait trop personnel et obscur pour capter la lumière comme Rituals devrait le faire. Fin et élégant, d'une densité rare, il réussit le tour de force de ne jamais, ô grand jamais, se répéter sur quatorze titres et autant d'ambiances originales. Sentir le vide tout autour et s'évader à chaque mouvement, les types ont dressé le vertige et le ressortent à toutes les sauces. Fortiches. 

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Commentaires
Galoran, le 24/10/2016 à 21:57
Quel coup de coeur ! Pas connu ça depuis Half Moon Run et Get Well Soon. "Rituals" va m'accompagner de nombreuses semaines...
metronome83, le 21/06/2015 à 14:27
Tout simplement énorme !!!! Une puissance de déferlements acoustiques, du rock progressif, Le meilleur de la musique.... enfin de la composition voir de la symphonie... Superbe...
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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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