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Critique d'album

Miles Kane


Don't Forget Who You Are


(03/06/2013 - Columbia - moitié rascal, moitié puppet - Genre : Rock)
Produit par

1- Taking Over / 2- Don't Forget Who You Are / 3- Better Than That / 4- Out of Control / 5- Bombshells / 6- Tonight / 7- What Condition am I In? / 8- Fire in My Heart / 9- You're Gonna Get It / 10- Give Up / 11- Darkness in Our Hearts
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Quand Miles Kane sortira-t-il enfin un album à la hauteur de son talent ?"
Nicolas, le 02/09/2013
( mots)

Les années passent, et la vague sensation de frustration qui entoure l'oeuvre de Miles Kane ne semble pas devoir s’amenuiser, une sensation qui nous interpelle sous la forme d’une constatation incompréhensible  : le lad de Birkenhead a tout, absolument tout pour réussir dans la rock music, et pourtant, au fil du temps et des albums, il ne parvient toujours pas à mettre le monde à ses pieds. Dernier essai à nous interpeller, Don’t Forget Who You Are, s’il montre sans aucun doute une progression sensible de l’individu en terme d’aisance et de songwriting, nous laisse une impression certes favorable mais qui aurait pu, qui aurait dû être moins mitigée.

Entouré cette fois-ci du producteur et ponte du post-punk Ian Broudie, Kane partage encore et toujours le songwriting et ne semble pas encore capable (ou alors il semble mort de trouille à l’idée) de se lancer tout nu sur la piste. Recroquevillé derrière une galaxie anglaise de renom, Miles Kane côtoie régulièrement les Arctic Monkeys, The Coral ou ce qu’il en reste (il est d’ailleurs le cousin germain de James Skelly) ou encore The Zutons, les deux derniers ayant également été produits par le même Broudie. Cinq gus (cinq !) ont par ailleurs tenu la main de Miles à l’écriture des morceaux, dont un certain Paul Weller, tandis que son backing band, excusez du peu, a compté dans ses rangs Eugene Mc Guiness. Bref, le rascal est bien entouré, très bien entouré. Mais est-ce que ce petit monde a une influence si bénéfique que cela sur un type qui, avouons-le, semble déjà avoir tout le bagage nécessaire pour voler de ses propres ailes ?

Sur scène, Miles Kane est plutôt brillant dans son genre : dynamique, avenant, communicatif, il fait preuve d’un enthousiasme de bon aloi. Mais avant tout, cela se sent, c’est un gentil, un vrai gentil. A l’opposé de son jumeau Alex Turner, qu’on aurait plutôt envie de rouer de coups de pied pour qu’il daigne enfin se départir de son attitude de branleur hautain en public, l’autre Last Shadow Puppet suscite une sympathie sans réserve et séduit par son charme candide. A ce titre, l’entame de ce Don’t Forget Who You Are surprend tout d’abord par la férocité de son traitement vocal. Mince, il a bouffé du lion, ou quoi ? Kane adopte ici un ton harangueur, appuie ses syllabes avec hargne et n’hésite pas à balancer des petits hurlements à tout va. Rock n’ roll attitude, c’est sûr, mais on sent ici un ton volontairement surjoué, un peu comme si Miles voulait nous dire : "Hey les gars, z’avez vu ? Moi aussi je peux jouer les caïds, moi aussi je sais gueuler ma rage, moi aussi je suis un rockeur !" Et nous y revoilà : tant que Miles Kane n’aura pas compris que l’attitude ne se force pas, tant qu’il n’aura pas mis le pied sur la forme la plus saine et la plus naturelle à donner à sa musique, seul ou en groupe, on risque de tourner en rond encore pas mal de temps.

Car ne nous y trompons pas : Don’t Forget Who You Are mérite le détour. Onze titres conçus comme autant de tubes, onze mélodies harangueuses et évidentes, onze jolis crochets du gauche ou du droit que l’on peut s’enfiler avec délectation sans même y penser. Kane sait à peu près tout faire : balancer du riff qui déboite ("Taking Over", "Tonight", "You’re Gonna Get It"), faire secouer les têtes en rythme ("Better Than That", "What Condition Am I In?", "Give Up"), faire pleurer les filles ("Out Of Control", violons et tout le tralala, "Fire In My Heart", plus contenu), faire chanter une foule en choeur ("Don’t Forget Who You Are"), ou encore faire sautiller son public ("Darkness In Our Hearts"). C’est propre, impeccablement en place, léger, pertinent, et toujours déclamé de cette voix cassée d’ado qui semble ne jamais devoir vieillir. C’est donc parfait, et paradoxalement ça l’est un peu trop : trop pensé, trop réfléchi. On n’aurait qu’un conseil à donner à Miles Kane : n’oublie pas qui tu es. Arrêtes de tergiverser, arrêt d’hésiter, prend confiance en toi, lâche la bride, donne un gros coup de pied au cul à tous ceux à qui tu crois bon de devoir faire appel. Fais du rock, quoi, ou alors bouge, monte un autre groupe, intègre les Monkeys… mais cette voie du faux solo planqué semble ne devoir mener nulle part, ou en tout cas nullement là où un type de ta classe devrait parvenir : en tête d'affiche des plus grands festivals.

 

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