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Critique d'album

Capsula


Solar Secrets


(27/08/2013 - Krian Music Group - Psyché-Garage - Genre : Rock)
Produit par

1- Riverside of Love / 2- Constellation Freedom / 3- Blind / 4- Seven Crimes / 5- Dark Age / 6- Trails Of Senselessness / 7- The Fear / 8- Cannot Blame / 9- Atomic Breakdown / 10- Birds of Woods
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Nos admirateurs préférés de David Bowie encapsulés par Tony Visconti !"
Marc, le 05/09/2013
( mots)

Dans l'univers de la musique actuelle Capsula pourrait avoir le profil d'un groupe comme il en existe beaucoup d'autres, pourtant, la trajectoire de ce trio argentin est bel et bien singulière. A sa base, un couple formé à Buenos Aires, à la ville comme sur scène, et exilé à Bilbao depuis plus de dix ans. Epaulés par Ignacio Solimo à la batterie, Martin Guevara (chant-guitare) et Coni Duchess (chant-basse) ont créé au fil de leurs quinze années d'existence une identité remarquable. Leur psychédélico-glam mélangé à une énergie rock garage est aussi intemporel que leur amour partagé pour David Bowie. C'est d'ailleurs en référence à la chanson "Space Oddity" que Capsula se nomme ainsi. Le précédent opus n'étant que leur version du cultissime Ziggy Stardust, ils ont poursuivi sur leur élan en envoyant des démos au producteur attitré de T. Rex et de David Bowie, Tony Visconti. A leur grande surprise, ce dernier, séduit, leur donne son accord afin de réaliser leur prochain album.

Pour Capsula le rêve devient subitement une réalité. "L'expérience de l'enregistrement et le fait de vivre toutes ces journées ensemble se retrouvent dans nos chansons", selon Martin Guevara. Des 27 titres proposés par le groupe, Tony Visconti en retient 14 à travailler en studio en prenant soin de le pousser vers différentes directions, d'ouvrir l'esprit des musiciens à d'autres sonorités. Le résultat est éloquent, une nouvelle dimension est donnée à Capsula. Plus qu'un simple garage band, un groupe psychédélique, rock ou pop, les nombreuses références qui ont inspiré le trio semblent avoir été puisées à l'intérieur de chacun d'eux afin d'en rejaillir d'une façon cathartique au sein de ce Solar Secrets. Leur odyssée de l'espace sonore a donc été poussée un peu plus loin. L'énergie primitive et sauvage du son live du groupe est conservée mais leur musique est aussi plus sombre ou plus lumineuse et sophistiquée qu'auparavant.

Si le premier titre est dans la continuité de ce qu'ils ont réalisé précédemment, dès "Constellaton Freedom" la voix de Coni et le refrain catchy pop surprennent doucereusement. Les morceaux changent d'allures et d'ambiances, certains s'embrasent d'un tempo Motown accouplé d'un riff psyché ("Blind"), stoogien ("Dark Age") ou d'un autre plus sludge ("You Cannot Blame"), qui n'est pas sans rappeler les regrettés Big Chief. D'autres titres sont plus spécifiques : le sombre glam-rock de "Seven Crimes", l'étonnante shoegaze-pop "The Fear", emmenée par l'omniprésente Coni Duchess, ou la cavalcade quasi gothique de "Atomic Breakdown". Le tout ne souffre pourtant pas d'un manque d'unité. Bien au contraire, Capsula ne s'est pas travesti sous le regard de Tony Visconti. Ce dernier a simplement réussi à préserver leur dynamique rythmique tout en leur allouant une envergure sonore plus étincelante. Au terme de leur propre découverte spatiale, Capsula se pose même en douceur avec une ballade vaporeuse ("Birds Of Wood"). En nous abandonnant avec une guitare éthérée et une voix saturée, on se doute que tous leurs secrets solaires n'ont pu être dévoilés après une seule écoute. La tête dans les étoiles on ne peut s'empêcher d'appuyer sur la touche repeat... 

En transcendant leur créativité, Capsula démontre une nouvelle fois que la musique n'a pas de frontières, ni même d'époque. La preuve, il semble quasiment impossible pour celui qui recevrait par hasard les premières ondes électriques de Solar Secrets de savoir précisément à quel moment de l'histoire du rock elles ont vu jour. 

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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