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Critique d'album

Michel Cloup


Notre Silence


(05/09/2011 - Mc Disques - Rock français - Genre : Rock)
Produit par

1- Mon histoire / Cette colère / 2- Le Cercle Parfait / 3- L'Enfant / 4- Plusieurs Fois cet après-midi / 5- Notre Silence / 6- Avant la fin / Un film américain
Note de 5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"L'ancien Diabologum revient au sommet, quinze ans après #3."
Olivier, le 13/03/2013
( mots)

Une histoire, racontée dans le creux de notre oreille. L’entame prophétique de Michel Cloup, concise, synthétise en peu de mots la musique de l’ancien co-leader de Diabologum. L’artiste est à part dans le paysage musical. Méconnue du grand public, son œuvre occupe une place essentielle dans l’univers indé hexagonal. Pour les mauvais élèves qui aiment affirmer que le rock français ne vaut guère mieux que le pinard anglais, n’hésitez pas à vous dégourdir les oreilles en écoutant #3 (1996), l’ultime création de Diabologum, fabuleux combo toulousain, étoile filante des années 90 aux recettes sonores brillantes et atypiques.

En  septembre 2011, un peu dans l’indifférence, Michel Cloup publie son second album solo, le premier sous son nom : Notre Silence. L’homme a multiplié les projets en plus de vingt ans de carrière. Celui-ci sonne comme son grand œuvre. Raison pour laquelle il convient d’offrir à ce disque le coup de projecteur dont il n’avait pas bénéficié à la sortie. Un musicien partisan du silence, tout un concept en phase avec le personnage. Que l’on se rassure, il y a de la musique dans ses huit titres. Le leitmotiv de Michel Cloup : sublimer le quotidien, son existence, la nôtre - car il se veut comme tout le monde – par un vocabulaire universel et évocateur. Le rock est son vecteur.

Son tour de force se situe là. Réussir le mariage de la langue de Molière (quoique Céline semble plus indiqué dans ce cas) avec les guitares rugissantes de Sonic Youth.  Intime, la musique et les mots de Michel Cloup s’adressent à tous mais demandent de lire entre les lignes. Dans une poignée de chansons, il dépeint un instantané de ses émotions, les mots glissent sur l'agencement brut des lignes de guitare et d'une rythmique lourde assurée par Patrice Cartier. L’artiste prend son temps pour dresser un décor et poser ses personnages. Il laisse planer le doute sur ses motivations. A qui s’adresse-t-il ? Est-il le père, l’amant, le fils ? La question reste ouverte et n’appelle pas de réponse. L’auditeur avance dans ce calme énigmatique, quelque part entre Dominique A et le Noir Désir des dernières années. Et quand les paroles atteignent leurs limites suggestives, la six-cordes emplie l’espace pour exprimer la colère enfouie ("Notre Silence"), qui explose à force de retenue ("L’enfant", "Cette colère"). Michel Cloup n’a jamais perdu cette capacité à donner vie à sa guitare. Ses riffs sont toujours aussi aiguisés, prêts à ravir les amateurs de noise rock.

L’ex-Diabologum n’a pas non plus oublié d’insuffler un vent d’espoir dans sa musique. Déjà au sein du groupe toulousain, il veillait à contrebalancer le nihilisme étouffant de son ancien camarade Arnaud Michniak. Il achève ce disque-là sur une note positive, avec un titre quasi-pop. Etonnant de sa part, d’autant qu’"Un film américain" est loin d’être désagréable. Surtout, le morceau ouvre une piste. Notre silence est peut-être la bouffée d’oxygène dont avait besoin son auteur. Sa qualité va de pair avec sa portée thérapeutique.

L’album pourrait bien éteindre les gémissements des éternels râleurs promptes à balancer des pelletés de terre sur le prétendu cercueil du rock français. Comme au temps de Diabologum, Michel Cloup tire celui-ci vers le haut sans en attendre la moindre gloire. Espérons qu’il ne se fatigue pas de ce rôle ingrat, pour continuer à offrir à nos oreilles des albums de cette trempe.

 

 

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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