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Critique d'album

Fidlar


Fidlar


(04/02/2013 - PIAS - punk /garage - Genre : Autres)
Produit par

1- Cheap Beer / 2- Stoked And Broke / 3- White On White / 4- No Waves / 5- Whore / 6- Max Can't Surf / 7- Blackout Stout / 8- Wake Bake Skate / 9- Gimmie Something / 10- 5 To 9 / 11- LDA / 12- Paycheck / 13- Wait for the Man / 14- Cocaine
Note de 5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Punk positif"
Mathilde, le 11/03/2013
( mots)

“Fuck it dog life’s a risk”. C’est ce qui se dit parait-il à L.A, avant de se risquer à faire du skate sur une rampe, et c'est aussi un bon nom-acronyme pour un groupe de rock. Los Angeles, les mots grossiers, la morgue des skateurs boys, la bière, la drogue, le comportement casse-cou(-illes) et la musique punk, c’est sous ces clichés usés jusqu’à la corde que Fidlar s'est fait une réputation qui n’est, elle, pas miteuse. Leur premier album éponyme et frénétique est sorti en france en février 2013.

Le premier titre "Cheap Beer" annonce à lui seul la couleur: “Getting fucked up on the 101 / Shooting narcotics and having fun / 40 beers later and a line of speed”. Une vie authentiquement rock and roll, en 2013, vraiment? C’est ce que le quartet tend à prouver au fil de leurs quatorze titres qui globalement "don’t give a shit about anything" et qui veulent ressusciter le détachement cynique façon Dead Kennedys. On pense beaucoup à leurs voisins Cage The Elephant ("Stoked and Broke", "Max Can’t Surf"), aux riffs lames de rasoir de Cerebral Ballzy, avec des morceaux bien sûr minimalistes et expédiés qui dépassent difficilement les 3 minutes. 

L’album n’en est pas moins accessible et digérable et, passé les paroles, pas si caricatural que ça. On surprend des rythmiques qui vont piocher parfois du côté du format post punk british standard, façon Dirty Pretty Things ou Good Shoes ("Blackout Stout"), parfois à du surf-punk ou de la power pop. Et puis "Wake Bake State" nous renvoie à des groupes qui viennent de pays bien plus froids mais qui servent le même potage agressivo-sardonique, comme Holograms voire les Hives (avec qui d’ailleurs ils ont partagé quelques dates). Les trois quarts des titres restent en tête dès la deuxième écoute et c’est bien pour ça que les critiques sont unanimes et enthousiastes à propos de ce rock autodestructeur mais finalement fun et dans la déconade, et tout à fait assumé par ses interprètes. 

"White on White" est certainement le morceau punk le plus traditionnel dans ses époumonements, sa guitare overdrive et son pipi dans les bouteilles : "Got no job, got no money, go no place to be". En fin de compte, on y croit à ce non-établishment des Fidlar, qui prend bien sûr tout son sens lors des lives, d’autant plus réussis s’ils se concluent par douze blessés et trois éclopés.  
Quatorze titres punk-rock/garage  plus tard, on est encore vivants et même enchantés. Tu n’aimes pas les sports de glisse, la crasse et la défonce? Tu pourrais pourtant aimer Fidlar. A ne surtout pas confondre avec la laine à tricoter.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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