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Critique d'album

Michael Monroe


Blackout States


(16/10/2015 - Spinefarm - Punk/Glam Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- This Ain't No Love Song / 2- Old King's Road / 3- Goin' Down With The Ship / 4- Keep Your Eye On You / 5- The Bastard's Bash / 6- Good Old Bad Days / 7- R.L.F. / 8- Blackout States / 9- Under The Northern Lights / 10- Permanent Youth / 11- Dead Hearts On Denmark Street / 12- Six Feet In The Ground / 13- Walk Away
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"On attendait une confirmation, et si le disque est plutôt bon il ne confirme pas le virage entrepris avec les deux disques précédents"
Erwan, le 19/12/2015
( mots)

Des représentants de la scène rock de Los Angeles, Michael Monroe n’est pas vraiment le plus reconnu. Et pour cause, il est finlandais. Figure des Hanoï Rocks avec lesquels il ne travaille plus mais garde une grande proximité, il nous fait en cette fin d’année 2015 un petit coucou en proposant un disque de punk rock tonique et solide techniquement, Blackout States.


Un nouvel album qui s’inscrit dans la lignée de ses deux disques précédents, enregistrés avec son nouveau groupe composé de Steve Conte et Rich Jones (arrivé en 2014 pour remplacer Dregen) à la guitare, Sam Yaffa à la basse et Karl Rockfist à la batterie. Un tournant pour Monroe qu’on avait l’habitude d’entendre dans un punk/glam 80’s, inspiré de la scène de L.A avec laquelle il a tissé des liens forts (Michael Monroe apparaît notamment sur l’album The Spaghetti Incident des Guns N’ Roses, de grands amis à lui). En se renouvelant, Michael Monroe montre qu’il a ce petit degré de créativité et d’énergie qui fait que le côté rétro reste agréable sans qu’on ait l’impression de toujours boire la même soupe.


Sensory Overdrive en 2011 était clairement un tour de chauffe pour la nouvelle formation, un peu léger avec 11 titres donc 5 ne dépassaient pas les 3 minutes, et montrait que le groupe se cherchait encore avec un traitement de la guitare parfois très différent d’une piste à l’autre. Mais même sans être marquant, on se retrouvait avec un album spontané qui s’écoutait plutôt bien et amenait quelque chose de très dynamique. Horns and Halos était lui moins épars, avec quelques supers titres ("TNT Diet", "Eighteens Angel"), et un style globalement plus affirmé et entraînant entre punk et rock alternatif. On est en droit après de tels débuts d’attendre de bonnes choses de ce troisième disque.


Première petite chose agréable au bout de seulement quelques secondes d’écoute, le petit côté rockabilly de "This Ain’t No Love Song" rappelle déjà les meilleurs leads des albums précédents et apport tout de suite quelque chose de vraiment frais. Il n’y avait sans doute pas de meilleur morceau pour démarrer ce Blackout States, qui se poursuit avec "Old King’s Road", un titre assez moderne avec un jeu de mélodie punk rock digne d’un groupe des années 2000 dans lequel on décèle même un petit côté teenage. Mais que se passe-t-il, Michael Monroe aurait-il décidé de vivre à son époque ? "Goin’ Down With The Sheep" confirme cette tendance sans avoir la qualité des titres précédents, s’enfermant dans une ligne mélodique très vite lassante.


On retrouve le bon vieux côté punk plus traditionnel quand arrivent "The Bastard’s Bash" et "R.L.F.", plus crus dans les propos, plus provocants, comme au bon vieux temps avec quelques fuck par-ci par-là. Les deux morceaux sont séparés par "Good Old Bad Days", dont le solo de saxophone accompagnant la guitare est une autre belle petite surprise. On retrouve des repères qui manquaient un peu depuis le début du disque. "Blackout States", titre éponyme, vient amener une nouvelle nuance au disque en plongeant presque dans le rock alternatif. Un titre qui a du potentiel, dont on peut regretter la fainéantise du solo. Mais l’efficacité est là.


On est dans la deuxième partie du disque, et on dénombre déjà un ou deux ratés. "Keep Your Eye On You" ne fonctionne vraiment pas, le passage avec les chœurs est horrible, et l’intro acoustique de "Under The Northern Lights" tombe à l’eau car ne débouche pas sur la ballade acoustique qu’on aurait envie d’entendre après ces quelques premières belles secondes. On a à la place droit à un morceau de rock alternatif au texte creux dont le seul intérêt sont les quelques secondes de solo. "Permanent Youth", qui arrive juste après, installe l’idée qu’on ne va plus rien entendre d’intéressant avant la fin.


Mais miracle, un riff arrive. Entraînant, "Dead Hearts On Denmark Street" relance la machine. Le chant dégage quelque chose de fort et les phrases à forte intonation sont bien appuyées par la guitare qui porte la voix en toile de fond. Le riff principal reste en tête, c’est qu’il est réussi. Surprenant, la chanson ne contient pas de solo alors que depuis le début du disque le jeu de lead est dans l’ensemble assez bon. "Six Feet In The Ground" et "Walk Away" viennent conclure Blackout States sur une très bonne note.


Beaucoup de bien et un peu de moins bien donc, avec quelques très bons titres, mais des phases de creux comme on a déjà pu trouver précédemment chez Michael Monroe avec cette formation. Sauf qu’ici, le problème est différent. On sent un tiraillement entre l’envie de rester « dans le coup » chez un mec de plus de 50 ans dont la musique d’origine n’a rien à envier à celle d’aujourd’hui, et celle de rester dans ce qu’il sait faire de mieux au risque de ressasser les mêmes choses. Blackout States était censé poursuivre le virage que Horn and Halos avait bien amorcé dans la carrière de Michael Monroe. Ce sera pour une prochaine fois.


 


 


On vous conseille quand même de jeter une oreille sur "This Ain’t No Love Song", "Old King’s Road" et "R.L.F." !

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