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Critique d'album

Maxïmo Park


Nature Always Wins


(26/02/2021 - Prolifica - post punk revival - Genre : Rock)
Produit par Ben Allan

1- Partly Of My Making / 2- Versions Of You / 3- Baby, Sleep / 4- Placeholder / 5- All Of Me / 6- Ardour / 7- Meeting Up / 8- Why Must A Building Burn? / 9- I Don't Know What I'm Doing / 10- The Acid Remark / 11- Feelings I'm Supposed To Feel / 12- Child Of The Flatlands
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Album consistant et scintillant à l'anxiété quadragéniale"
Mathilde, le 09/03/2021
( mots)

Ils viennent du nord de l'Angleterre, ils sont les voisins et comparses des Franz Ferdinand et autres  Futureheads, et nous livrent ici déjà leur quinzième album. Dopés au post-punk depuis leur album A Certain Trigger en 2005, les Maxïmo Park débarquent en cette période critique avec un album anxieux lui aussi, dans le choix des sujets abordés, les confessions et les doutes assumés et affichés. D'album en album, avec un rythme quasi métronomique, la bande à Paul Smith s'est peu à peu rapproché de son auditoire. Comme si la distance (autorisée) actuelle poussait les artistes à s'intimiser et se livrer d'autant plus...


A la recherche de la parfaite pop song, Maxïmo Park a joué au bon élève pendant des années, rendant sa copie tous les 2-3 ans, avec des albums équilibrés mais rarement marquants, surtout en ce qui concerne les deux derniers qui ont constitué le ventre mou (tout autant que la période pour le rock) de leur carrière. Too Much Informations et Risk To Exist étaient recevables mais tournaient un peu en rond. C'était sans compter la (prise de) tête près du bonnet de Paul Smith, le frontman et le cerveau près des émotions, qui a décidé de livrer un album qui va plus loin que la souplette à la Vache Kiri en travaillant avec Ben Allan de Deerhunter. Nature Always Wins est définitivement d'une autre trempe que ses prédécesseurs.


On a donc, du haut de l'Angleterre, un Maxïmo Park qui regarde sous ses pieds et récolte, telle une cueillette aux champignons, les best morilles offertes par la fameuse Albion. Le chanteur Paul Smith porte d'ailleurs le nom d'un célèbre styliste et ses mélodies n'en sont pas moins anglo-anglaises. "Placeholder" regarde vers Manchester avec ses guitares claires new-nave venant de The Smith, "I Don't Know What I'm Doing" est gorgée de Brit Pop de la proche Leeds du temps ou Kaiser Chiefs savait encore ce qu'ils faisaient et "Feelings I'm Supposed To Feel" lorgne côté White Lies ou Editors, toute voix grave et bruits métalliques et donc industriels dehors.


Paul cite aussi l'intime, son fief Newcastle et l'incendie de la Grenfell Tower sur "Why Must A Building Burn?" dans laquelle est posée la question du besoin d'appartenance qui se manifeste souvent après des évènement douloureux: "Do we need a flag to know who we are?". L'attrait du quotidien, endémique à la pandémie point également, et avec une sincérité bienvenue avec "Baby Sleep" qui débute comme un genre de samba syncopée pour se révéler être sur le refrain la musique berceuse qui tourne dans les lits de nouveaux-nés. Paul Smith est fraichement papa, et aimerait vraiment que son bébé dorme, et aborde avec effroi la crise de la quarantaine. 


A nous aussi les mélodies mélancoliques, donc, en mode néo lonesome cow-boy urbain - au chapeau melon - avec l'apport de Deerhunter. De nombreux titres de Nature Always Wins sont en effet arrosés d'une liqueur jaune (type vin jaune) qui relève le tout avec la patte (levée aussi) de l'américain Ben Allan qui vient éclabousser les morilles (pas de pisse ici, on pourrait s'y méprendre) d'un groove et d'une assise sans doute moins disparate que sur les albums de Maxïmo Park par le passé. "Versions Of You" aurait pu être écrite par The Killers, avec ses nappes de synthés en support et son refrain conquérant. "Meeting Up" a une rigueur hipster et tendue très story telling, et dépouillée en mode Moma New Yorkais, et scintille tel un titre de Future Islands.


La belle spécificité de ce quinzième album c'est que la beauté (de la cueillette) de ces morceaux est constatable et délectable dans ses ponts ( à 3' sur "Versions Of You", à 1'54 sur "Ardour) et ses césures. On parle de vin (jaune), on a envie de parler de l'album de la maturité aussi bien sûr si on y ajoute la crise quadragéniale de Paul Smith. Mais qui sait, la maturité n'est peut être pas complètement atteinte, en tous cas force est de constater que les Maxïmo Park se sont bonifiés. On a de la mâche quoi, comme on dirait dans Top Chef. "Partly Of My Making" qui ouvre l'album a d'ailleurs d'emblée la beauté des titres les plus fouillés de A-ha et la magnifique voie lactée 80ies liée des Duran Duran et autre Tears for Fears. Déjà deuxième dans les Charts UK, Nature Always Wins est une pépite pop/ post-punk bien faite et bien pleine.


 


 


 


 

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