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Critique d'album

Mac Demarco


Another One


(07/08/2015 - Captured Tracks - Rock indépendant - Genre : Pop Rock)
Produit par Mac DeMarco

1- The Way You'd Love Her / 2- Another One / 3- No Other Heart / 4- Just to Put Me Down / 5- A Heart Like Hers / 6- I've Been Waiting for Her / 7- Without Me / 8- My House by the Water
Note de 3/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Au travers de son dernier disque, Another One, Mac Demarco affine son identité musicale avec des mélodies spontanées et universelles tout en gardant son style décontracté."
Laurent, le 20/01/2016
( mots)

Sous ses allures d’éternel adolescent avec son look estampillé par la cool-attitude, le canadien cultive le symbole d’une jeunesse actuelle, connectée, insouciante mais aussi frappée par les difficultés de la vie.


De par son statut anti-star et sa proximité avec le public entretenue par des blagues grivoises durant ses concerts, Mac Demarco a su passer en l’espace de 3 albums, du stade d’espoir en rock slacker à véritable porte-parole populaire. Le créatif a su faire évoluer sa musique alternative, travaillée et sensuelle de Rock and Roll Night Club vers un son léger et fédérateur, déjà amorcé avec Salad Days.


Son dernier effort Another One, composé de 8 morceaux, confirme ce nouveau statut et révèle une pop scintillante, efficace et d’une simplicité évidente,  se dévoilant au fil des écoutes. Si certains pourront reprocher le manque d’originalité, la nonchalance innée de l’auteur ou la trop grande accessibilité de ses chansons, il faut cependant lui reconnaître un talent indéniable de songwriter. Depuis le lancement de sa carrière, le musicien a fait preuve d’une créativité extrêmement prolifique et force est de constater la qualité de ses mélodies.


Il n’est d’ailleurs pas étonnant de trouver parmi ses références, Jonathan Richman, Steely Dan ou encore Weezer ; qui l’ont certainement influencé dans son attitude désinvolte et ses compositions. En effet, il semble écrire sans se faire violence, tout semble fluide. Son œuvre est élégante et sans fioriture à tel point qu’il en est même déconcertant d’apprécier tant de facilité et de spontanéité dans son écriture.


Sur son dernier opus, l’artiste y aborde le thème de l’amour et de ses méandres. L’amuseur se serait-il mué en romantic lover, loin de ses pitreries scéniques ? Que nenni, son style se précise et s’affine encore avec cet opus. Ses mélodies lumineuses et immédiates suscitent le positif à l’écoute et assoient sa griffe. 


L’ouverture s’effectue avec "The Way You’d Love Her", morceau sautillant et joyeux sur lequel le guitariste nous gratifie de slides hawaïens afin de retranscrire parfaitement l’excitation liée au sentiment amoureux. Le titre éponyme, quant à lui, est introduit par des nappes synthétiques dignes d’un bon vieux Bontempi oublié au fond du grenier. Cet arrangement old-school met pourtant en valeur l’interprétation voluptueuse du rocker avec un fond de réverbération, qui exprime au mieux sa résignation face au chagrin. "No Other Heart", ballade relatant de la frustration de l’amour impossible contient tous les ingrédients de la recette tubesque du new yorkais d’adoption ; tout comme "I’ve Been Waiting for Her". S’ensuit "Just to Put Me Down", construit autour d’un accord de guitare répétitif et entêtant rappelant étrangement le blufunk de Keziah Jones. Le mini-album se conclut avec "My House by The Water", un instrumental bercé par le ressac des vagues comme pour noyer la peine de ces quelques notes de piano. Mais l’agitateur, égal à lui-même, termine cette piste en nous invitant à venir boire le café. Comme nous sommes cools aussi, nous vous redonnons l’adresse : 36802 Bayfield Ave, Arverne, New York, au cas où vous seriez tentés ?!


Tout comme peut l’être Tame Impala, dans son registre, l’ami Mac illumine avec sa pop solaire, libérée de toutes sophistications ou artifices hypes. On se surprend même à siffloter les refrains et à taper du pied. Bref ce genre de musique, sans prises de tête, a le mérite de divertir, et cela fait du bien en ces temps difficiles.


C’est le genre de disque addictif que l’on apprécie affalé dans un vieux sofa en train de siroter un green-juice, lors d’une ballade le long des plages ou pour passer un bon moment tout simplement…


Sans se prendre au sérieux, Mac Demarco commence à tracer sa route et fort à parier que l’on entendra parler très prochainement de ce gentil déjanté. Affaire à suivre… 

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