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Critique d'album

Kill West


Smoke Beach


(11/06/2015 - Echo Drug Recordings - Deathsurf / Fogrock - Genre : Rock)
Produit par Emilio Paravisi / KW

1- Out To The Stars / 2- Neon Cross / 3- Golden Ice / 4- Letting The Light In / 5- Coast To Coast / 6- Signs / 7- The River / 8- Smoke Beach
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Décollage immédiat, plongée immersive et enivrement polychrome"
Etienne, le 14/01/2016
( mots)

Préparez-vous à écouter du Deathsurf / Fogrock, ça ne s'invente pas. Enfin si en l'occurence, puisque ce genre unique a été créé par Kill West, dont le groupe argentin s'est autoproclamé l'inventeur et que l'on pourrait grossièrement traduire par "une virée mortelle glissante à travers un épais brouillard rock 'n roll". Tout un programme. Pourtant, sous ses airs un peu joueuse, la quintette psychédélique livre avec Smoke Beach un album ambitieux paradoxalement à son enveloppe rose bigarée et son auto-appréciation loufoque. Ce premier disque des gringos de Quilmes se révèle aussi sérieux qu'envoûtant et confine à l'explosion sonore d'un psychédélisme oublié. Qu'il est bon de planer à nouveau...


L'impressionnante toile sonore qui se dresse tout le long de l'écoute de Smoke Beach est un monument à l'architecture complexe et à la fois cyclique, proposant à maintes reprises des motifs quasi-identiques qui se détachent des autres par leur progression harmonique subtilement différente ou de légères variations structurelles alambiquées. Les guitares emplissent les volumes d'un masse de décibels atomiques à la fois puissants et aériens, qui arrivent à occuper avec une légèreté insolente un espace qui semble s'agrandir à chaque seconde qui s'écoule. Les envolées incisives et singulières de la six cordes sont rares et paresseuses mais offrent des moments de flottement spatial jouissif ("Letting The Light In") ainsi qu'un splendide solo laminaire dans le fluide "The River" ce qui ajoute à l'élévation stellaire paisible qu'est Smoke Beach une pointe d'acidité jubilatoire.


Le monde de Kill West rentre en résonnance à mesure que le puissant Nicolas Miele bat une mesure lente, quasi attentiste, qui soutient cette mer de distortion superbement réfléchie, retardée et compressée en dépit de toute décence. Nous voilà enfermé dans une bulle qui vibre sous les à-coups d'une rythmique ensorcelante de plus en plus oppressante à mesure que les cymbales criardes se font plus fortes, les frappes plus lourdes, les rebonds plus nébuleux (notamment sur l'épique "Signs"). Chaque morceau de Smoke Beach excelle dans l'art de maintenir une tension électrique palpable tout le long d'une interprétation ne demandant qu'à s'accélérer, qu'à se libérer du fardeau métronomique qui fige ses envies de folie. C'est là qu'est toute la magie de ce disque, aux confins de la frustation et de la lascivité. La notion de temps devient alors plus confuse et si l'on peine à canaliser ses réflexions, la bascule dans un état second est actée lors d'un "Coast To Coast" mystifiant, à la ligne de basse ondulant avec un charme des plus enivrants.


Pigmentation ultime de ce trip aux allures de virée obsédante, les voix lointaines de Franco Beceiro sont distillées avec une avarice pudique et viennent s'entortiller avec suavité autour des piliers musicaux de ce Smoke Beach captivant. Dès "Out To The Stars" et sa lente complainte kaléidoscopique, les paroles sont furtivement candides et voguent avec insouciance sur les flots sonores tourmentés des argentins. La pâle intelligibilité des textes rajoutent à l'ambiance vaporeuse du disque un mysticisme éthéré d'une sublime harmonie et son placement est juste assez approximatif pour maintenir une attention subjuguée. Les gringos se permettent même l'ajout de quelques précieux claviers dans le chamarré "The River" ou même d'appuyer le riff épais du décomplexé "Neon Cross", comme pour évacuer les tensions de cette tendre redondance.


Smoke Beach est en effet à considérer d'un seul et même bloc tant il est délicat de distinguer les différentes pistes entre elles. Le parti pris est total, sa direction artistique unique et sans partage. Le degré d'addiction à ce superbe premier album de Kill West est donc binaire. Au vu de la qualité de celui-ci, on ne peut que vous recommander d'y plonger sans vergogne. Bon voyage...


Chansons conseillées: "Signs", "Coast To Coast" et "Smoke Beach"

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