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Critique d'album

Lescop


Lescop


(01/10/2012 - Mercury - Cold wave - Genre : Autres)
Produit par

1- La Forêt / 2- La Nuit Américaine / 3- Ljubljana / 4- Los Angeles / 5- Le Mal Mon Ange / 6- Tokyo, La Nuit / 7- Hypnose / 8- Un Rêve / 9- Slow Disco / 10- Paris S'Endort / 11- Le Vent
Note de 3/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Quand Lescop sort d'Asyl.."
Emilie, le 03/12/2012
( mots)

Son visage anguleux a peut être marqué ceux qui ont croisé le chemin du groupe Asyl il y a quelques années. C'est sous Lescop que Mathieu Peudupin se présente de nouveau au public français, avec son projet solo loin d'être un dérivé de son groupe. Alors qu'il pataugeait dans une pop rock entouré de ses acolytes, Lescop s'enivre de new wave pour ce premier opus solo réussi.

Difficile de s'attaquer à cet album qui attire instantanément dans les filets de la noirceur, noirceur que l'on finirait par adopter sur du long terme. Dans les bras de cette mante religieuse éponyme, la mélancolie, le frisson dans le dos et la passion sont revisités. La parade a commencé il y a plusieurs mois avant la sortie de cette galette, lorsqu'est sorti le sulfureux et mystérieux morceau ''Dans la forêt''. Chargé de basse et de batterie, se peint seconde par seconde le tableau d'une angoissante rencontre nocturne, devinez où. Des plans serrés s’enchaînent sous le son humide et vide de cette étrange forêt. Les refrains presque monocordes deviennent rapidement entêtants, et on se met à balbutier une tentative de paroles. Début de l'hypnose.

S'ensuivent de nombreuses techniques d'emprises tels que les choeurs vaporeux, réel leit motiv dans ''Ljubljana''. Sorte de balade vieille de 35 ans (''nous marchons tous les deux''), qui emboite le pas aux choeurs de ''Un rêve''. La voix de Dorothée (du groupe Koon) sur le duo ''Le Mal mon Ange'', fantomatique à souhait, évoque un dialogue comme entre le passé et le présent, le perdu et le voulu. Les sons sont enivrants, comme sous les riffs de ''La nuit Américaine'', qui étouffent la voix déjà lointaine de Lescop. Au pop ''Tokyo, La nuit'' on assimile volontiers le pas de danse tant convoité dans les eighties, alors que ''Slow Disco'' invite à la séduction le temps d'une chanson dans une vaste fumée rouge. La course folle évoquée dans ''Paris s'endort'' s'oppose à ''Le Vent'', un son léger doué d'instrumental appelant à la rêverie.

La limite songe et réalité n'est pas clairement définie. Le thème de la destruction, de la disparition (''Dans la forêt'', ''Le mal mon ange'') côtoie celui de l'errance (''Ljubljana'' (décidément trop difficile à écrire), ''Los Angeles'', ''Tokyo, la nuit''). Il touche les chimères et les souvenirs (''La nuit américaine'', ''Le Vent'') voire carrément l'ailleurs et l'hypnose (''Hypnose'', ''Un rêve''), tout en confondant le tout (''Slow Disco'', ''Paris s'endort'').

Au fil de l'album, constat se fait que Mathieu Lescop adapte avec talent chaque composition aux ambiances de ses textes. Il propose un réel travail artistique et s'aventure dans l'expressionisme. Il ne chante pas vraiment, mais pose sa voix et la magie opère. Constante au fil des 11 titres, cette voix anesthésiée et anesthésiante est une réelle troisième jambe à cet opus.
L'album est un contraste de tensions, un noir et blanc comme un vieux film des années 60 où Jean Gabin aurait pu apparaître. L'esprit mélancolique et pop sombre est assumé, il est cependant difficile de penser à autre chose lorsque l'album est lancé.
Dans une ambiance résolument 80 rappelant sans difficulté les têtes phares de l'époque (Asyl a d'ailleurs fait plusieurs des premières parties d'Indochine, et Mathieu compose pour eux), Lescop déroule ses rêveries, ses tourments, ses mélancolies. C'est une sorte de rêve éveillé, de souvenirs imaginés. Avec une même technique, le ténébreux chanteur réussit à offrir un album diversifié mais cohérent, new wave et résolument modernisé. Il a su réutiliser tous les petits sons et instruments qui ont charmé et symbolisé cette période, tout en les malaxant à sa sauce.

Bien qu'il soit facilement comparable et comparé à Daho ou autre figure de cette scène, Lescop s'affirme comme entité unique puisqu'il est l'un des seuls aujourd'hui à oser un album totalement imprégné de ces sonorités. C'est de l'influence puisqu'il n'a rien inventé, c'est également une sorte d'hommage parmi d'autres, mais c'est surtout un univers qui renaît. Nous sommes dans un autre espace, dans une autre bulle le temps de cet album délicieux. Comme quoi Châteauroux n'a pas que Michel Denizot.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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