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Critique d'album

Kyuss


Blues for the Red Sun


(30/06/1992 - Dali Records/Elektra - Stoner Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Thumb / 2- Green Machine / 3- Molten Universe / 4- 50 Million Year Trip (Downside Up) / 5- Thong Song / 6- Apothecaries' Weight / 7- Caterpillar March / 8- Freedom Run / 9- 800 / 10- Writhe / 11- Capsized / 12- Allen's Wrench / 13- Mondo Generator / 14- Yeah
Note de 4/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"L'album qui a fondé le stoner rock."
Maxime, le 18/04/2005
( mots)

Après avoir coincé le pied dans la porte du heavy metal, laissée ballante par tous les chevelus en moule-burnes qui en représentaient alors la population, avec leur premier album Wretch, le gang américano-mexicain (composé, je le rappelle, de John Garcia au chant, Josh Homme à la guitare, Nick Oliveri à la basse et Brant Bjork à la batterie) enfonce le clou et entre véritablement dans la légende. Car si le précédent opus était un coup de pied, celui-ci est un véritable coup de massue.
Rodé par d'incessantes tournées, le groupe est maintenant mûr pour livrer un album à la hauteur de son talent. C'est alors qu'il fait une rencontre décisive en la personne de Chris Goss des Masters Of Reality. Ce dernier, suite à une des prestations des rats du désert qui le laissa pantois, se propose spontanément de les produire, jurant n'avoir rien entendu d'aussi lourd et malsain depuis Black Sabbath. Goss, aussi bourru physiquement que raffiné dans les arrangements, parvient à retranscrire à la perfection le son massif, pesant et dégénéré des guitares tressées par Homme. Dès lors, le quatuor évolue vers un son aussi burné qu'hypnotique. Le résultat est une véritable bombe, violente, caressante, éreintante de 51 minutes.
Dès le gigantesque "Thumb", la couleur est donnée. Véritable morceau culte pour tout adepte de vrai binaire qui se respecte, c'est la meilleure chanson d'intro du groupe. Un bijou. Guitares basses montant petit à petit, puis la rythmique lourde martelée par Bjork, puissamment épaulé par un Oliveri chevelu qui n'avait pas encore son look de pharaon égyptien croisé avec un skinhead. Et le chant de Garcia, semblable à celui du hurlement d'un coyote, qui fouette méchamment sa meute déchaînée. Un morceau abrasif qui se conclue par des envolées faussement douces et véritablement lancinantes. La suite est du même acabit et on passe d'enchantements en émerveillements.
Citons les plus marquants, sous peine de donner à cette chronique la taille d'un bottin. "50 Million Year Trip" qui définit le son Kyuss par excellence, alchimie parfaite entre la puissance et la mélodie, solidement scellées avec ce qu'il faut de dangerosité. Car j'insiste sur ce point : ce groupe compose de véritables chansons que l'on peut fredonner, mais surtout gueuler, le poing en l'air. "Thong Song" est un véritable hymne, qui donne envie de se laisser pousser les cheveux et de les balancer, tout trempés de sueur et de bière mexicaine, au son de ce morceau tout en retenue...pour mieux exploser. Se raclant la gorge, Garcia entonne "I don't need a seance, I don't read grey lines, I signed it away, way long, I hate slow songs..." et seul le bruit mat du silence désertique donne écho à ses scansions martiales. A côté, des compos comme "Freedom Run" ou "Mondo Generator", plus longues, s'apparentent à des trips aussi hypnotiques que violents, avec succession de parties musicales et chantées, tandis que les furieux "Green Machine" ou "Allen's Wrench" illustrent toute la dette que le groupe doit également au punk.
L'effet collatéral d'un tel brûlot ne se fait pas attendre : Dave Grohl, cogneur chez Nirvana à l'époque, distribue cet album à la pelle, en ordonnant à ceux qui veulent bien l'entendre de s'y convertir illico. Certains vont même jusqu'à dire que sur "Apothecaries' Weight", il a influencé feu Cobain dans l'écriture de certains morceaux d'In Utero ("All Apologies" notamment). Rien n'est moins sûr.
1er chef d'oeuvre du groupe en tous cas. Sans le savoir, ces quatre là venaient de créer un genre, le stoner rock, et devenaient l'un des groupes les plus importants mais aussi les plus ignorés et sous-estimés des années 90. Si le temps et le succès des Queens of the Stone Age rendent un semblant de justice à cet état de fait, jamais Kyuss ne connut de son vivant la gloire qu'il méritait tant avec un tel album, lequel reste pour beaucoup l'expérience stoner ultime.

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Barème
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Très bon album
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Excellent
Culte
Critique d'album

Kyuss


Kyuss


Critique d'album

Kyuss


Muchas Gracias


Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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