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Critique d'album

Kill The Young


Kill The Young


(20/10/2005 - Discograph - - Genre : Rock)
Produit par Dimitri Tikovoï

1- Follow, follow / 2- Origin of Illness / 3- No Problems / 4- Addiction / 5- Fragile / 6- Do you notice / 7- All the world / 8- No Heroes / 9- Sail away / 10- Change the record / 11- Kill your young
Note de 3.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"L'art de la simplicité dans tout ce qu'elle a de juste et utile"
Julien, le 22/11/2019
( mots)

L’année 2005 fut une excellente cuvée pour le rock, particulièrement pour celui de nos amis d’outre-manche où fleurissaient bon nombre de groupe en “The” : The Rakes, The Subways, The Coral... Dans le sillage des très acclamés The Libertines, tous ces groupes anglo-saxons trouvaient sans problème leur place dans les charts après que la bande de Doherty & Barat ait décomplexé le rock en l’épurant de sa précision technique instrumentale de rigueur chez leurs illustres aînés ; et des messages politiques qui habillaient régulièrement la musique punk. Tous ces charmants branleurs démontraient à la jeunesse de l’époque que quatre accords et quelques notions de poésie étaient une bonne base de départ pour monter son propre groupe. 


De cet environnement ambiant, un titre se transmettait avec insistance par les ondes FM. “Origin Of Illness”, c’est un riff accrocheur qui, marié à sa mélodie de chant, pénétrait spontanément dans la tête de celui qui l’écoute. Les premiers symptômes d’un virus qui continuait de se disséminer avec sa décharge d’accords sur le refrain avant d’achever sa propagation dans un solo de guitare à cinq notes. Un morceau dont la simplicité dans sa construction et sa vivacité font tout son agrément. Ce single on le doit au groupe Kill The Young composé de Tom, Dylan et Oliver Gorman, trois frères venus de la région de Congelton en Angleterre. Les frangins étrennent leur musique sans ménager leur peine en multipliant les concerts pour défendre leur premier album éponyme produit par le français Dimitri Tikovoï (connu notamment pour son travail sur l’album Meds de Placebo). Onze titres inscrits dans la même veine effervescente et rafraîchissante que le single. Pour autant que ce dernier soit abondamment diffusé en radio, convient-il de résumer le premier album de Kill the Young à un seul fait d’arme ? 


Clairement non, le premier effort des Anglais a un visage au moins aussi beau que le masque qui le couvre. Des titres comme “No Problems” ou “All The World” diffusent un flux d’énergie incandescent dirigé par le riff de basse pour le premier et de la six cordes sur le second. Les refrains explosent tels une grenade à fragmentation avant un léger apaisement préparant le bombardement final qui conclut ces breaks. Deux morceaux conçus pour secouer l’auditoire en concert. La transposition de la vie scénique des deux titres est rendue palpable dans sa version studio grâce à une production en parfaite symbiose avec leur exquise brutalité. 


La fougue des trois frangins à la fois sincère et candide les conduit à quelques égarements dégageant une trop grande naïveté, comme sur la mélodie de chant du premier couplet de “Do You Notice”. Un écart compensé par la construction instrumentale du titre qui joue intelligemment sur la variété du jeu et des rythmes de guitare.  


Sortie de cette petite divagation, les Britanniques proposent des morceaux autrement plus fournis, jouissant toujours de cette authentique simplicité avec un soupçon de sophistication nécessaire pour atteindre ce “quelque chose” de plus profond. Cette expression de la maturité dans l’innocence sera d’ailleurs le crédo de l’excellent second album de Kill The Young : Proud Sponsors of Boredom. Pour l’heure, il faut se pencher sur “No Heroes” et surtout “Kill Your Young” : deux titres à l’harmonie quasi parfaite entre l’utile, le juste et le plaisant. Leur ambition est plus développée, les textes abordent des sujets sociétaux. Le premier dénonçant l’asservissement par les responsables politique et dirigeants de la société de consommation :  “they're the gods, we'll prey on our knees ‘till they bleed” (“ils sont les dieux auxquels nous vouerons culte jusqu’à en avoir les genoux ensanglantés”). “Kill Your Young” est lui le projectile final d’une arme conçu dans un riff à l’alliage piquant, entretenu avec soin par un solo au son que Placebo n’aurait pas renié dans ses plus belles années, avant que le cran de sécurité soit déverrouillé, une puissante montée des trois instruments suspend le temps avant que le coup fatal vienne déferler sur l’auditeur qui ne saura se relever d’un impact d’une telle force.


Malgré ces défauts de jeunesse et quelques égarements adolescents, la première livrée des frères Gorman dégage une véritable sincérité, sans tomber dans la banalité, rendant ce disque à la fois entêtant et surtout très attachant au fil des écoutes. Dépouillé de toute forme de superflu, il n’en demeure pas moins très riche et charmant. Par la suite Kill the Young aura l’intelligence d’apprendre des forces et faiblesses de leur album éponyme pour construire son numéro deux. Un premier effort qui pose les fondations d’un second disque magnifique qui passera malheureusement beaucoup trop inaperçu. 


 

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