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Critique d'album

Kill The Young


Fingers For Guns


(03/03/2014 - Volvox Music - - Genre : Rock)
Produit par

1- Bad Bones / 2- Gotta Move On / 3- Born In The Real World / 4- Pilot Light / 5- Ain't Nobody Gonna Tell Me Why / 6- Punch Drunk / 7- Fingers For Guns / 8- Love Is A Lie / 9- This Town / 10- Money/Power/People / 11- Medicine Beach / 12- Home Is Where My Heart Is
Note de 4/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Un album qui décolle comme une fusée mais qui perd de l'altitude rapidement."
Matthew, le 24/02/2014
( mots)

Ah, des frangins au sein du même groupe rock. La formule est vieille comme le monde mais elle a toujours été vectrice d’histoires à faire pleurer dans les chaumières. Fusionnelle (AC/DC, The Kinks) ou chaotique (Oasis, Kings Of Leon) à base de foutage sur la gueule et de battes de base ball, cette alliance a souvent prouvé qu’elle était capable de coups de génies discographiques et scéniques. Certainement aguichés par les plus mancuniens de tous (Liam&Noel Gallagher, of course), Tom (chant, guitare), Dylan (basse) et Olly (batterie) Gorman décident de monter un groupe pour le meilleur et pour le pire en commençant par faire un maximum de bruit dans leur chambre d’adolescents encore timides. S’en suivirent trois albums salués par la critique et une série de concerts qui leur permirent de se faire connaître hors de leur Albion natale. Le dernier en date, Thicker Than Water, était sans aucun doute le plus abouti, marqué par la mort de leur père et porté par des compositions oscillant entre le punk-rock et des ballades intéressantes. Trois ans plus tard, il est temps de prendre à nouveau la température avec ce Fingers For Guns annoncé comme un véritable accomplissement dans la (jeune) carrière de Kill The Young

C’est donc avec entrain que l’on lance le disque sur orbite (ou sur la platine) et qu’on se laisse prendre par les deux premiers morceaux, ravageurs et entrainants à souhait (« Bad Bones », « Gotta Move On »). Ensuite ? Et bien nous serions tentés de dire que c’est à peu près tout. Le soufflet retombe très vite au fil des titres qui se succèdent et nous laissent sur notre faim, justifiée eu égard des précédents efforts discographiques de la fraterie. On essaie de se convaincre tout de même de réécouter le tout, persuadé que cette lassitude est provoquée par une simple fatigue passagère. Mais rien à faire, l’impression reste toujours la même : on écoute l’album d’un groupe qui semble avoir exprimé tout son potentiel et qui ne progressera plus. Est ce dû à un manque flagrant d’inspiration, cause directe de ces paroles répétées en boucle sur certains morceaux (« Born In The Real World », « Ain’t Nobody Gonna Tell Me Why ») ou aux structures musicales qui peinent à se montrer originales (« Pilot Light ») ? Aussi paradoxal que cela puisse paraître, toutes les prérogatives pour accoucher d’un bon disque étaient réunies : musiciens confirmés, voix intéressante, cohérence et mélodies entrainantes (« Fingers For Guns »). Et pourtant, le constat est sans appel : dès que Kill The Young tente de dépasser le cadre purement punk-rock, les trois frangins se perdent dans une sorte de faux psychédélisme (« Love Is A Lie », quelle horreur !), en oublient l’essence même de ce qui fait une bonne chanson et nous font basculer dans l’ennui. Et lorsque l'on croit enfin décoller pour de bon (« Money/Power/People ») en sortant des sentiers battus, on retombe très vite au niveau de la mer à cause d'un cap trop attendu. Bien sûr, tout n’est pas à jeter dans ce disque (« Medecine Beach » et ses guitares rageuses, « Punch Drunk » et sa brillante vitesse d’exécution), mais les fulgurances qu’il contient paraissent bien pâles à côté de ce marasme ambiant. 

Fingers For Guns est donc à mi-chemin entre chansons énergiques réussies et expérimentations musicales hasardeuses. Il ravira sans doute les fans de Kill The Young mais laissera sur le bord de la route ceux dont la curiosité naturelle a été titillée par les premiers morceaux. Indulgents que nous sommes, nous accordons aux frères Gorman le bénéfice du doute et attendons un nouveau disque à la hauteur de leurs nouvelles ambitions.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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