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Critique d'album

Junip


Fields


(13/09/2010 - City slang - - Genre : Chanson / Folk)
Produit par

1- In Every Direction / 2- Always / 3- Without You / 4- It's Alright / 5- Howl / 6- Sweet & Bitter / 7- Don't Let It Pass / 8- Off Point / 9- To The Grain / 10- Tide / 11- Rope & Summit / 12- Far Away / 13- At The Doors / 14- Loops / 15- Chickens / 16- Azaleadalen / 17- Black Refuge / 18- Turn To The Assassin / 19- Official / 20- Chugga-Chugga / 21- The Ghost Of Tom Joad
Note de 3.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un album foisonnant et enivrant partagé entre introspection et invitation au voyage "
Caroline BT, le 12/08/2015
( mots)

Junip c’est un peu le groupe de musique d’adolescents du suédois d’origine argentine José Gonzàles, son "band" de potes formé en 1998. A l’époque José (voix et guitare) et Elias Araya (batterie) se connaissent et jouent ensemble depuis leurs 14 ans. Ils rencontrent Tobias Winterkorn (claviers) à la fin des années 90 et montent le groupe Junip. Mais ce n’est que de 10 ans après que la mayonnaise prend et aboutit à l’album Fields.
Car entre-temps Tobias et Elias se sont trouvés un métier. José Gonzàles, lui, rencontre le succès avec la séduisante cover de the Knife "Heartbeats" et perce avec son premier album Veneer (2003) composé de ballades folks intemporelles. Il écrit aussi l’épuré In Our Nature (2007), du même accabit que son premier opus. Le chanteur y inclut une nouvelle version plébiscitée (et sublime) de "Teardrop" de Massive Attack.

"Fields est la conséquence de plusieurs frustrations" dira plus tard José Gonzàles à propos de l’enregistrement de cet album. En effet, Junip rentrera à trois reprises en studio et parfois à quatre ans d’intervalle. Agendas bien remplis, obligations familiales font que Fields a vu le jour tardivement. Les années, l’expérience et la maturité de chacun offrent un résultat pourtant réussi, mais pas aussi parfait que l’avait voulu José Gonzàles. En témoigne le nouvel album du trio sorti 3 ans après et intitulé tout simplement Junip, où la voix et la guitare de José se marient à merveille aux claviers et à la batterie de ses amis.


Malgré un son général qui pourrait surprendre à la première écoute ( impression d’écouter un vieux 33 tours sur "In every direction" ou "Sweet & bitter"), l’ambiance vintage de Fields a un charme indéniable. De plus, en réécoutant ce bijou, il est évident que les morceaux ont bien vieilli et que le talent folk de ce guitariste hors pair n’est pas prêt de s’éteindre. Même si les plus sceptiques ou les plus moqueurs diront entendre parfois un musicien s’entrainer aux arpèges, tout en luttant contre le sommeil, ils conviendront de l’apport pop incontestable de ses deux comparses aux claviers et aux percussions.


Fields s’ouvre sur le titre "In every direction" qui va donner la couleur de l’album, lumineux et hypnotique. Le clavier de Winterkorn laisse entrevoir l’autre tonalité de Fields, psychédélique et délicieusement rétro. Suit "Always" qui souligne le côté soul de la voix détachée de José, s’accordant harmonieusement aux percussions infinies d’Araya. La suite (les groovy "Rope & Summit" et "It’s alright") se révèle être d’aussi belle facture, et fait de Fields un ensemble romantique et lyrique. Avec des moments intenses et dramatiques ("Without you", à la limite du trip hop, et "Tide") et des envolées psychédéliques ("At the doors" sur la version deluxe), Junip réussit à mélanger indolence jazzy ("Howl") et folk aérien. 
S'il fallait trouver des petits défauts à cet album, on pourrait évoquer certains morceaux qui ont peut-être été bâclés, résultant du travail en pointillé du trio. Une impression de déjà entendu persiste avec "Off point" et le banal "Don’t let it pass" qui déçoit. Ce qui nous amène à penser le style folk (violenté et mal interprété de si nombreuses fois) ; repris sans précaution, peut mener à se retrouver avec entre les oreilles des interprètes tels que Jack Johnson ou Laura Marling.
Le talent de Junip se trouve dans sa capacité à démultiplier l’espace sonore à l’infini (notamment sur le dernier morceau "Tide") avec seulement quelques instruments. Les rythmiques audacieuses et soutenues d’Elias Araya estompent doucement la guitare folk de José. La répétition n’ennuie plus l’auditeur, mais enrichit le morceau, lui fait tendre l’oreille et apprécier les arrangements si méticuleux des suédois.


Le trio scandinave signe avec Fields un premier album harmonieux et subtilement enivrant. La fusion fertile de ces trois musiciens complémentaires donne lieu à des morceaux répétitifs au premier abord, mais envoûtants. Les claviers old-school donne cette douce atmosphère psyché et sont réchauffés par le timbre aérien de José Gonzàles. Fields, malgré sa sortie tardive, prouve que les suédois ont bien fait de s’accorder du temps pour mûrir leur projet et le laisser fleurir.

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