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Critique d'album

Julien Doré


Ersatz


(16/06/2008 - Jive Records - Pop française à texte - Genre : Chanson / Folk)
Produit par

1- Acacias / 2- Les bords de mer / 3- Les limites / 4- Bouche pute / 5- Figures imposées / 6- Dans tes rêves / 7- Pudding morphina / 8- Piano Lys / 9- Soirées parisiennes / 10- J'aime pas / 11- First Lady / 12- SS in Uruguay / 13- Los Angeles / 14- Des mots
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Une heureuse surprise, après autant de médisances colportées..."
Nicolas, le 21/01/2009
( mots)

Insaisissable, Julien Doré. On l'aura vu finir large vainqueur du télé-crochet préféré des familles en 2007 (Nouvelle Star, M6), jouer à fond l'autoparodie factice du mec hyper-top décalé (reprise de "Moi Lolita" d'Alizée), vendre en sous-main ses deux groupes alternatifs maison (Dig Up Elvis et The Jean d'Ormesson Disco Suicide) et relever plutôt crânement l'épreuve du premier album que tout le monde adore détester. En ce qui me concerne, après avoir été le spectateur amusé du raz-de-marée médiatique branchouille qui a entouré ce jeune homme l'an passé, je me félicite - bien involontairement - d'avoir eu l'opportunité de chroniquer Ersatz à une période aussi tardive, sans avoir eu à participer à ce minable simulacre de "critique" musicale. D'autant qu'un album et un type qui sont à ce point parvenus à se faire démolir par Technikart ne peuvent assurément pas être foncièrement mauvais.

Maintenant que l'époque est devenue plus saine, revenons à nos moutons. Premier écueil face à un tel disque, celui des multiples crédits en ce qui concerne le songwriting. On n'a encore jamais vu un album omnibus atteindre le panthéon des œuvres d'art, et Ersatz n'échappe malheureusement pas à la règle. Bien que l'artiste ait souhaité affirmer une importante velléité d'indépendance artistique, peut-être même à un point rarement atteint pour un album de ce type, on ne pourra pourtant pas échapper au titre-image qui loue les excès scéniques offusquant et imprévisibles de l'intéressé ("Les Limites", sympathique mais presque trop léger par rapport au reste), ni au single-variété voué à faire frémir d'émotion les ménagères de moins de cinquante ans ("Figures imposées", pourtant écrit par la paire Imbeaud - Daumail). Il faudra également passer outre des changements de style qui nuisent souvent à l'uniformité de l'ensemble, et regretter quelques titres pas franchement indispensables, comme le duo avec Arno ("De Mots") ou encore la vraie-fausse dénonciation de l'amitié universelle dans le show-bizz ("Dans Tes Rêves"). Voilà pour la "critique". Pas bien méchant, tout ça.

D'autant que le reste de l'album est particulièrement réussi. Eh oui, que cela plaise ou non, il faut que cela soit dit : Julien Doré est loin d'être un amateur ou même un usurpateur. Ses qualités vocales ne sont plus à prouver, ceux qui ont suivi avec assiduité les shows TV de l'animal il y a quelques années le savent parfaitement : entre Bashung (souvent), Gainsbourg (un peu) et Gottainer (parfois), Doré n'aura bientôt plus besoin d'être comparé à qui que ce soit. Et quand on se penche sur les crédits des chansons, on s'aperçoit que les plus réussies sont également celles dont il est l'auteur. Comme "Les Bords De Mer", qui traîne une sombre mélancolie dans des décors de rêve, ou encore l'excitant "Piano Lys" et son orchestration orgiaque. On n'omettra pas de mentionner que le sexe faible reste le principal objet de préoccupation de l'intéressé, tiraillé en permanence entre attraction et répulsion face à ses conquêtes ("J'aime Pas", "Bouche Pute", pervers et bestial, ou encore "First Lady" qui donne dans l'érotisme-chic joyeux). On appréciera aussi un titre anglais dont les paroles auraient assurément été censurées si elles avaient été énoncées dans la langue de Molière ("Pudding Morphina"), et la critique jubilatoire de la jet-set parisienne qui se vautre dans une risible et pitoyable débauche au sein d'un "New York de Prisunic" ("Soirées Parisiennes"). On n'oubliera pas, enfin, de saluer l'hommage à Gainsbourg ("SS In Uruguay") et surtout la merveilleuse folk-song "Acacia" qui ouvre l'album et qui prouve à quel point le duo de Cocoon en a sous le pied.

Inutile de nier l'évidence : Julien Doré vaut bien plus que son titre de Nouvelle Star 2007, et il le prouvera de manière beaucoup moins controversée à l'avenir. C'est en tout cas ce que laisse entrevoir un Ersatz forcément imparfait mais étonnament réussi pour un disque de commande. Rendez-vous dans quelques années pour un deuxième disque qui sera forcément très attendu, et espérons dans l'intervalle un album des Dig Up Elvis afin d'imaginer ce que l'homme à la barrette pourrait apporter à la scène rock hexagonale.

PS : "Los Angeles" vaut aussi un coup d'oreille, si ce n'est deux.

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Critique d'album

Julien Doré


Bichon


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