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Critique d'album

Frustration


Relax


(10/03/2008 - Born Bad - post-punk - Genre : Rock)
Produit par

1- We Have Some... / 2- Relax / 3- Shake Me / 4- As They Say / 5- Shades From the Past / 6- No Trouble / 7- Too Many Questions / 8- Brothers! / 9- Waiting for the Bad Things / 10- She's So Tired / 11- Faster
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"L'album français indiscutablement recommandé en 2008 !"
Lee, le 26/01/2009
( mots)

En 2008, il n'y avait qu'un seul mot présent sur toutes les lèvres : « CRISE ». Difficile, pour les occidentaux, de boucher ce ressenti qui décrivait partiellement certaines faiblesses du capitalisme. C'est pourtant dans ce rude climat que des forces naissantes virent le jour. Car, depuis quelques années, un petit groupe français prépare son offensive par l'intermédiaire de maxis ou d'ep. En 2008, l'heure du partage, de la solidarité et du rassemblement a sonné, et Frustration l'a bien compris. Quoi de plus naturel que de révéler un premier long diamètre complètement euphorique. Relax, quoi !

Tout commence par "We Have Some..." où Fabrice Gilbert essaie de conjuguer le verbe frustration pour finir sur un "We Are... FRUSTRATION". Là, au moins l'auditeur a conscience de la situation, il peut cerner la tâche, l'observer, la décrire. Reste encore à comprendre... Pour cela, Frustration ne cherche guère le détail qui tue. Pas le temps de se poser trente-six questions, l'absorption prend trente-trois minutes. Pas étonnant de penser au post-punk électro de Devo, rappelez-vous : "We Are DEVO". Si certains titres sont dansant, comme "No Trouble" qui précède impeccablement le tube "Too Many Questions" et son beat dancefloor (à vous faire décoller du sol), les guitares jouissives prennent souvent le dessus. Ainsi, "Shake Me" ou "Brothers!" parviennent aisément à conquérir les mordus de déflagrations sonores grâce à leurs riffs punk et leurs voix rageuses. "Faster" dérive même vers l'indus avec une excellente production, sauvage et inquiétante. Quant à l'instrumentale "Shades From the Past", elle donne la plus belle des parts aux percussions dans une atmosphère sombre et tendue.

Frustration ne laisse guère le choix à ses auditeurs ! Mentalement happés dans l'univers du groupe, la relaxation physique ne nous semble pas le moins du monde d'actualité. "She's So Tired" fait intervenir les cordes vocales du spectre de Ian Curtis derrière une ligne de basse envoutante. Cette exquise basse tire également son épingle du jeu dans la folie furieuse de "Relax" et s'embellit à merveille sur la fin de "Too Many Questions". Et puis, le meilleur titre de l'album "As They Say", sans trop d'arrangements électroniques, révèle une profondeur enlevée par son instrumentration cohérente et sa jolie dynamique agressive.

Nous voilà donc face à un album dansant, jouissif, entrainant et explosif qui, malgré ses influences punk et post-punk, trouverait grandement sa place dans le milieu des années 80. Une réussite concise et alléchante, sans détournement de valeurs.

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Deftones


Ohms


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2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

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