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Critique d'album

Franz Ferdinand


Tonight


(26/01/2009 - Domino - rock anglais - Genre : Rock)
Produit par

1- Ulysses / 2- Turn It On / 3- No You Girls / 4- Send Him Away / 5- Twilight Omens / 6- Bite Hard / 7- What She Came For / 8- Live Alone / 9- Can't Stop Feeling / 10- Lucid Dreams / 11- Dream Again / 12- Katherine Kiss Me
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un virage de style réussi, sans aucun doute. Mais cela suffira-t-il ?"
Nicolas, le 02/02/2009
( mots)

L'épreuve du troisième album, le fameux "album de la maturité", a souvent été problématique pour les groupes de rock à succès. Particulièrement en Angleterre, et particulièrement ces dix - quinze dernières années, au cours desquelles certaines formations très prometteuses ont déçu une grande partie de leur fan-base. Au hasard, on pourrait citer Be Here Now d'Oasis, Absolution de Muse, Black Market Music de Placebo ou même X&Y de Coldplay, la liste est longue. Ce n'est pas que ces albums soient mauvais - même si aucun d'entre eux ne tutoie la transcendance, mais ils marquent  tous une rupture quasi-inexorable entre un "avant" et un "après". C'est souvent à partir de ce fameux troisième album que le groupe se tourne vers une couleur musicale et une orientation qu'il ne quittera plus par la suite. Et c'est souvent après lui que l'on devine instinctivement si on aura envie de suivre ou non le groupe dans ses explorations futures.

Qu'en est-il de Franz Ferdinand ? A l'écoute de Tonight, plus aucun doute n'est permis : les écossais ont mûri, et de ce fait la problématique énoncée ci-dessus va devoir se poser. Alors que You Could Have It So Much Better thésaurisait sans vergogne (mais avec un certain succès) sur la recette de l'album fondateur, ce troisième jet va explorer de nouveaux horizons. Terminés, les tempos effrénés ; envolés, les changements de rythme ; oubliées, les sautes de tonalité. Même si Alex Kapranos et ses acolytes n'ont pas renoncé à leur sacerdoce du dancefloor, ils ont décidé cette fois-ci de montrer à la face du monde que leur groupe est capable de durer tout en se renouvelant. Grand était le danger, en effet, de sombrer dans l'auto-plagiat paresseux après deux albums quasiment identiques. Une mue salutaire s'imposait donc, et force est de reconnaître que celle-ci n'a pas été trop mal négociée.

La petite erreur du précédent album n'a heureusement pas été renouvelée : cette fois-ci, le rythme du disque reste soutenu du début à la fin. Si "Dream Again" et "Katherine Kiss Me" calment le jeu au bout de la file, ces deux titres ne surviennent qu'après une belle brochette de morceaux emmenés par un mid-tempo balancé à souhait. Vous vouliez danser ? Vous danserez donc, et sans aucun effort. Parallèlement, Tonight cède à la tentation des bidouillages de production, même si ceux-ci restent assez discrets : un peu de synthé par ci, quelques bruitages saugrenus par là, tout cela reste bien gentil même si la spontanéité commence à s'éloigner. Et puis il y a les mélodies, plus travaillées, plus sombres, faisant largement appel à des décalages d'accord et à des jeux de demi-tons. Comme cet "Ulysses" un rien étrange au premier abord, avec son phrasé chuchoté et sautillant précédant un refrain bandé comme un arc, déversant ses piques vocales à plein régime sur un auditeur qui se retrouve presque pris par surprise. Déroutant mais plutôt bien foutu, tout compte fait.

Pourtant, ce premier single n'est pas le morceau le plus porteur. A sa place, on préférera l'énergie chaloupée et les cinglantes giclées de guitare de "No You Girls", le riff gargantuesque du refrain de "Twilight Omens", et surtout l'épatante guitare africaine bourdonnante de "Can't Stop Feeling", certainement le sommet de l'album. Même si d'autres chansons se révèlent plutôt agréables, comme "Live Alone" avec ses pétarades de basse électrisantes, ou "Send Him Away" et son sémillant pouvoir d'évasion. A l'inverse, d'autres morceaux auraient mérité un meilleur traitement, comme "Bite Hard", un peu trop taillé pour l'efficacité et manquant d'un brin de folie, ou "What She Came For" dont le refrain trop simpliste vient appauvrir des paroles railleuses au possible, promesses avortées d'une futilité pleinement assumée et quasiment élevée au rang de philosophie. Enfin, on gardera une place de choix pour le tortueux "Lucid Dreams", dont la version album rallongée égare l'auditeur entre un post-punk rugueux et une techno-funk énergétique parfaitement dosée.

Mais ce qui manque le plus à cet album, c'est un tube. Un vrai. Un "Take Me Out", pour ne pas nommer le hit insubmersible des écossais. Ce manque vient pour le coup ternir une livraison par ailleurs agréable, qui a su gérer les affres du changement d'une façon particulièrement habile. Reste pourtant cette interrogation : Au vu de cet album, seriez-vous prêts à suivre Franz Ferdinand les yeux fermés dans ses opus à venir ? Pas sûr que tous les fans de la première heure y répondent par l'affirmative.

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