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Critique d'album

Jolly


46 Minutes 12 Seconds of Music


(22/07/2009 - Progrock Records - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Escape From DS-3 / 2- Renfaire / 3- Peril / 4- Red Sky Locomotive / 5- We Had An Agreement / 6- Downstream / 7- Carousel Of Whale / 8- Solstice / 9- Inside The Womb
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un très bon album de progressif contemporain venu de Brooklyn"
Nicolas, le 22/11/2010
( mots)

Vous connaissez les sons binauraux ? Non ? Sachez donc que ces sons, dixit la jaquette de l'album qui nous intéresse ici, "sont deux fréquences très basses jouées simultanément en stéréo. Ces sons ont été ajoutés de façon systématique à ce disque. Quand il est exposé à des sons binauraux, le cerveau en perçoit automatiquement un troisième, un "son fantôme", qui altère la fréquence naturelle des ondes cérébrales et qui entraîne un changement de l'état de conscience. (...) Les données scientifiques suggèrent qu'une exposition régulière aux sons binauraux entraine un accroissement de l'énergie mentale, une prolongation du bonheur, une élévation de l'intelligence et une diminution des seuils de stress. Des écoutes répétées sont encouragées pour un effet maximal. Casque audio recommandé". Mazette. De là à faire rembourser Jolly par la sécurité sociale...

Dur, dur, en tout cas, d'exister en tant que groupe de rock progressif aux Etats Unis (hors metal), à tel point que Jolly a dû émigrer jusqu'en Suisse et trouver asile chez Progrock Records afin d'y éditer ce premier album. Très honnêtement, il est peu probable que nous n'ayions jamais entendu parler de ce nouveau venu au sein d'une scène progressive de plus en plus encombrée si les quatre gus n'avaient pas tapé dans l'oeil de Riverside et des Pure Reason Revolution, qui les ont embarqués avec eux pour une tournée européenne commune l'an passé. Tournée qui, bien évidemment, n'est pas passée par la France - ceci dit, si la France aimait massivement le rock progressif, ça se saurait. Toujours est-il qu'il était parfaitement logique de chercher à savoir ce que ces natifs de Brooklyn avaient dans le pantalon, et quoi de mieux qu'un test de cet album inaugural pour le découvrir.

Indéniablement, les quatre gus de Jolly savent y faire en matière de rock habité, et ils ont donc repris à leur compte les principaux éléments qui plaisent au public du prog contemporain. Ce Forty Six Minutes, Twelve Seconds Of Music (pas super finaud, comme titre d'album) nous plonge dans un rock dense et torturé, agrémenté d'un metal prégnant utilisant les lourdeurs et les développements rythmiques hypnotiques d'un Tool, tout en alternant avec des passages atmosphériques en droite ligne de Porcupine Tree ("Peril", "Solstice"). Pas de grosse originalité, donc, mais des références savamment digérées et restituées en un tout dense et parfaitement cohérent. Le metal sait se faire puissant ("Escape From DS-3") mais aussi plus tortueux et planant allant jusqu'à titiller les excellents Anathema ("Renfaire", "Carousel Of Whale"). La production est parfaite et mêle habilement guitare, basse et synthé en un ensemble harmonieux et homogène, d'où s'extirpent parfois quelques trouvailles sympathiques (comme ce rush piano jazz - 6 cordes saturées qui ouvre "Red Sky Locomotive"). Le meilleur morceau de l'album n'est pourtant dévoilé que tardivement : "Downstream" séduit immédiatement grâce à sa jolie mélodie désespérée servie par l'empathie d'Anadale, un chanteur totalement possédé par ses chansons. L'homme nous prouve d'ailleurs que point n'est besoin d'en faire des tonnes sur le plan instrumental pour faire passer l'émotion sur le beau "Inside The Womb", simple piano-voix conclu par quelques minutes synthétiques mystérieuses.

Voilà donc un très bon album de prog rock moderne, un disque qui reprend à son compte les trouvailles des grands acteurs du créneau tout en les restituant avec classe et intelligence. En d'autre terme : un parfait petit manuel de confection du progressif dans les années 2000. Souhaitons donc à Jolly une belle et longue carrière, tout en espérant quand même un peu plus d'originalité dans leurs réalisations à venir.

 

 

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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