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Critique d'album

Jimmy Eat World


Futures


(15/11/2004 - Interscope - Emo rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Futures / 2- Just Tonight... / 3- Work / 4- Kill / 5- The World You Love / 6- Pain / 7- Drugs For Me / 8- Polaris / 9- Nothing Wrong / 10- Night Drive / 11- 23 / 12- Shame (bonus track)
Note de 4/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Silence, on parle ..."
Matt, le 14/01/2005
( mots)

Relativement prolifique sous diverses formes (maxis, compilations, albums et scènes) depuis une bonne dizaine d'années, "Jimmy mange-monde" est malgré tout un groupe américain bien méconnu en France. S'essayant à différents styles au sein même de ses productions, le combo navigue entre pop-rock et pop-métal (un bien grand mot) toujours teintés d'émo, jouant donc principalement sur le tableau de l'émotif et du nostalgique dans leurs textes et dans leurs mélodies.

Futures ne déroge pas à la règle, malheureusement peut-être, car Jimmy Eat World, au travers d'albums tels que Bleed american ou Futures, passe comme faisant partie de ces groupes que l'on écoute en musique de fond, à volume suffisant pour en apprécier les compositions mais pas trop fort pour ne pas gêner les conversations...
En effet, la plupart des titres de cette dernière production en l'occurence s'écoutent facilement, avec un certain plaisir même parce qu'ils ont quelque chose d'intrinséquement agréable et réussi, mais il leur manque dans l'ensemble une certaine dose d'originalité et de puissance au sens large pour réussir à captiver l'auditeur et réellement retenir son attention, aussi bien sur le plan technique que par les mélodies. Plus précisément, si ces compositions peuvent susciter un certain intérêt et un certain plaisir lors de l'écoute, le soufflet retombe rapidement par la suite. Pourquoi ?
Pas d'innovation, pas de surprise, pas de prise de risques. Tout est trop attendu, prévisible.
Pour exemple, loin d'être mauvais, le batteur reste en majorité sur des plans carrés et éprouvés, le chant est de qualité, propre et efficace à grands renforts de double et secondes voix, et les riffs de guitares typiques et bien sages.
Rien ne dépasse et quand tout est trop plat, trop lisse, à terme on se lasse.
Jimmy Eat World fait figure de groupe gentil qui s'adonne à sa manière à un style dont il ne participe pas vraiment à l'évolution, que ce soit par l'expérimentation ou par l'audace des compositions ou du chant. Tout en ayant sa griffe, le combo manque plus certainement d'une âme.

Soyons clair, Futures n'est pas un mauvais album. Des titres comme "Futures" qui ouvre l'album sans concession, "Kill", "Pain", la ballade "Drugs or me" et son intro au piano, ses choeurs et sa douceur, "Polaris" ou encore "Night drive" et sa rengaine onirique, sont bel et bien de qualité, mais il manque quelque chose, ce qui n'empêchera pas cette production de traîner quelques temps dans votre platine, car ses mélodies, à défaut de rester longtemps en tête, fonctionnent bien le temps de l'écoute et suffisamment pour avoir envie de les ré-entendre...
"Pain" toutefois, avec son rythme enlevé, son chant pêchu et ses quelques passages distrayants offerts par le batteur, se détache un peu du reste de l'album en laissant penser que le groupe pourrait s'orienter vers du son plus osé, moins convenu. Mais on revient rapidement vers des titres ("Drugs or me", "Night drive") plus calmes, nostalgiques, émo, et l'espoir retombe, non pas que lyrisme soit synonyme d'ennui mais Jimmy Eat World n'a simplement pas actuellement la carrure pour assurer sa place dans le peloton de tête du genre.

Au final, on ne sait pas trop quoi penser ... Bon groupe, mauvais groupe, bon album, mauvais album, bonnes compos, mauvaises compos ? Trancher s'avère compliqué !
Considérant qu'aucune faute de goût n'est commise dans ces 12 tites, rien n'est mauvais.
Considérant également qu'on apprécie clairement, le temps de l'écoute, tout est bon.
Considérant enfin qu'on passe vite à autre chose, rien n'est excellent.

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Critique d'album

Jimmy Eat World


Bleed American


Album de la semaine

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Ohms


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2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

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