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Critique d'album

Caspian


On Circles


(20/01/2020 - - Post Rock - Genre : Rock)
Produit par Triple Crown Records

1- Wildblood / 2- Flowers Of Light / 3- Nostalgist (feat. Kyle Durfey) / 4- Division Blues / 5- Onsra / 6- Collapser / 7- Ishmael / 8- Circles On Circles
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un disque de renouveau d'une indéniable beauté"
Guillaume, le 10/03/2020
( mots)

Depuis une grosse quinzaine d’années les américains de Caspian ont su tracer leur sillon dans la veine du post rock, une veine déjà riche aux Etats-Unis de deux groupes majeurs dans le genre que sont This Will Destroy You et Explosions In The Sky.


Tout comme leurs glorieux aînés, les six de Caspian apprécient donc de développer leur musique sur la longueur, tissant une toile instrumentale riche et nuancée. Avec peut être ce petit truc en plus, un goût esthétique qui les pousse plus que les autres - exception faite de Sigur Ros - à soigner le visuel de leurs pochettes toujours superbes et de la scénographie de leurs concerts. Caspian se déguste par les oreilles mais également par les yeux.


Le groupe présente ce cinquième album studio comme un disque moins conceptuel que les précédents, plus comme une mise bout à bout de morceaux d’inspirations différentes. Pour la première fois la contribution créative est plus équitablement répartie, chacun apportant la nouveauté de sa touche personnelle.


Le résultat, un disque de renouveau là où l’opus précédent Dust And Disquiet (2015 Triple Crown Records) ressassait avec une grande beauté le deuil de Chris Friedrich, leur bassiste disparu en 2013.


N’allez néanmoins pas croire que l’ensemble serait décousu, loin s’en faut. Seulement, les titres passés par le travail collectif du groupe dessinent une évolution douce ; laissant apparaître une touche de saxophone dans "Wildblood", une mesure composée en 7/8 dans "Flowers Of Light", des percussions synthétiques dans "Onsra", du violoncelle dans "Ishmael". 


Et comme pour appuyer encore plus sur l’aspect renouveau, Caspian nous propose deux titres chantés. Ce qui permet d’accueillir sur "Nostalgist" Kyle Durfey le chanteur des talentueux et méconnus Piano Becomes The Teeth. Quand à "Circles On Circles", c’est le guitariste Philip Jamieson en personne qui se dévoue avec maîtrise et harmonie, ouvrant peut être la porte à plus de voix à l’avenir tant la chanson est réussie.


Dans l’ensemble Caspian a voulu un album moins prévisible, à l’image de l’existence elle même imprévisible et parfois frustrante, ainsi les grandes envolées tant espérées parfois n’arrivent pas comme sur "Division Blues" dont le final, au lieu de l’explosion attendue, se contente d’un retour au point de départ. De même sur "Onsra", décidément la vie nous prend souvent à contrepied.


Mais On Circles nous réserve également quelques morceaux de bravoure qui flattent nos repères post-rockiens (si un tel mot existe), "Wildblood", "Collapser" et "Ishmael" délivrent des dynamiques vastes où s’entremêlent les moments de tension et de détente si caractéristiques du genre. 


A la production, Will Yip (Saosin, Circa Survive) a su trouver la voie entre rugosité des rythmiques et grandes reverbs pour les guitares dans un mix dense et sensible. 


Visuellement l’illustration de couverture par Jordan Butcher (Anberlin, Royal Republic et déjà Caspian sur Dust And Disquiet) donne une impression nettement plus sombre que ce que la musique transmet réellement. Si l’on veut positiver un peu la lecture, cette porte ouverte vers un couloir sombre, un monde sale et inquiétant peut - et doit possiblement - se comprendre comme un coup d’oeil derrière soi, derrière le monde que l’on laisse provisoirement.


Fait amusant avant de partir, Yip et Butcher sont tous les deux batteurs de formation, décidément les batteurs sont partout. 


Huit titres, quarante six minutes, On Circles s’écoute avec passion, fort, au casque, les yeux fermés ou rivés sur la pochette. Caspian a réussi son coup, aller plus loin artistiquement sans nous laisser sur le bord du chemin. 

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