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Critique d'album

Black Mountain


Black Mountain


(19/09/2005 - V2 - Rock Psychédélique - Genre : Rock)
Produit par

1- Modern Music / 2- Don't Run Our Hearts Around / 3- Druganaut / 4- No Satisfaction / 5- Set Us Free / 6- No Hits / 7- Heart Of Snow / 8- Faulty Times
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Pour son premier album, Black Mountain vise les sommets ! "
Maxime, le 05/11/2005
( mots)

Précédés d’une excellente réputation, présentés notamment par les Inrocks comme marquant une émancipation possible du stoner (?!), Black Mountain incite tout d’abord à la méfiance. Surtout que depuis quelques temps, poussée par le cas Arcade Fire, la scène canadienne est particulièrement mise sous les projecteurs. Chaque semaine voit son lot de combos à rallonge et aux allures de babas cool squatter les médias musicaux avec leurs compos pas toujours folichonnes. Dans le paysage, Black Mountain ne jure pas : line-up extensible et hétéroclite, mixité du chant, cheveux longs et barbes florissantes…ça fleure bon le groupe pour étudiants altermondialistes. Pourtant cette formation venue de Vancouver mérite mieux qu’un éloge poli et creux tant ce premier album revisite différentes influences avec brio sans jamais tomber dans l’intellectualisme, préférant l’émotion à l’érudition. Noyaux durs du groupe, Stephen Mc Bean et Joshua Wells ont déjà roulés leur bosse, officiant tout d’abord dans Jerk With A Bomb, affûtant leur sens de la composition qu’ils enrichiront au sein du projet Pink Moutaintops avant d’aboutir à la présente mouture, bénéficiant pour le coup de la présence précieuse d’Amber Webber au chant.

Avec un nom on ne peut plus zepplinien, Black Mountain n’est pas pour autant une énième resucée du hard des années 70 mais plutôt une auberge espagnole où se croisent, hagards, rock, pop, folk, stoner, pyché, certains cohabitant parfois au sein d’un même morceau. Neil Young peut commencer un bœuf puis laisser subitement place à un allumé de la SG qui viendra violenter le morceau de riffs bien sentis. Un titre peut s’ouvrir sous une atmosphère intime et se clore dans un orage de décibels. Tout est possible. Pour autant, ces différentes orientations ne forment pas un patchwork indigeste, car ce qui frappe à l’écoute de ce disque, c’est la remarquable homogénéité de l’ensemble, tissant le même fil rouge à partir d’éléments si disparates. Tout est incroyablement maîtrisé et exécuté avec un subtil mélange de bonhomie et de tension. Les voix de Mc Bean et de Webber se marient avec bonheur, évoquant un duo qui serait formé par Thurston Moore et une PJ Harvey enfin débarrassée de ses tendances vociférantes.

Au pied de la montagne noire, c’est l’ascension de la face nord (la première face de l’album, expéditive) qui procure les premiers vertiges. Débutant sur coup de saxo et s’achevant sur des guitares musclées, "Modern Music" plante le décor : un Velvet Underground ébahi fera quelques descentes de pistes avec Blue Cheer avant de causer rock psyché avec Pink Floyd devant une fondue. Orgasme rockistique absolu : "Don’t Run Our Hearts Around", avec ses sublimes cascades de riffs stoner, son rythme pesant et sa construction schizophrène, alternant climat lourd et escapades mélodiques du plus bel effet. "Druganault" se pose également comme une pièce de choix avec le chant d’Amber qui atteint ici les sommets. "No Satisfaction", moulinant "I’m Waiting For The Man" du Velvet avec des sonorités mutines, ferme avec virtuosité la première moitié du disque.

La descente sera plus longue que la montée, défiant les lois de l’apesanteur avec un cotonneux "No Hits" éxécuté sous narcotiques, les longs et élégiaques "Set Us Free" et "Heart Of Snow" avant d’aboutir à un "Faulty Times" presque doorsien s’achevant en un final hypnotique, laissant l’auditeur en état de transe. Black Mountain étend ses ailes et plane avec majesté loin des sentiers battus. "One, two, three another pop explosion".

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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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