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Critique d'album

Beady Eye


BE


(10/06/2013 - Columbia - Oasis sans Noel Gallagher - Genre : Rock)
Produit par

1- Flick of The Finger / 2- Soul Love / 3- Face The Crowd / 4- Second Bite of The Apple / 5- Soon Come Tomorrow / 6- Iz Rite / 7- I'm Just Saying / 8- Don't Brother Me / 9- Shine A Light / 10- Ballroom Figured / 11- Start Anew
Note de 4/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"To BE or not to BE. Euh... not to BE ?"
Nicolas, le 26/08/2013
( mots)

Inutile d’avoir fait de hautes études en rock n’ roll pour le savoir : Liam Gallagher n’est pas un bon songwriter. Andy Bell et Gem Archer non plus, d’ailleurs. La réussite d’Oasis, ex The Rain flanqué du Noel, ne doit sa trajectoire de comète scintillante dans le ciel de la britpop qu’à ce dernier ou presque, puisqu’on ne saurait nier, à l’inverse, une voix et un charisme dont le benjamin mancunien peut être fier. Mais nous sommes bien d’accord, de la gueule et du bagout, ça ne suffit pas pour composer de bonnes chansons, et BE en est la preuve. BE comme Beady Eye, tout comme le prochain disque des Arctic Monkeys sera baptisé AM. De là à ce qu’on voie débarquer un AF, un RHCP, un QOTSA, un SOAD ou un NIN, il n’y a qu’un pas qu’on ne voudrait surtout pas voir franchi. Bref…

Beady Eye, c’est de l’Oasis Light, ou du Pepsi Max, si vous préférez : à la première gorgée, ça a presque le même goût, mais dès les suivantes on sent qu’il manque quelque chose pour que l’on puisse pleinement prendre son pied. On s’en rappelle, tout le monde s’est bien marré en apprenant que Liam avait l’outrecuidance de survivre au départ du Frère Noel. On s’attendait à une catastrophe, précédée d’ailleurs par les médiocres compositions du dogue anglais à l’ombre de son frangin (au hasard "Little James" : quelle scie, sans déconner), et pourtant Different Gear, Still Speeding parvenait à surnager correctement en jouant une carte vaguement 60’s pas trop moche. Mais surnager ne signifie pas convaincre, cela va sans dire, et voilà maintenant que LG remet la sauce, et cette fois-ci, il y croit vraiment : BE serait le meilleur album sur lequel il ait jamais chanté. Histoire de jeter un peu de poudre aux yeux de ses suiveurs, le frontman se la joue vrai auteur, pare son disque d’une aura de respectabilité, embarque le hype David TV On The Radio Sitek avec lui à la prod’ et nous joue même le tour de passe-passe ultime : la femme à poil. Jolie, d’ailleurs, la gourgandine qui orne la pochette de ce deuxième album. Question : le contenu est-il à la hauteur de l’emballage ?

Réponse : non.

Bon, argumentons quand même un peu. BE n’est pas un mauvais disque, c’est un disque insipide. Du Pepsi Max, donc. BE souffre évidemment - on pourrait même dire : "ataviquement" - d’une carence en songwriting : les morceaux ne sont pas médiocres, ils s’avèrent même parfois à la limite sympathique, mais ils ne dépassent jamais le stade de l’exercice de style. Liam répète ce qu’il a entendu, le recopie approximativement et n’y apporte rien de significatif. On pense souvent à Oasis et à Noel, évidemment, ("Flick Of The Finger" a un petit côté "Fuckin’ In The Bushes", en moins acide), on remarque parfois des saillies beatlesiennes, l’une des obsessions du Benji de service (cf "The World’s Not Set In Stone" sur l’édition deluxe), et si les références font sourire, le contenu fait parfois pleurer. En témoigne le minable "Don’t Brother Me" qui est censé tendre une main pacifique à Noel, lequel, à l’écoute de ce goulag musical, a dû se rouler par terre de rire. Morceaux choisis : "In the morning / I've been calling / I'm hoping you understand (...) Come on now, give peace a chance / Take my hand / Be a man". Plus niais tu meurs. Les collègues Bell et Archer ne font gère mieux, même si ce sont eux qui permettent au disque de rester écoutable : "Face The Crowd" est morveux comme il faut, "I’m Just Sayin’" se révèle presque épatant, d’ailleurs d’une façon générale les morceaux énergiques s’avèrent les moins loupés. Quand on s’attaque à l’acoustique, ça fait du rase motte sans altimètre ("Soon Come Tomorrow", "Ballroom Figured", anecdotiques), et ailleurs, c’est Sitek qui est chargé de boucher les trous trop grossiers, d’allonger la sauce si nécessaire (au moins une minute, fastoche, à virer de "Soul Love"), d’assembler des morceaux disparates ("Second Bite Of The Apple", au couplet et au refrain ne collant pas du tout l’un avec l’autre) ou d’exploiter le maigre fond de subsistance de l’entreprise ("Start Anew", une idée, une seule, qui tourne en boucle pendant quatre minutes). Ah si, il y a "Shine A Light" qui vaut aussi le coup, à petite dose, malgré là encore un couplet d’une indigence rare.

Ite missa est. BE confirme ce que tout le monde savait déjà : que Beady Eye n’a pas les reins suffisamment solides pour faire oublier Oasis. Ceci dit, tant que les chevilles de Liam Gallagher n’auront pas dégonflé, on risque d’avoir droit à notre rasade d’oeil perçant et de meilleur disque que l’Angleterre ait jamais vu tous les deux à trois ans, et ça, c’est dur à encaisser. On a déjà eu beaucoup du mal à aller chercher le cinquième Strokes , et on s’est carrément fait violence pour persister avec ce deuxième (seulement) disque du Liam band : la prochaine fois, promis, sur ce genre de non-événements, on bottera en touche.

 

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