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Critique d'album

Antemasque


Antemasque


(10/11/2014 - Rodriguez-Lopez Productions - Prog punk martien - Genre : Rock)
Produit par Omar Rodriguez-Lopez

1- 4AM / 2- I Got No Remorse / 3- Ride Like The Devil's Son / 4- In The Lurch / 5- 50.000 Kilowatts / 6- Momento Mori / 7- Drown All Your Witches / 8- Providence / 9- People Forget / 10- Rome Armed To The Teeth
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Où l'on voit que l'art de tenir en équilibre ne tient qu'à un fil"
Nicolas, le 27/11/2014
( mots)

Autant le dire tout de suite, on a beaucoup de mal à suivre Cedric Bixler-Zavala et Omar Rodriguez-Lopez. Alors que les deux compères semblaient irrémédiablement en désaccord, mettant fin à une Mars Volta tiraillée vers ses penchants pop après un Noctourniquet jugé globalement bien trop simple par les partisans des prog-rockeux starbés, on accueillait avec un intérêt certain le fruit de cette scission, à savoir la première réalisation de Bosnian Rainbows, construit par ORL autour de la trashwoman de Le Butcherettes, Teri Gender Bender, pour tâcher d’élargir son public, et on attendait avec une circonspection certaine le projet “solo” de CBZ, Zavalaz, après quelques interviews de l’intéressé laissant craindre le pire. Et puis, après l’été 2013, plus rien. Bosnian Rainbows disparaissait des radars, tout comme Zavalaz, alors que le premier album de Cedric, All Those Nights We Never Met, était sur le point de sortir dans les bacs.


Et puis quelques mois plus tard, surprise : ORL et CBZ, après un divorce à l’amiable, se remettaient ensemble mais optaient cette fois-ci pour un PACS plutôt que pour un mariage. Ainsi naissait Antemasque en avril de cette année, annonçant dans son line-up un certain Flea à la basse ainsi que David Elitch à la batterie. Amusant, quand on sait que les deux hommes ont déjà officié dans la Volta Martienne : autant dire qu’à ce stade, on ne comprenait pas la nécessité sous-tendant ce vrai-faux changement de groupe. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Après un marketing viral sur les réseaux sociaux et le dévoilement progressif de quatre morceaux, l’album éponyme est mis en vente sur le site officiel du groupe en juillet, pour se voir… retiré du circuit à peine quinze jours plus tard. Et donc pour finir par nous parvenir officiellement ce 10 novembre. Ouf.


Le soucis est que l’écoute d’Antemasque ne risque pas d’éclairer nos lanternes quant au(x) but(s) poursuivi(s) par les deux texans. On a l’impression que cette nouvelle facette du duo est censée refléter une sorte de compromis rassemblant toutes les tendances déjà abordées tout à la fois par At The Drive-In, The Mars Volta et Bosnian Rainbows. En clair on a affaire à un rock un peu pop, un rien énergique, un tantinet punk, un brin intello, un poil progressif, mais surtout sans trop dépasser les cadres de la bienséances. Le maître d’ordre : ne pas irriter. Pas de gueulantes inarticulées, pas de schémas rythmiques imbitables, pas de mièvrerie pop. De la technique en pagaille, mais sans risquer l’orgie sonore. Les premières écoutes du disque apparaissent ainsi forcément décevantes, tant il est vrai qu’avant ça, les deux hommes ont surtout séduit (et exaspéré) par leurs excès. On reste ainsi dubitatif face à ces dix morceaux rapidement expédiés, impeccablement troussés, mais peinant à susciter une quelconque émotion extrême.


Sauf qu’au bout du compte, l’expérience et le talent finissent par l’emporter. Les écoutes successives dévoilent un disque vraiment réussi, constant, entraînant et même souvent séduisant. Techniquement, on rappelle que les gus ne sont pas nés de la dernière pluie. Même si Flea fait preuve d’une certaine retenue volumique, sa collusion avec Elitch réalise une section rythmique en béton sur laquelle la gratte domptée mais véloce d’Omar Rodriguez-Lopez fait souvent merveilles sans s’encombrer d’artifices. Des riffs qui claquent (“4 AM”), de la rythmique qui balance (“Ride Like The Devil’s Son”, “50.000 Kilowatts”), ORL bétonne un tremplin sur lequel son collègue chanteur d’El Paso n’a plus qu’à s’élancer pour nous livrer toute l’étendue de sa voix nasillarde si caractéristique. On retrouve un peu la fougue post-hardcore d’ATDI à certains moments (“I Got No Remorse”, “In The Lurch”, haletants) et l’équilibre tant recherché parvient parfois à éclore avec une certaine classe (“Momento Mori”). Mais dès qu’on s’éloigne de ce fameux canon, dès que les deux hommes cherchent à varier les plaisirs, ils retombent dans une certaine forme de redite, soit déjà vue dans leur propre expérience (“Providence” aurait parfaitement pu trouver sa place sur Noctourniquet), soit par d’autres acteurs plus prestigieux (“Drown All Your Witches”, semi-accoustique rappelant par certains côtés les allants folk de Led Zeppelin). Et parfois, la sauce ne prend pas complètement (“People Forget” au refrain mou à côté de la plaque). Dernier piège de ce disque, la redondance qui pointe en bout de liste tant on a l’impression d’avoir déjà entendu “Rome Armed To The Teeth” deux dizaines de minutes plus tôt.


Malgré tout, on aurait tort de jeter ce disque aux orties. Malgré des réactions de fans franchement hostiles et un accueil critique tiède, Antemasque ne manque pas de qualités, et notamment celle de représenter une porte d’entrée digeste vers l’univers azimuté des texans à bouclettes, idéale pour ceux que les extrêmes musicaux peuvent inquiéter. Bien évidemment, on ne saurait trop vous conseiller de vous tourner ensuite vers At The Drive-In, The Mars Volta et la petite dizaine d’albums déjà produite, d’une toute autre dimension même si plus difficiles d’accès. Dans le même ordre idée, on ne pourra pas non plus reprocher aux fondus des deux formations pré-citées de passer leur tour cette fois-ci, faute d’un réel challenge à relever. C’est un peu le problème de l’équilibre...


 

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