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Les albumrock awards 2006


"Après avoir bien ripaillé, la France se remet au travail, rassemblant ses forces vives afin de bâtir pierre après pierre un avenir radieux ouvrant cette nouvelle année sur de prodigieuses perspectives de progrès. Bon. Prosaïquement, le rock critic fait quant à lui le compte des canettes vides qui meublent son appartement (tiens, une kro à demie finie, chouette !), ramasse les cadavres de clopes trouant sa moquette et range consciencieusement sa discothèque. L’heure est donc bel et bien au bilan, et pour l’exercice imposé du premier édito, le moment venu de jeter un coup de rétroviseur sur l’année musicale écoulée. 2006 s’est déroulée en demi-teinte. Certes, chacun a trouvé chaussure à son pied, sans le prendre à fond (le pied). De bons disques, des très bons mêmes, ont squatté la platine, mais rien n’a vraiment transcendé nos I-Pod. Sans temps mort, mais sans coup d’éclat, l’année a poursuivi son petit bonhomme de chemin, cahin-caha. Voilà pourquoi, sur le plan international, la rédaction s’est rassemblée sur un nombre restreint de disques et les vainqueurs se sont avérés être ceux qui occupaient de façon récurrente nos charts persos. Malgré son accueil mitigé et rétrospectivement injuste compte tenu de ses qualités, c’est le premier album des Raconteurs qui s’est vu accordé la palme. La griffe guitaristique inimitable de Jack White alliée au savoir-faire pop de Brendan Benson a su faire la différence. On remarquera que, outre le premier effort de Wolfmother, cinglant manifeste de hard rock rétro, les ultra-hype Arctic Monkeys et les truculents Clap Your Hands Say Yeah, ce sont en grosse majorité des artistes confirmés qui ont retenu notre attention, que ce soient d’anciennes sensations que l’on attendait au tournant (The Strokes, Kasabian, Thom Yorke dans son aventure solo) ou de groupes que l’on a toujours plaisir à croiser (Tool, Red Hot Chili Peppers, Eagles of Death Metal). Pas de favoritisme ici entre rock anglais et américain, chacun trouve sa place. Sur le plan hexagonal, la rédaction a voté massivement pour l’album de Philippe Katerine, le délicieusement roboratif Robots après tout. Col roulé rose bonbon, slip kangourou, attitude néo-situationniste, et si être rock en 2006 et en France, c’était se contenter de couper et de remettre le son ? Là encore, les premiers albums se font plutôt rares, si l’on excepte les Hushpuppies ou Stuck In The Sound, seuls des artistes déjà quasi-unanimement célébrés par la critique ont trouvé une bonne place dans notre top : Emilie Simon, Nosfell, Tété… 2007 devrait être une année intéressante pour notre rock national, puisqu’il verra la parution des premiers disques du fameux mouvement rock lycéen (les Naasts en tête). Figureront-ils dans le top 2007 ? La question reste entière. 2006 s’est finalement davantage démarquée par l’émergence de nouveaux supports de diffusion de la musique que par la musique elle-même : le foudroyant succès des Arctic Monkeys, lancés grâce à une audacieuse campagne orchestrée depuis leur page MySpace ou les OK Go, catapultés sur la scène internationale par le biais d’une amusante vidéo qui a totalisé un record de diffusion sur le site YouTube. On pourrait croire qu’Internet permet de sortir de l’anonymat des artistes talentueux sans passer par le bullshit des majors. Mais faut-il vraiment se réjouir, quand on sait que ces mises sur orbites spectaculaires sont moins dues à un bouche à oreille spontané qu’à une habile opération marketing fomentée par un mangement futé ? Faut-il crier à la révolution lorsque l’on constate que, finalement, on aboutit à des disques honnêtes, mais nullement renversants ? En donnant une illusion de démocratie et de liberté populaire, le web apparaît finalement, au mieux, comme un mouvement indépendant constamment menacé de récupération par les maisons de disques, au pire, comme une vaste fumisterie. Finalement, c’est la valeur de la critique musicale qui s'en voit renforcée. Face à cet éventail élargi (ou cette illusion d’élargissement), c’est plus que jamais à nous de nous montrer intransigeants dans nos choix, exigeants dans nos attentes, ouverts dans nos aspirations. Plus que jamais, ce site se doit d’être un lieu d’échange où l’on puisse partager nos découvertes, débattre sur nos groupes préférés, et mettre en lumière ceux que les médias traditionnels (presse papier, télévision, radio) laissent dans l’ombre. Conscient de cette mutation des moyens de découvrir la musique, Albumrock a donc décidé de créer une nouvelle rubrique, ou plutôt, un nouveau label : notre coup de cœur. Chaque mois, nous vous proposerons un groupe, un artiste français dont la découverte sur le web nous a enthousiasmé et que nous souhaitons vous faire partager. 12 fois par ans, le site mettra donc en lumière des formations sans label, sans attaché de presse, sans album à promouvoir, juste animées par l’envie de faire entendre leur voix dans le paysage rock actuel. Tout comme le professe à longueur de blog une certaine brune en tailleur blanc et au sourire figé, la parole est à nous et plus que jamais à vous. De la part de toute la réaction on vous souhaite à tous et à toutes une heureuse année 2007, musicalement enrichissante, riche en évènements, furieusement rock en somme. Cela va de soi."
Maxime, le 11/01/2007
Après avoir bien ripaillé, la France se remet au travail, rassemblant ses forces vives afin de bâtir pierre après pierre un avenir radieux ouvrant cette nouvelle année sur de prodigieuses perspectives de progrès. Bon. Prosaïquement, le rock critic fait quant à lui le compte des canettes vides qui meublent son appartement (tiens, une kro à demie finie, chouette !), ramasse les cadavres de clopes trouant sa moquette et range consciencieusement sa discothèque. L’heure est donc bel et bien au bilan, et pour l’exercice imposé du premier édito, le moment venu de jeter un coup de rétroviseur sur l’année musicale écoulée. 2006 s’est déroulée en demi-teinte. Certes, chacun a trouvé chaussure à son pied, sans le prendre à fond (le pied). De bons disques, des très bons mêmes, ont squatté la platine, mais rien n’a vraiment transcendé nos I-Pod. Sans temps mort, mais sans coup d’éclat, l’année a poursuivi son petit bonhomme de chemin, cahin-caha. Voilà pourquoi, sur le plan international, la rédaction s’est rassemblée sur un nombre restreint de disques et les vainqueurs se sont avérés être ceux qui occupaient de façon récurrente nos charts persos. Malgré son accueil mitigé et rétrospectivement injuste compte tenu de ses qualités, c’est le premier album des Raconteurs qui s’est vu accordé la palme. La griffe guitaristique inimitable de Jack White alliée au savoir-faire pop de Brendan Benson a su faire la différence. On remarquera que, outre le premier effort de Wolfmother, cinglant manifeste de hard rock rétro, les ultra-hype Arctic Monkeys et les truculents Clap Your Hands Say Yeah, ce sont en grosse majorité des artistes confirmés qui ont retenu notre attention, que ce soient d’anciennes sensations que l’on attendait au tournant (The Strokes, Kasabian, Thom Yorke dans son aventure solo) ou de groupes que l’on a toujours plaisir à croiser (Tool, Red Hot Chili Peppers, Eagles of Death Metal). Pas de favoritisme ici entre rock anglais et américain, chacun trouve sa place. Sur le plan hexagonal, la rédaction a voté massivement pour l’album de Philippe Katerine, le délicieusement roboratif Robots après tout. Col roulé rose bonbon, slip kangourou, attitude néo-situationniste, et si être rock en 2006 et en France, c’était se contenter de couper et de remettre le son ? Là encore, les premiers albums se font plutôt rares, si l’on excepte les Hushpuppies ou Stuck In The Sound, seuls des artistes déjà quasi-unanimement célébrés par la critique ont trouvé une bonne place dans notre top : Emilie Simon, Nosfell, Tété… 2007 devrait être une année intéressante pour notre rock national, puisqu’il verra la parution des premiers disques du fameux mouvement rock lycéen (les Naasts en tête). Figureront-ils dans le top 2007 ? La question reste entière. 2006 s’est finalement davantage démarquée par l’émergence de nouveaux supports de diffusion de la musique que par la musique elle-même : le foudroyant succès des Arctic Monkeys, lancés grâce à une audacieuse campagne orchestrée depuis leur page MySpace ou les OK Go, catapultés sur la scène internationale par le biais d’une amusante vidéo qui a totalisé un record de diffusion sur le site YouTube. On pourrait croire qu’Internet permet de sortir de l’anonymat des artistes talentueux sans passer par le bullshit des majors. Mais faut-il vraiment se réjouir, quand on sait que ces mises sur orbites spectaculaires sont moins dues à un bouche à oreille spontané qu’à une habile opération marketing fomentée par un mangement futé ? Faut-il crier à la révolution lorsque l’on constate que, finalement, on aboutit à des disques honnêtes, mais nullement renversants ? En donnant une illusion de démocratie et de liberté populaire, le web apparaît finalement, au mieux, comme un mouvement indépendant constamment menacé de récupération par les maisons de disques, au pire, comme une vaste fumisterie. Finalement, c’est la valeur de la critique musicale qui s'en voit renforcée. Face à cet éventail élargi (ou cette illusion d’élargissement), c’est plus que jamais à nous de nous montrer intransigeants dans nos choix, exigeants dans nos attentes, ouverts dans nos aspirations. Plus que jamais, ce site se doit d’être un lieu d’échange où l’on puisse partager nos découvertes, débattre sur nos groupes préférés, et mettre en lumière ceux que les médias traditionnels (presse papier, télévision, radio) laissent dans l’ombre. Conscient de cette mutation des moyens de découvrir la musique, Albumrock a donc décidé de créer une nouvelle rubrique, ou plutôt, un nouveau label : notre coup de cœur. Chaque mois, nous vous proposerons un groupe, un artiste français dont la découverte sur le web nous a enthousiasmé et que nous souhaitons vous faire partager. 12 fois par ans, le site mettra donc en lumière des formations sans label, sans attaché de presse, sans album à promouvoir, juste animées par l’envie de faire entendre leur voix dans le paysage rock actuel. Tout comme le professe à longueur de blog une certaine brune en tailleur blanc et au sourire figé, la parole est à nous et plus que jamais à vous. De la part de toute la réaction on vous souhaite à tous et à toutes une heureuse année 2007, musicalement enrichissante, riche en évènements, furieusement rock en somme. Cela va de soi.
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