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HellFest 2018


Rudy, le 04/07/2018

Dimanche

Montée en puissance


Mais nous commençons à l’heure de la messe (enfin je crois) avec le nouveau projet de Nicke Andersson (Entombed, The Hellacopters, The Solution, Imperial State Electric...) qui a rejoint sa petite amie Johanna Sadonis dans le projet de la berlinoise : Lucifer. Il n’est donc pas encore midi que The Valley est déjà bien rempli pour profiter du gros son de guitares proposé par le groupe de doom. C’est la première fois que je vois Nicke à la batterie, et sa frappe de caisse claire est aussi sèche que la queue d’un lézard dans le désert du Nevada en juillet. Alliée au son bien gras de la guitare de Tidebrink et à la voix de cathédrale de Johanna (peut-être un peu trop monocorde), le tout semble rallier à sa cause le public matinal au fil des chansons, et notamment l’imparable nouveau single: “Dreamer”.


La journée high energy rock’n’roll débute à 13h35 avec The Lors of Altamont.
Après des premiers titres garage pas trop mal, le groupe passe à la vitesse supérieure et sort un bon gros high energy rock'n'roll qui en fait transpirer plus d’un dans la fosse de la Warzone. Pendant le show, on apprendra comment jouer du clavier en étant debout dessus, et qu’on peut être le chanteur et se mettre à genoux pour appuyer sur la pédale wah wah de son guitariste pendant son solo. Très bon set des californiens que l’on croisera plus tard dans les allées du Fest.


Direction ensuite la Valley, pour voir Nebula qui nous offre un bon concert stoner, avec le petit nouveau Mike Amster, spectaculaire à la batterie. Le groupe alterne les morceaux énergiques avec des passages psychédéliques et parfois un son plus bluesy, le tout sonne très bien et le chapiteau énorme qu’est The Valley ne désemplit pas. Nous devons traverser tout le festival pour rejoindre la Warzone, et comme le planning enchaîne les groupes toutes les cinq minutes, nous arrivons à la bourre pour l’un des groupes français (Montpellier) de cette édition 2018, Les Sheriff. Je les connais peu et suis assez surpris de voir une Warzone pleine à craquer, mais je comprends vite pourquoi, car je prends direct une bonne grosse claque ! Le chanteur Olivier Téna, avec son look de VRP, envoie des paroles claires et nettes, avec une voix rappelant celle de Kémar de No one is innocent et ça envoie du bois ! Avec les refrains de boulets de canon comme “Condamner à brûler”, ou “Mets deux doigts dans la prise”, le groupe transmet une énergie folle aux festivaliers malgré la chaleur à l’heure de l’apéro! Jouissif !


Première lame scandinave


La vague scandinave de ce dimanche débarque avec les Backyard Babies sur l’air d’une comptine de Noël bien de chez eux. Le groupe entame le set avec “Made me Madman”  bien envoyé, mais il faudra attendre “Brand new Hate” pour que ça reparte, car le groupe alterne entre le quelque peu convenu (“A song to the outcast”, “Shovin’ Rocks”) et le meilleur (“Th1rte3n or Nothing”), jouant un punk/glam s’imprégnant plus du soleil californien que de la rudesse suédoise. Une bonne entrée en matière tout de même.


Notre curiosité nous ramène ensuite vers The Valley pour voir Baroness. Mais la surprise est de taille quand on comprend que leur batteur ayant dû quitter le festival à l'arrache (on apprendra par la suite que sa compagne s’est fait agresser dans son appartement new yorkais), le duo restant choisi d'improviser un set acoustique sur des guitares qui ne sont même pas les leurs... Ce qui laisse un goût bien fade dans les oreilles de certains, apportent au contraire des larmes d'émotion dans les yeux d'autres. Une des prestations les plus what the fuck du festival.

Retour vers la Warzone pour les Norvégiens de Gluecifer, qui se sont reformés cette année pour une poignée de festivals après plus de treize ans d’absence. Et si le retour de The Hellacopters provoquait une nouvelle résurgence du high energy rock’n’roll?!?. En tout cas il est 20h25 est la warzone est relativement vide, mais dès que les premières notes de “I Got A War” résonnent, ça se remplit en moins de temps qu'il ne faut pour dégrafer un soutif. La dégaine de banquier joufflu en costard du chanteur Biff Malibu (ste blaze) et à peu près à l’opposé de celle de Captain Poon, le guitariste, mais la maille prend et ça envoie direct. Quoi de plus normal pour le groupe que de jouer au Hellfest “Automatic Thrill” dès le début, titre utilisé sur la BO du jeu de course apocalyptique Motorstorm, ressemblant au Hellfest comme deux gouttes de muscadet. Et voilà sans surprise les premiers gros moshpit de la Warzone ce dimanche, et ils sont aussi bon que l'andouille de Nantes… D’ailleurs même un gosse d’une dizaine de piges se laisse porter avec son casque! Euh bah en fait ça fait déjà trois qui me passent au dessus de la tête, chaque fois que je la tourne je vois un gosse slammer, c’est soirée garderie pour les vigiles! Au fur et à mesure du set, il y a plus d’artistes sur les côtés de la scène, où l’on aperçoit pêle-mêle les mecs de Kadavar, le chanteur de Lords of Altamont, Boba, Robban et Nicke de The Hellacopters et Johanna de Lucifer. Le set des Gluecifer mêle punk, rock, groove, attitude, mélodies et sourires: bref tout pour faire un bon concert au soleil couchant plein la tronche. Mais la leur. Et malgré ça, les norvégiens n’ont quasiment pas faiblis pendant les quinze morceaux rageurs de leur setlist. C’est qu’ils mériteraient leur titre autoproclamé de Kings of Rock !


A revoir ici, merci Arte ! https://www.youtube.com/watch?v=O-Ppt0K-X5I

On se remet de nos émotions en allant jeter un coup d’œil aux Berlinois de Kadavar.
De la fuzz, de la wah wah, des cheveux qui jouent de la batterie, de la graisse qui sort des cordes. Ce qu’on voit du set conforte les impressions sur LP, et l’imagerie live est assez marrante. Mais on ne reste pas trop longtemps pour pouvoir être aux premières loges de la Warzone où jouent The Hellacopters

Seconde lame scandinave


Le bruit des pales d’un hélicoptère introduit l’arrivée des suédois sur scène qui débutent avec un “Hopeless Case Of A Kid In Denial” légèrement bancal, les chansons de l’ère Strings (à partir de 2000 donc) sont plus difficiles à gérer pour Dregen. Heureusement “You Are Nothing” et “The Devil Stole the Beat from the Lord” lancent le concert et on dirait bien qu’en fait la France aime les Hellacopters! Ou alors il y a beaucoup d’étrangers… On voit Nicke s’amuser des flammes énormes crachées par la déco du HellFest alors que le public commence à slammer sur le premier moment plus calme du concert sur “No Song Unheard” ahaha ! Dolf de Borst (The Datsuns, Imperial State Electric) officie à la basse sur cette tournée, et il se fond dans le moule tranquille. Même si on peut regretter que le groupe ne puise pas plus dans les deux premiers albums pour lesquels le revenant Dregen faisait alors partie du groupe, “Long Gone Losers” remet du bois dans le moteur avant “Carry Me Home” et son riff à se faire déhanché un unijambiste souffrant d’un lumbago.On voit que les côtés de la scène sont pleins d’artistes venus voir les hélicoptères de l’enfer discrètement, alors que les mosh pits s’enchaînent sur “I’m in the Band” et “Soulseller”. Après un “By the Grace of God” toujours aussi mélodique (enfin quand Dregen ne merde pas sur les premières notes !), l’intro de "Supershitty to the Max!" tirée de Massacre à la tronçonneuse 2, transforme ceux qui gardaient encore des forces, en de petits diables à ressort pour le morceau ultime des suédois. L’hélicoptère redécolle, on peut retourner chercher une mousse.
 
Il est loin le temps où nous étions fan de Marilyn Manson… et le moment où nous nous arrêtons par curiosité n’est peut-être pas le bon; le son, l’attitude, les chansons, rien ne donne envie de rester trop longtemps, peut-être que les choses se seraient améliorées si nous avions insisté. Nous n’en saurons rien. En tout cas quelques filles sont montées sur scène aux côtés de Brian Warner sur “Would You Kill For Me”, elles au moins semblaient ravies...


Enfin, Turbonegro clôt les festivités scandinaves dans la Warzone. Peut-être que leur dernier album très mitigé, a eu comme effet collatéral d’attirer moins de fans ? En tout cas je n’ai pas vu autant de membres de la Turbojugend que ce à quoi je m’attendais. Pour ce qui est du look du groupe, il remporte haut la main le concours des dégaines les moins faciles à sortir avec aplomb, mais c’est là l’une des raisons de leur succès: allier bon rock’n’roll avec de humour potache. Niveau prestation, les dernières chansons font plutôt grand guignol, mais quand le combo ressort les vieux titres énergiques, par exemple tirées de leur album Apocalypse Dudes, ça envoie bien la sauce. Mais honnêtement, en terme de qualité musicale, on aurait pu imaginer voir le groupe en fin d’après-midi à la place des Backyard Babies...


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Soyons fiers d'avoir en France, le plus beau festival metal et l'un des meilleurs par l'organisation et le line-up.

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