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Compte-rendu de concert

The Young Gods


Date : 10/08/2007
Salle : Forêt de Pully (Pully)
Première partie :
Lee, le 13/08/2007
( mots)
Le For Noise Festival accueillait cette année, le 10 août 2007, The Young Gods play T.V. Sky, un évènement unique fêté, comme il se doit, en terre suisse à quelque pas du Lac Léman dans la forêt de Pully. Etait également présent ce même jour, The Bishops, groupe mené par deux jumeaux au look ultra-sixties jouant un rock and roll garage infesté de scarabées. C'est plutôt la performance endiablée de The Experimental Tropic Blues Band qui marquera les esprits en début de soirée. Ce trio belge, à l'humour toujours exarcerbé, provoque le public avec ses deux frontmen chanteurs guitaristes. Le premier Boogie Snake exécute de rapides riffs bluesy punk et se jette sur les spectateurs tandis que le second, Dirty Wolf, avec ses excentriques guitares, pratique l'exhibitionnisme, assurant, avec une seule prise jack, le rythme de "Garbage Man", repris par le groupe en fin de set. Le batteur, Devil D'Inferno, est entouré de plaques de plexiglass et suit comme il peut l'envie et l'énergie des riffs, notamment sur la reprise de "Preaching the Blues" qui ressemble beaucoup plus à la version de The Gun Club qu'à celle de Robert Johnson. Un show vraiment énorme, entre Blues Explosion et The Cramps, rien que ça ! A minuit, passé de quelques minutes, The Young Gods entame T.V. Sky, dans l'ordre, en commençant bien sûr par "Our House" qui nous emmène déjà jusqu'au devant du ciel. Dans la sympathique petite fosse, ça se voit et ça s'entend, The Young Gods joue à la maison, au moins c'est clair ! "Gasoline Man" et "T.V. Sky" poursuivent un concert au son impeccable. Le rendu est authentique par rapport à l'album. A gauche de la scène, le batteur Bernard Trontin frappe comme un dingue sur ses caisses et cymbales alors qu'à droite Al Comet place correctement samples et claviers, les yeux à demi clos, la bouche grande ouverte, en pleine transe habituelle. Au centre, il y a Franz Treichler qui dégage toujours ce même charisme avec ses gestes de cigogne prenant son envol. Il chante yeux fermés d'une voix souvent grave qui va et vient dans les airs. Les guitares samplées sont très accrocheuses et le bouillant public chante l' hymne "Skinflowers", libérant de précoces remerciements. Chose étrange, c'est "The Night Dance" qui poursuit le set, en lieu et place de "Dame Chance". Qu' importe, les deux chansons ont été inversées. Sur "The Night Dance" justement, avec ses instants de calme avant la tempête, Treichler pousse des bonds lancinants de manière laconique... "before the sky stops burning" ! Au bas de son pied de micro qu'il enlace éperdument, une lumière orangée s'échappe décrivant, en plus des autres effets de lumières, un jeu de scène incroyable et presque théâtral. Le groupe offre vraiment le meilleur de leur dernière jeunesse. Passé les six premiers efforts du concert "She Rains" détend l'atmosphère électrique et fait couler des flots industriels le long des barrières. Les samples, assez minimalistes sur ce titre, auraient peut-être mérité l'ajout d'instruments. Mais ni la guitare sitar, ni la soucoupe volante ne furent de la partie. En même temps, The Young Gods affiche son vrai visage fondamental, celui d'un groupe de rock qui maîtrise la machine. "She Rains" reste mythique tout comme "Summer Eyes" qui clôt l'album. Elle fût jouée dans son intégralité, ses dix-neufs minutes de pur plaisir indus avec un début en constante montée électronique percé de cinglantes cymbales. Treichler agite son tambourin puis se baisse pour tripatouiller ses effets dans un bruiteux silence de cathédrale. Ensuite, Al Comet relance les dures guitares samplées et l'on se laisse emporter pour dix dernières minutes guidées par le son de la basse de Roger Waters dans "Echoes" ainsi que tout autre émission floydienne. "America, America the flowers need water, undulate" chante, en guise de fin, Franz Treichler, jusqu'au bout du rêve... Au moment où le groupe quitte sa bulle afin de saluer le public, une générosité à toute épreuve se dégage des trois artistes. Voilà le concert de T.V. Sky se termine... Quel moment ! De suite, le trio est de retour. Treichler lance : "Ca va ou quoi ?" Et c'est repartit pour une mini-promotion du nouvel album Super Ready/Fragmenté avec "Freeze", "Everythere" et "I'm the Drug" qui complètent bien le show. Un second retour sur scène s'effectue après ces trois chansons. "Charlotte" et "L'amourir", deux vieux titres décalés, entrecoupés de l'excellent "Kissing the Sun", représentent quelques autres morceaux phares de la grande carrière des Young Gods et sont joués dans un troublant plaisir. On se dit que cette fois c'est bel et bien fini. Et ben non ! Franz Treichler saisit une guitare, Al Comet et Bernard Trontin reprennent leurs places respectives pour "The Color Code", une perle récente de leur répertoire. Le groupe n'arrive plus à partir et revient même, au bout de plus d'une heure et demi, saluer une énième fois ses frères. Cette performance unique caractérise l'activité permanente des suisses. Cette année, en plus de promouvoir Super Ready/Fragmenté, The Young Gods partage la scène avec l'hip-hop expérimental de Dälek, dans quelques festivals européens mais se permet également le luxe de jouer des sessions acoustiques, avec de vraies guitares, parodoxe étonnant pour un groupe qui s'est toujours investi dans le contrôle de la machine. Je ne vous cache pas que ces expériences sont à réaliser de toute urgence ! A bon entendeur...
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Pressure Machine


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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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