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Compte-rendu de concert

The Stooges


Date : 03/07/2007
Salle : Palais des sports (Paris)
Première partie : Izïa
Moon, le 04/07/2007
( mots)
Mais comment font-ils? Comment font-ils pour produire une telle déflagration sonore, et rendre le public aussi hystérique? Pourtant, avec un peu d'imagination, on pourrait quasiment prendre cette joyeuse bande pour de sympathiques quinquagénaires, rangés des affaires depuis longtemps, sucrant presque les fraises. Mais voilà. Les Stooges, 60 ans (pour Iggy) ou peu s'en faut (pour les Asheton Bros.) au compteur, envoient comme personne, et ne sont pas prêt de sucrer quoi que ce soit. Parfaitement rôdés, ils enchaînent le public avec des classiques qui sont autant d'uppercuts. "Loose", "Down on the street", "I wanna be your dog", "No fun", ou même le plus récent "Idea of fun" : quelqu'un pour y résister? Impossible, du moins en l'état : un concert des Stooges, c'est la guerre. De puissantes déflagrations, des troupes qui montent à l'assaut (un pogo à peine supportable), et puis, bien sûr, des sacrifices. Du moins un : celui d'Iggy, showman demi-Dieu, adulé par son public, qui chante, hurle, éructe et se balance dans le public comme s'il s'agissait de son dernier concert (expression certes galvaudée, mais qui est tellement vraie quand on parle de l'Iguane). Bon, alors oui, les Stooges sont bons, ultra-bons. Mais alors pourquoi diable ne se contentent d'ils que du minimum? Pourquoi acceptent-ils de n'être qu'un phénomène de foire, certes fascinant, alors qu'ils pourraient être un putain de bon groupe de rock? Parce que c'est là que le bât blesse : un concert des Stooges est terriblement, tragiquement, tristement prévisible. La setlist? Toujours la même (majoritairement composée des deux-tiers du premier album et de l'intégralité de Fun House), toujours dans le même ordre. Un juke-box humain, radio Nostalgie en live... tout cela est bien beau, mais n'est pas indigne des Stooges? Pourtant, les papys acceptent rituellement de prendre des risques. Une fois par concert. Quand ils laissent monter une bande de fans velus sur scène pendant "Real Cool Time", et ce jusqu'à la fin de "No Fun". Risques très relatifs, puisque Ron Asheton se barricade en fond de scène, planqué derrière des vigiles. Et que Josh, un roadie, s'interpose tant bien que mal entre Iggy et ses dévôts. Mais quand même, le risque et là, et pendant cinq minutes, tout peut théoriquement arriver. Jusqu'à ce que les "fuckin' dancers" redescendent sagement de scène. Voilà pour le rituel. Mais pourquoi, foutredieu, ne s'essayent-ils pas plutôt à jouer leurs nouvelles chansons? "She Took My Money", "Passing Cloud", "I’m Fried", ou "O Solo Mio" sont d'impressionnantes tueries, qui auraient tout à fait leur place dans un show stoogien. Mais non : le fan moyen est venu voir l'intégralité de Fun House, et donc il faut le lui jeter en pâture. Encore faudrait-il qu'Iggy et ses potes croient en leur talent. C'est tout juste s'ils jouent timidement "Skull Ring", "Electric Chair" et "Trollin'", pourtant pas ce qu'ils ont fait de mieux depuis leur reformation. Heureusement qu'il y a "Idea of Fun", en passe de devenir un classique, que le public reprend en coeur aussi sûrement qu'un "No Fun". Bon, cessons de bouder notre plaisir. Simple phénomène de foire ou vrai rockband, peu importe au fond : les Stooges reformés sont un groupe de scène énorme, capable, comme personne d'autre, de rendre un public fou furieux. Pour finir, pourquoi ne pas parler d'Izia, la première partie? Peut-être parce que vous savez déjà tout le bien qu'on en pense : le groupe de cette jeune fille était notre sélection du mois de mai.
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Pressure Machine


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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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