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Compte-rendu de concert

Fever Ray


Date : 09/09/2010
Salle : L'Olympia (Paris)
Première partie :
Pierre, le 17/09/2010
( mots)

Fever Ray appartient à une catégorie à part. Depuis la sortie de son effrayant projet solo, la Suédoise Karin Dreijer Andersson, moitié des Knife, est sur toutes les lèvres. Oui, mais elle préfère rester cachée. La preuve, les concerts s’égrènent au compte-goutte. Pour le plus grand bonheur des fans qui avaient raté son seul passage en France lors des Transmusicales, la scandinave proposait une piqûre de rappel, le 9 septembre à l’Olympia. Une unique chance d’assister à la matérialisation de son univers si singulier. Albumrock y était. Sur la devanture de la mythique salle de concert, les lettres rougeoyantes laissent présager un terrible spectacle. Les plus aguerris savent combien la belle et son groupe aiment cultiver le mystère autour de leur formation, dans des représentations proches de l’incantation chamanique. Personne, pourtant, ne pouvait s’attendre à un tel spectacle. Car apercevoir Fever Ray sur scène c’est comprendre le pouvoir de la musique, son aptitude à terroriser et à hypnotiser une audience.

Après une première partie, The Zola Jesus, à oublier vite fait, les lumières s’éteignent sur l’Olympia. La salle s’emplie d’une fumée dense. Sur la scène des lampes disposées à la volée se mettent à clignoter. Lorsque le groupe prend ses quartiers, le public ne distingue que des silhouettes au milieu de cette épaisse brume. Les musiciens, entichés de masques aux mimiques simiesques, occupent tout l’espace, Karin se fait discrète, cachée à l’arrière de la scène dans une tenue étrange. Elle restera en retrait jusqu’à la fin, et rares sont ceux qui ont pu entrevoir son visage. Le climat qui s’installe sur la prestation est proprement flippant, crépusculaire. Quelque part entre le noir et blanc d’Elephant Man et les volutes de fumée du jeu vidéo Silent Hill. L’assitance semble fascinée.

 

Les morceaux, l’intégralité de l’album et trois reprises, notamment le "Mercy Street" de Peter Gabriel, prennent plus de volume en live, bien aidés par une rythmique lancinante. Mus par une ferveur chamanique, les membres du groupe s’agitent, secouent des instruments étranges dont il est parfois difficile de discerner la forme. Des lasers jouent avec nos nerfs, se diffusent et repartent. Le son est propre, inquiétant et tribal sur un excellent "Triangle Walks", désespéré sur "Keep The Streets Empty For Me". L’ambiance si particulière de l’album, mélange de sonorités organiques et électroniques, est fidèlement retranscrit sur scène. Les beats, suffisamment soutenus, permettent aux corps de vibrer en cadence, tandis que "Seven", "When I Grow Up" sont repris en chœur par un public de connaisseurs. La grande messe se termine brutalement sur "Coconut", sans rappel, mais peu à peu un léger frisson se propage dans le dos de tous les participants. Sortir de ce bal des damnés, pour retrouver sa misérable existence est difficile. Ce soir, le groupe a atteint son objectif : proposer non pas un concert, mais une expérience sensorielle, transcendantale et flippante. Voilà tout ce que l’on attendait de lui.

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