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Critique d'album

Zior


Zior


(00/06/1971 - Nepentha - Hard Rock psyché - Genre : Rock)
Produit par

1- I Really Do / 2- Za Za Za Zilda / 3- Love's Desire / 4- New Land / 5- Now I'm Sad / 6- Give Me Love / 7- Quabala / 8- Oh Mariya / 9- Your Life Will Burn / 10- I Was Fooling / 11- Before My Eyes Go Blind / 12- Rolling Thunder
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Hard-Rock et sorciers psychédéliques"
François, le 29/05/2021
( mots)

Dans l’imagerie du rock, surtout dans son penchant saturé, tout ce qui a trait au démoniaque, au fantastique horrifique ou à la sorcellerie connaît depuis longtemps une belle exposition. Mais il y a deux écoles. D’abord, les provocateurs qui alignent noms référencés et sorcière fantomatique sur leur pochette (vous aurez reconnu Black Sabbath, dont la couverture du premier album ressemble à celle du premier Zior). Ceux-ci sont dans la recherche d’une image, au mieux dans l’installation d’un univers, mais ne vont guère plus loin – à moins d’un moment de perdition durant lequel ils tuent involontairement une chauve-souris. Ensuite, il y a les puristes, les vrais satanistes et autres adeptes de la magie noire. De ce côté, on trouve entre autres Coven, Black Widow, et Zior. 


Groupe culte s’il en est, Zior était en effet mené par KeithBonsor/Steve Low, un véritable sorcier de l’Angleterre orientale. Musicalement par contre, ses membres étaient déjà initiés à la scène britannique des années 1960, pratiquant leur art dans des formations pop et psychédéliques typiques de l’époque (The Night Riders, The Bum, The Essex Five, Cardboard Orchestra, selon les membres). Rien de bien horrifique. 


D’ailleurs, on retrouve ces sonorités au sein de l’album qui pourrait constituer l’exemple d’une transition entre le psychédélisme des 1960’s et le hard-rock des 1970’s. On peut évoquer, en particulier, le très bon "Love’s Desire" et le tout aussi sympathique "Oh Mariya", qui suintent le rock californien de la décennie précédente (Steppenwolf, Jefferson Airplane voire Beefheart). La flûte et les claviers de "New Land", le blues revisité de "Now I’m Sad" (qui peut également lorgner vers Deep Purple), exhalent également le reste des effluves de patchouli des métropoles pacifiques. 


Avant d’enregistrer ce premier opus, Zior avait bien circulé dans son pays et à l’étranger, jusqu’aux Etats-Unis et aux côtés de Cream, pariant sur un succès obtenu à partir d’une réputation live indépendante des labels (stratégie évidemment vouée à l’échec …). Pour cela, ils réalisèrent un répertoire à la fois varié et puissant. Le dansant "I Really Do" (une version électrifiée de Mungo Jerry), le jazz-soul tranquille "Za Za Za Zou", l’efficace et saturé "Give Me Love" (quoique très classique), le folk ("I Was Fooling") … On peut même ouïr un petit-côté heavy-prog’ à la Atomic Rooster ("Your Life Will Burn"). Un ensemble un peu disparate, même si on reconnaît bien la pâte du groupe, qui permettait de proposer des concerts intéressants. 


Pour autant, le côté occulte et ésotérique qui fait l’originalité des sorciers rockeurs n’est pas une caractéristique esthétique de Zior. Deux exceptions font tout de même bonne figure. "Quabala", hypnotique, bruitiste, incantatoire (sur les rares paroles scandées) et "Before My Eyes Go Blind" qui, au-delà de son inspiration puisée chez les Doors, possède un côté rituel satanique par son rythme chaloupé. Il semble que le groupe jouait davantage sur le côté spectaculaire des prestations scéniques (rituels, costumes, jeu de lumière, fumigènes), réalisées avec plus ou moins de sérieux, entre Arthur Brown et Alice Cooper


La rareté et l’obscurité de l’œuvre en ont fait un album recherché avec une aura certaine. S’il ne se distingue pas particulièrement de la masse des sorties de l’époque, ce premier album de Zior permet d’observer une version du hard-rock en 1971 encore teintée de psychédélisme au sein de morceaux parfois très bons. 

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