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Critique d'album

Tygers of Pan Tang


Spellbound


(01/04/1981 - MCA - NWOBHM - Genre : Hard / Métal)
Produit par Chris Tsangarides

1- Gangland / 2- Take It / 3- Minotaur / 4- Hellbound / 5- Mirror / 6- Silver and Gold / 7- Blackjack / 8- The Story So Far / 9- Tyger Bay / 10- Don't Stop By
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Le meilleur album du groupe, un incontournable de la NWOBHM"
François, le 30/05/2021
( mots)

En 1981, la New Wave of British Heavy Metal est en plein épanouissement. Résurrection autant que révolution dans la saturation, elle devient le phénomène incontournable du rock. Saxon termine glorieusement sa trilogie désormais culte (avec Denim and Leather), Iron Maiden enfonce le clou avec Killer et accueille Bruce Dickinson à la fin de l’année, Def leppard connaît un premier succès avec High’n’Dry. Enfin, Tygers of Pan Tang sort son chef-d’œuvre, Spellbound, faisant suite à un premier opus beaucoup plus brut et rudimentaire. 


L’évolution de la formation est centrale dans la gestation de ce petit bijou. L’arrivée de John Sykes apporte au groupe un second guitariste, élément évidemment essentiel pour donner de la profondeur et de la densité à toute œuvre musicale, notamment dans le Heavy Metal. Il faut dire que c’est un excellent soliste, qui maîtrise les codes de la virtuosité Heavy. On l’aperçoit dès le très bon chorus de "Gangland" au début de l’album. Ensuite, le nouveau chanteur, Jon Deverill, s’avère beaucoup plus convaincant que son prédécesseur, dans le sens où il sonne plus moderne (relativement à l’époque), plus proche de l’esthétique du genre telle qu’elle s’affirme. Il a presqu’un côté Dickinson : écoutez "Blackjack" au refrain qui peut faire penser à "Aces High". 


Au cœur de la NWOBHM, Tygers of Pan Tang se place judicieusement dans un entre-deux : il est à la fois du côté de hard-rock brut à la Saxon, et du côté plus mélodique et novateur d’Iron Maiden. Carrés et efficaces, "Take It" ou "Hellbound" dégagent une force primaire qui signale la parenté avec la Old Wave, mais les tigres peuvent davantage libérer la bête en rendant le hard-rock des 1970’s plus féroce, plus véloce, plus puissant. C’est "Gangland", son riff martelé, son solo, son refrain mythique, manifeste placé en ouverture de l’opus qui témoigne de la nouvelle peau (ou fourrure) du groupe. 


Dans cette voie Heavy, on retrouvera des traits plus épiques, comme le refrain de "Silver and Gold", ou encore "Don’t Stop By", plus typique de l’enrichissement mélodique et esthétique de la scène (introduction travaillée, variations des thèmes, solo mélodique). Sur tous les plans, les amateurs de la scène seront normalement convaincus, aussi bien les puristes bourrins que ceux qui recherchent des choses plus fines. Si l’entre-deux peut être scabreux, Spellbound est au contraire une fusion très réussie qui offre une vision panoramique du genre en 1981. 


L’album s’illustre aussi par sa diversification, qu’on pense à la très belle ballade "Mirror" (très UFO – "Love to Love"), ou au titre accrocheur et stadium façon Def Leppard, "The Story So Far" (même si le titre s’émancipe par des moments bluesy). Bref, sans dire qu’il y en aura pour tous les goûts, cette variété d’approches comblera les amoureux du Hard/Heavy dans son acception large. 


Jamais Tygers of Pan Tang ne sera aussi bon que sur Spellbound, même si la résurrection récente est vraiment remarquable. Si le groupe avait persévéré dans cette direction, peut-être aurait-il été davantage qu’un second couteau du Heavy Metal. En attendant, il y a moins cette œuvre excellente pour la postérité, ce qui est déjà beaucoup. 

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